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Lord Voldemort — J’arrive à déplacer des objets sans les toucher. Les animaux font ce que je veux sans que j’aie besoin de les dresser. Je peux attirer des ennuis aux gens qui me déplaisent. Leur faire du mal, si j’en ai envie.
— Je te ménageais trop, dit simplement Dumbledore. Je me souciais davantage de ton bonheur que de t’apprendre la vérité, davantage de ta tranquillité d’esprit que de mon plan, davantage de ta vie que des autres vies qui seraient peut-être perdues si ce plan échouait. En d’autres termes, j’ai agi exactement comme Voldemort s’attend à ce que nous agissions, nous, les imbéciles qui éprouvons des sentiments d’amour.
— Vous-Savez-Qui... est revenu ? balbutia-t-il, les yeux écarquillés. Ridicule. Allons, Dumbledore, reprenez-vous...
— Donc, si j’allais à La Tête de Sanglier ce soir, je n’y trouverais pas certains d’entre eux – Nott, Rosier, Mulciber, Dolohov – réunis là en attendant ton retour ? Des amis bien dévoués, en tout cas, pour t’accompagner si loin un soir de neige, dans le seul but de te souhaiter bonne chance tandis que tu essayes de décrocher un poste de professeur.
Sans aucun doute possible, Voldemort accueillit encore plus mal le fait que Dumbledore connaisse tous ces détails sur les personnes qui étaient venues avec lui. Mais il se reprit presque aussitôt.
— Comme toujours, vous êtes omniscient, Dumbledore.
— Oh, non, simplement ami avec les barmen du coin, répliqua Dumbledore d’un ton léger.
Comme Hagrid l'avait dit, il arriverait ce qui arriverait et il faudrait alors se préparer à l'affronter.
— Le Tournoi des Trois Sorciers avait pour ambition de favoriser le rapprochement et la compréhension entre les sorciers du monde entier. A la lumière de ce qui s'est passé — le retour de Voldemort —, de tels liens deviennent plus importants que jamais.
— Il est trop tard. Pendant des années, je t’ai trouvé des excuses. Aucun de mes amis ne comprend pourquoi j’accepte encore de te parler. Toi et tes chers amis Mangemorts… Tu vois, tu ne le nies même pas ! Tu ne nies même pas que vous avez tous l’ambition de le devenir ! Vous avez hâte de rejoindre Tu-Sais-Qui, n’est-ce pas ?
Il ouvrit la bouche puis la referma sans avoir prononcé un mot.
— Je ne peux plus faire semblant. Tu as choisi ta voie, j’ai choisi la mienne.
— Je connais Harry Potter, intervint Dean. Et à mon avis, il mérite sa réputation… c’est bien lui
l’Élu, ou quel que soit le nom qu’on lui donne.
— Ouais, il y a plein de gens qui aimeraient bien en être persuadés, fiston, répliqua Dirk. Moi y
compris. Mais où est-il ? Apparemment, il a pris la fuite. S’il savait quelque chose qu’on ignore, ou s’il
était quelqu’un d’exceptionnel, on pourrait penser qu’il serait là à se battre, à organiser la résistance, au
lieu de se cacher. Et tu sais, La Gazette a publié des articles assez convaincants contre lui…
— La Gazette ? l’interrompit Ted avec mépris. Tu mérites bien qu’on te raconte des mensonges si tu
continues à lire cette flaque de boue, Dirk. Si tu veux les faits, essaye Le Chicaneur.
Il y eut une soudaine explosion de toux et de hoquets, suivie de grands coups sourds. Apparemment,
Dirk avait avalé une arête. Il parvint enfin à balbutier :
— Le Chicaneur ? Le torchon délirant de Xeno Lovegood ?
— Il n’est pas si délirant que ça, ces temps-ci, dit Ted. Tu devrais y jeter un coup d’oeil. Xeno publie
tout ce que La Gazette passe sous silence, il ne parle pas une seule fois du Ronflak Cornu dans le
dernier numéro. Combien de temps le laisseront-ils faire, je n’en sais rien. Mais Xeno affirme à la une
de chaque numéro que tous les sorciers opposés à Vous-Savez-Qui devraient avoir pour priorité
d’apporter leur aide à Harry Potter.
— Pas facile d’aider quelqu’un qui a disparu de la surface de la terre, fit remarquer Dirk.
— Comment se fait-il que vous ne soyez pas avec Voldemort, tous les trois ? s’étonna Harry.
— On aura notre récompense, dit Crabbe.
Il avait une voix étonnamment douce pour quelqu’un d’aussi énorme. Harry ne l’avait guère entendu
parler jusqu’à présent. Crabbe souriait comme un enfant à qui on a promis un gros paquet de bonbons.
— Nous sommes restés en arrière, Potter. Nous avons décidé de ne pas y aller. On voulait te livrer à
lui.
— Bon plan, répondit Harry sur un ton de feinte admiration.
— Mon cher garçon ! murmura-t-elle, la voix bien timbrée. Les rumeurs ! Les histoires ! L’Élu ! Bien sûr, je savais tout cela depuis très longtemps… Les présages n’étaient jamais bons, Harry… Mais pourquoi n’êtes-vous pas retourné aux cours de divination ? Pour vous, plus que pour tout autre, c’est une matière de la plus haute importance !
— Ah, Sibylle, nous pensons tous que nos matières sont les plus importantes ! fit remarquer une voix tonitruante. [Slughorn]
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