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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé Il s’allongea tout habillé sur son lit, le regard perdu. Il n’éprouvait aucune curiosité à l’égard de R.A.B. Il lui semblait même qu’il n’éprouverait plus jamais de curiosité pour quoi que ce soit. Étendu sous son baldaquin, il s’aperçut soudain que le parc était redevenu silencieux. Fumseck ne chantait plus.
Il sut alors, bien qu’il eût été incapable de dire comment il le savait, que le phénix était parti, qu’il avait à jamais quitté Poudlard, tout comme Dumbledore avait quitté son école, avait quitté le monde… avait quitté Harry.
— Je suis surpris que vous soyez resté si longtemps ici, déclara Voldemort après un court silence. Je me suis souvent demandé pourquoi un sorcier tel que vous n’avait jamais eu envie de quitter l’école.
— Pour un sorcier tel que moi, répondit Dumbledore, toujours souriant, rien ne saurait être plus important que de transmettre d’anciens savoirs et d’aider de jeunes esprits à s’affiner. Si je me souviens bien, tu as toi-même ressenti à une certaine époque une attirance pour l’enseignement.
— Je la ressens encore, assura Voldemort. Je me demande simplement pourquoi vous – à qui le ministère demande si souvent conseil et à qui par deux fois je crois, on a proposé le poste de ministre…
— Trois fois au dernier comptage, rectifia Dumbledore. Mais je n’ai jamais été séduit par une carrière ministérielle. Encore une chose que nous avons en commun je crois.
— C’est fou ce qu’il pense aux autres, ronronna Fleur en caressant le nez de Bill avec adoration.
Derrière le dos de Fleur, Ginny fit semblant de vomir dans son bol de céréales. Harry s’étrangla en avalant des corn flakes de travers et Ron lui tapa dans le dos.
— Un garçon est venu pleurer ici ? interrogea Harry avec curiosité. Un jeune garçon ?
— Ça ne te regarde pas ! s’exclama Mimi, ses petits yeux larmoyants fixés sur Ron qui souriait ouvertement. J’ai promis de ne rien raconter à personne et j’emporterai son secret dans la…
— Sûrement pas dans la tombe ? dit Ron avec un petit rire. Dans les égouts, peut-être…
— Parfait, dit-il. Vraiment parfait. Bon… Je descends chez Hagrid.
— Quoi ? s’écrièrent Ron et Hermione, effarés.
— Non, Harry… tu dois aller voir Slughorn, tu te souviens ? lui rappela Hermione.
— Pas du tout, répliqua Harry d’un ton résolu. Je vais chez Hagrid, je sens que c’est ce que je dois faire.
— Tu sens que tu dois aller enterrer une araignée géante ? demanda Ron, abasourdi.
— Oui, assura Harry en sortant sa cape d’invisibilité de son sac. J’ai l’intuition que c’est là qu’il faut être ce soir, vous voyez ce que je veux dire ?
— Non, répondirent Ron et Hermione d’une même voix. [...]
— Ayez confiance, dit-il, je sais ce que je fais… ou en tout cas… Felix le sait.
— Le mariage de Bill et de Fleur, tu te souviens ? [Ron]
Harry le regarda, surpris. L’idée que quelque chose d’aussi normal qu’un mariage puisse encore exister lui paraissait incroyable et merveilleux à la fois.
— Dumbledore affirme qu’on pardonne plus facilement aux autres d’avoir eu tort que d’avoir eu raison, déclara Hermione. Je l’ai entendu dire ça à ta mère, Ron.
— Tout à fait le genre de trucs dingues que peut raconter Dumbledore, commenta Ron.
Dumbledore revint dans la pièce et Slughorn sursauta comme s’il avait oublié qu’il était dans la maison.
— Ah, tu es là, Albus, dit-il. Tu es resté absent longtemps. Des problèmes d’estomac ?
— Non, je lisais simplement des magazines moldus, répondit Dumbledore. J’adore ces modèles de tricot.
— Comment avez-vous réussi à sortir du château ?
— Je crois que Rusard a oublié de verrouiller la porte, répondit Harry d’un ton enjoué.
Il fut ravi de voir Slughorn se renfrogner.
— Je vais le signaler. Si vous voulez mon avis, ce personnage s’occupe beaucoup plus de ce que les élèves jettent par terre que de leur sécurité.
– Ce que je ne comprends pas, [dit Jedusor] cependant – il s’agit d’une simple curiosité de ma part c’est… est-ce qu’un seul Horcruxe aurait beaucoup d’utilité ? Ne peut-on séparer son âme qu’une seule fois ? N’obtiendrait-on pas un meilleur résultat, une plus grande force, si l’on parvenait à diviser son âme en plusieurs morceaux ? Par exemple, le chiffre sept n’est-il pas celui qui possède la plus grande puissance magique, est-ce que sept…
— Par la barbe de Merlin, Tom ! glapit Slughorn. Sept ! N’est-il pas suffisamment horrible de penser qu’on peut tuer une seule personne ? Déchirer son âme est déjà une idée épouvantable… Alors, la déchirer en sept morceaux…
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