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Harry Potter Maugrey sortit alors de sous sa cape un flacon rempli d’une substance qui ressemblait à de la boue. Il n’eut pas besoin d’ajouter un mot. Harry comprit aussitôt le reste du plan.
— Non ! s’écria-t-il, sa voix résonnant dans toute la cuisine. Pas question !
— Je les avais prévenus que tu réagirais comme ça, dit Hermione en prenant un petit air supérieur.
— Si vous croyez que je vais laisser six personnes risquer leur vie…
— Comme si c’était une nouveauté pour nous, lança Ron.
— Prendre mon apparence, c’est très différent…
— Oh, tu sais, Harry, personne ici n’en a très envie, dit Fred avec sérieux. Imagine que quelque chose se passe mal et que nous soyons tous condamnés à rester à jamais des petits imbéciles binoclards et maigrichons.
Harry n’eut pas le moindre sourire.
— Vous ne pourrez pas y arriver si je ne coopère pas. Il faudrait que je vous donne des cheveux.
— En effet, voilà qui démolit complètement notre plan, dit George. Il est bien évident qu’il nous sera impossible de te prendre des cheveux si tu ne coopères pas.
— Ah oui, à treize contre un, et en plus quelqu’un qui n’a pas le droit d’utiliser la magie, nous n’avons aucune chance, remarqua Fred.
— Très drôle, répliqua Harry. Vraiment très amusant.
— S’il faut recourir à la force, nous le ferons, grogna Maugrey.
Il n’avait pas osé retourner dans la Salle sur Demande pour récupérer son livre et ses performances en cours de potions s’en étaient ressenties (bien que Slughorn, qui approuvait le choix de Ginny, en ait plaisanté en attribuant cette soudaine faiblesse aux tourments de l’amour).
— Après ton départ, dit-il à voix basse, soulagé que Ron se soit caché le visage, elle a pleuré
pendant une semaine. Sans doute davantage, mais elle ne voulait pas que je m’en aperçoive. Pendant
longtemps, le soir, nous ne nous sommes pas adressé la parole. Sans toi…
Il ne put achever sa phrase. C’était seulement maintenant, avec le retour de Ron, que Harry réalisait
pleinement ce que leur avait coûté son absence.
— Elle est comme une soeur pour moi, poursuivit-il. Je l’aime à la manière d’une soeur et je pense
qu’elle ressent la même chose de son côté. C’est comme ça depuis toujours. Je croyais que tu le savais.
— Tenez, goûtez-moi ça, dit Slughorn.
Il tendit un verre d’hydromel à Harry et à Ron avant de lever le sien.
— Eh bien, bon anniversaire, Ralph…
— Ron…, murmura Harry.
— Vous n’avez donc pas écouté le discours de Dolores Ombrage, le jour du festin, Potter ?
— Si, répondit Harry. Si… Elle a dit… que les progrès seraient interdits… enfin, ça signifie que… que le ministère essaye d’intervenir dans les affaires de Poudlard.
Le professeur McGonagall le dévisagea pendant un bon moment puis elle contourna son bureau et alla lui ouvrir la porte.
— Au moins, je suis heureuse que vous écoutiez Hermione Granger, dit-elle en lui faisant signe de sortir.
— Tu as parlé à la fois comme le fils de ton père et de ta mère et comme le digne filleul de Sirius ! assura Dumbledore en exprimant son approbation par une petite tape sur l’épaule. Je te tire mon chapeau – ou tout au moins, je le ferais si je n’avais pas peur de te couvrir d’araignées.
— Tu n’as rien pu entendre d’important, Potter. Mais puisque tu es là…
Il lui donna un violent coup de pied en plein visage. Harry sentit son nez se casser, du sang gicla un peu partout.
— De la part de mon père. Et maintenant…
Malefoy dégagea la cape coincée sous le corps immobile de Harry et la jeta sur lui.
— Je pense qu’ils ne te retrouveront pas avant que le train soit rentré à Londres, dit-il à voix basse. À un de ces jours, Potter… ou peut-être pas.
ALBUS
La chose la plus stupide, ce n’était pas de remonter le temps une première fois – n’importe qui peut commettre cette erreur –, la chose vraiment stupide, c’était d’avoir assez d’arrogance pour recommencer.
SCORPIUS
Nous avons remonté le temps tous les deux, Albus.
ALBUS
Et pourquoi j’étais tellement décidé à le faire ? À cause de Cedric ? Vraiment ? Non. J’avais quelque chose à prouver. Mon père a raison – il n’était pas volontaire pour vivre des aventures – mais moi, c’est entièrement ma faute
— Si vous voulez tuer Harry, il faudra nous tuer aussi !
Il attendit. À tout moment, maintenant,
ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.
— NON !
Ce cri était d’autant plus terrible qu’il n’aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. [...]
— Non !
— Non !
— Harry ! HARRY !
Les voix de Ron, d’Hermione et de Ginny étaient pires que celle de McGonagall. Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur.
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