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Harry Potter DRAGO lève les yeux vers HARRY et, pour la première fois – au fond de ce gouffre abominable –, ils se voient comme des amis.
— J’y suis arrivé… enfin presque ! annonça Ron d’un ton enthousiaste dès qu’il vit Harry. Je devais transplaner devant le salon de thé de Madame Pieddodu et je suis allé un peu trop loin, j’ai fini près de chez Scribenpenne, mais au moins, j’ai bougé !
— Bravo, dit Harry. Et toi, Hermione ?
— Oh, elle a été parfaite, bien sûr, répondit Ron avant qu’Hermione ait eu le temps d’ouvrir la bouche. Parfaite délibération, divination et déréliction ou je ne sais quoi… Après, on est allés boire un petit verre aux Trois Balais et tu aurais dû entendre ce que Tycross disait d’elle. Ça m’étonnerait qu’il ne la demande pas bientôt en mariage…
Ron sortit sa propre baguette magique, sans très bien savoir ce qu'il allait en faire. A tout hasard, il prononça la formule qu'ils avaient apprise au cours du professeur Flitwick :
— Wingardium Leviosa !
Aussitôt, la massue s'arracha toute seule de la main du troll, s'éleva très haut dans les airs, se retourna lentement et s'abattit avec un craquement sinistre sur la tête de son propriétaire. La créature vacilla, puis tomba en avant, face contre terre, avec un bruit sourd qui fit trembler toute la pièce.
HARRY
Je ferais n’importe quoi pour lui.
GINNY
Harry, tu ferais n’importe quoi pour n’importe qui. Tu étais très heureux de te sacrifier pour le bien du monde entier. Mais Albus a besoin de sentir un amour particulier. Cela le rendra plus fort et toi aussi, tu en seras plus fort.
Les sortilèges informulés étaient à présent exigés non seulement en cours de défense contre les forces du Mal, mais également en classe de sortilèges et de métamorphose. Souvent, dans la salle commune ou aux heures des repas, Harry voyait autour de lui des condisciples au visage tendu et au teint violacé, comme s’ils avaient pris une dose excessive de Pousse-Rikiki, mais il savait qu’en fait, ils essayaient de toutes leurs forces d’exécuter un sortilège sans prononcer d’incantation. Sortir du château pour se rendre dans les serres était un grand soulagement. En cours de botanique, ils avaient affaire à des plantes plus dangereuses que jamais mais au moins, ils avaient le droit de jurer haut et fort si une Tentacula vénéneuse les attrapait inopinément par-derrière.
Mais au moment où Harry écartait la tapisserie qui masquait leur habituel raccourci vers la tour de Gryffondor, ils virent Dean et Ginny, étroitement enlacés, qui s’embrassaient furieusement comme s’ils avaient été collés l’un à l’autre.
Harry eut alors l’impression qu’une grosse créature couverte d’écailles prenait vie dans son ventre, lui griffait les entrailles. Il lui semblait qu’un sang brûlant inondait son cerveau, annihilant toute pensée, ne laissant plus qu’un désir sauvage de transformer Dean en un tas de gelée.
— La Baguette de Sureau ne peut m’obéir pleinement, Severus, parce que je ne suis pas son vrai maître. Elle appartient au sorcier qui a tué son ancien propriétaire. C’est toi qui as tué Albus Dumbledore et tant que tu vivras, la Baguette de Sureau ne pourra m’appartenir véritablement.
— Maître ! protesta Rogue en levant sa propre baguette magique.
— Il ne peut en être autrement, répliqua Voldemort. Je dois maîtriser cette baguette, Severus. Maîtriser la baguette pour maîtriser enfin Potter.
D’un mouvement du bras, Voldemort donna un grand coup dans le vide avec la Baguette de Sureau. Ce geste n’eut aucun effet sur Rogue qui, pendant une fraction de seconde, sembla penser qu’il avait été épargné. Mais l’intention du Seigneur des Ténèbres devint très vite manifeste. La cage du serpent tournoya dans les airs et avant que Rogue ait pu faire autre chose que pousser un cri, elle lui avait entouré la tête et les épaules. Voldemort s’exprima alors en Fourchelang :
— Tue.
Il y eut un horrible hurlement. Harry vit le visage de Rogue perdre ses dernières traces de couleur. Il blêmit, ses yeux noirs s’écarquillèrent et les crochets du serpent s’enfoncèrent dans son cou, tandis qu’il
essayait vainement de se dégager de la cage ensorcelée. Bientôt, ses genoux se dérobèrent et il s’effondra sur le sol.
— Je regrette, dit froidement Voldemort.
ALBUS
Et j’aurais dû te le dire il y a très longtemps. En fait, tu es la personne la plus remarquable que je connaisse. Et tu ne… tu ne pourrais jamais… jamais être un obstacle pour moi… Au contraire, tu me rends plus fort. Et quand mon père m’interdit de te voir… Sans toi, je…
SCORPIUS
Pour moi non plus, ce n’était pas très drôle de ne plus te voir.
Très lentement, Slughorn mit alors une main dans sa poche et en retira sa baguette magique. Il glissa l’autre main à l’intérieur de sa cape où il prit un petit flacon vide. Sans quitter Harry du regard, il toucha sa tempe du bout de sa baguette puis l’écarta doucement. Un long filament de mémoire s’y accrocha. Le souvenir s’étira, de plus en plus long, jusqu’à ce qu’il se détache de sa tempe et se balance au bout de la baguette dans des reflets argentés. Slughorn le déposa dans le flacon où il s’enroula sur lui-même avant de se déployer en tournoyant comme une volute de vapeur. Slughorn reboucha le flacon d’une main tremblante et le donna à Harry.
— Merci beaucoup, professeur.
— Vous êtes un garçon digne d’estime, dit le professeur Slughorn, des larmes coulant sur ses grosses joues et disparaissant dans sa moustache de morse. Et vous avez les mêmes yeux qu’elle… N’ayez quand même pas une trop mauvaise opinion de moi quand vous aurez vu ce souvenir…
Puis il posa à son tour sa tête dans ses bras, poussa un profond soupir et s’endormit.
— Scrimgeour ne veut pas admettre que Tu-Sais-Qui est devenu aussi puissant que lui, ni qu’il y a eu une évasion massive à Azkaban. [Arthur Weasley]
— Bien sûr, pourquoi dire la vérité au public ? ironisa Harry.
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