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Harry Potter — Rusard va me retenir toute la nuit, dit sombrement Ron. Et pas de magie ! Il doit y
avoir une bonne centaine de coupes en argent dans cette salle. Je ne sais pas astiquer à la
manière des Moldus.
— J’échange avec toi quand tu veux, soupira Harry. Je me suis entraîné, chez les Dursley. Répondre aux admirateurs de Lockhart… Un vrai cauchemar…
Le grand atrium semblait plus sombre que dans ses souvenirs. Auparavant, une fontaine d’or occupait le centre du hall, projetant des reflets de lumière scintillante sur les murs lambrissés et le parquet de bois poli. À présent, une gigantesque statue de pierre noire dominait le décor. C’était une grande sculpture, assez effrayante, représentant une sorcière et un sorcier assis sur des trônes ouvragés. Les deux figures regardaient de haut les employés du ministère qui tombaient des cheminées. Gravés au bas de la sculpture, en lettres d’une trentaine de centimètres de hauteur, on lisait ces mots : LA MAGIE EST PUISSANCE.
[...]
— C’est horrible, hein ? dit-elle à Harry qui avait levé la tête et contemplait la statue. Tu as vu sur quoi ils sont assis ?
Harry regarda plus attentivement et s’aperçut que ce qu’il avait pris pour des trônes ouvragés était
en fait un entassement d’êtres humains sculptés : des centaines et des centaines de corps nus d’hommes, de femmes, d’enfants, aux visages laids et stupides, étaient serrés les uns contre les autres, dans des
poses contournées, pour supporter le poids des sorciers élégamment vêtus de leurs robes.
— Des Moldus, murmura Hermione. Remis à leur place. Venez, on y va.
— Une chance que tu écoutes bien en classe, Hermione, dit Harry.
ALBUS
Le pauvre orphelin qui nous a tous sauvés – si je puis dire – au nom de tous les sorciers. Nous te sommes tellement reconnaissants pour ton héroïsme. Et maintenant, est-ce qu’il faut s’incliner bien bas ou une simple révérence suffira ?
HARRY
Albus, je t’en prie, tu le sais bien, je n’ai jamais demandé la moindre… gratitude.
HARRY
Je ne vous ai jamais demandé ce que vous pensiez de son prénom. Le fait que je lui aie donné le vôtre.
DUMBLEDORE
Sincèrement, Harry, je pense que c’est un poids très lourd posé sur la tête de ce pauvre garçon.
— Et le jour où Hagrid laissera tomber Dumbledore, Neville jouera au Quidditch dans l'équipe d'Angleterre.
— La vérité. Elle est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut
l'aborder avec beaucoup de précautions.
— Le célèbre Harry Potter, poursuivit Malefoy. Il ne peut même pas entrer dans une librairie sans faire la une des journaux.
Jamais encore il n’avait assisté à un mariage, il ne pouvait donc pas savoir en quoi les célébrations des sorciers différaient de celles des Moldus mais il était quasiment sûr que, chez ces derniers, on ne voyait pas de pièce montée ornée de deux petits phénix qui s’envolaient lorsqu’on coupait le gâteau, ni de bouteilles de champagne passant toutes seules parmi la foule des invités. À mesure que le soir tombait et que les papillons de nuit commençaient à s’engouffrer sous le dais, éclairé à présent par des lanternes flottantes, les réjouissances devenaient de plus en plus débridées. Fred et George avaient disparu depuis longtemps dans l’obscurité en compagnie de deux cousines de Fleur. Charlie, Hagrid et un petit sorcier trapu coiffé d’un canotier violet chantaient Odo le héros dans un coin.
Se faufilant dans la foule pour échapper à un oncle de Ron, manifestement ivre, qui se demandait
s’il n’était pas son fils.
Harry regarda d’un air interdit la photo que Colin brandissait sous son nez.
Lockhart, en noir et blanc, tirait sur un bras que Harry reconnut comme le sien. Il vit avec satisfaction que son image photographique résistait avec vigueur, refusant catégoriquement d’apparaître dans le cadre. Le Lockhart du cliché finit par abandonner la lutte et se laissa tomber, hors d’haleine, contre la bordure blanche.
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