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Harry Potter et la Chambre des Secrets Que n’aurait-il pas donné en cet instant pour recevoir un message de Poudlard ? De n’importe qui, mage ou sorcière. Il aurait même été content de revoir son vieil ennemi Drago Malefoy, simplement pour s’assurer que tout ce qu’il avait vécu n’était pas un rêve…
— Le célèbre Harry Potter, poursuivit Malefoy. Il ne peut même pas entrer dans une librairie sans faire la une des journaux.
— Vous avez vu comment c’est, ici ? dit-il. Vous comprenez pourquoi il faut que je retourne à Poudlard ? C’est le seul endroit où j’ai… enfin, où je crois avoir des amis.
— Des amis qui n’écrivent même pas à Harry Potter ? dit Dobby d’un ton sournois.
— J’imagine qu’ils ont dû… mais au fait… dit Harry en fronçant les sourcils. Comment savez-vous que mes amis ne m’ont pas écrit ?
— Percy est très bizarre depuis le début des vacances, dit George en fronçant les sourcils. Il envoie beaucoup de courrier et il reste presque tout le temps enfermé dans sa chambre…
Mais on ne peut quand même pas passer toutes ses journées à astiquer son insigne de préfet…
— Rusard va me retenir toute la nuit, dit sombrement Ron. Et pas de magie ! Il doit y
avoir une bonne centaine de coupes en argent dans cette salle. Je ne sais pas astiquer à la
manière des Moldus.
— J’échange avec toi quand tu veux, soupira Harry. Je me suis entraîné, chez les Dursley. Répondre aux admirateurs de Lockhart… Un vrai cauchemar…
Dumbledore chanta quelques cantiques repris par les élèves et par Hagrid dont la voix devenait de plus en plus tonitruante à mesure que baissait le niveau de son pichet de vin.
— Qu’est-ce que Lockhart faisait chez vous, Hagrid ? demanda Harry en grattant les
oreilles de Crockdur.
— Il me donnait des conseils pour faire sortir des farfadets d’un puits, grogna Hagrid en poussant un coq à moitié plumé pour mettre la théière à sa place. Comme si je ne savais pas le faire ! Il n’arrêtait pas de me casser les oreilles en me racontant comment il avait réussi à se débarrasser de je ne sais quel spectre. Je suis prêt à manger ma bouilloire si un seul mot
de ce qu’il dit est vrai.
— Mais, chéri, si jamais il se perd, qu’est-ce que nous dirons à son oncle et à sa tante ? [Molly]
— Ils s’en ficheraient complètement, la rassura Harry. Dudley trouverait la plaisanterie excellente si jamais je me perdais dans le conduit d’une cheminée. Ne vous inquiétez pas pour ça.
— Ça, c'est moi, dit-il, le doigt pointé sur la photo et en clignant de l'oeil à son tour. Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, troisième classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal et cinq fois lauréat du prix du sourire le plus charmeur, décerné par les lectrices de Sorcière-Hebdo, mais ne parlons pas de ça. Croyez-moi, lorsque j'ai réussi à me débarrasser du Spectre de la mort, ce n'était pas par un simple sourire.
— Tout le monde en rang, Harry Potter distribue des photos dédicacées ! lança Malefoy à la cantonnade.
— Ce n'est pas vrai ! répliqua Harry avec colère, les poings serrés. Ferme-la, Malefoy !
— Tu es jaloux, voilà tout, lança Colin dont le corps tout entier avait à peu près l'épaisseur du cou de Crabbe.
— Jaloux ? dit Malefoy qui n'avait plus besoin de crier car la moitié des élèves présents dans la cour l'écoutaient attentivement. Jaloux de quoi ? Je n'ai pas envie d'être défiguré par une cicatrice, moi ! Je ne crois pas qu'il suffise d'avoir un trou dans la tête pour être plus fort que les autres.
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