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Harry Potter et l'Ordre du Phénix — HARRY ! HERMIONE ! leur cria Ron, fou de joie, en brandissant la coupe de Quidditch en argent. ON A RÉUSSI ! ON A GAGNÉ !
Harry et Hermione le regardèrent passer en lui adressant un sourire radieux. Il y eut une mêlée à la porte du château et la tête de Ron heurta assez brutalement le linteau mais personne ne semblait décidé à le reposer par terre. Sans cesser de chanter, la foule se pressa dans le hall d’entrée, disparaissant peu à peu à l'intérieur
— Oh, oui, répondit-elle [Luna Lovegood]. Je les ai vus dès le premier jour où je suis venue ici. Ce sont toujours eux qui tirent les diligences. Ne t’inquiète pas, tu es aussi sain d’esprit que moi.
Avec un faible sourire, elle monta à la suite de Ron dans la diligence d’où s’exhalait une odeur de moisi. Sans être rassuré le moins du monde, Harry la suivit.
Hermione bâilla longuement et se versa un peu de café. Elle paraissait assez contente et lorsque Ron lui demanda ce qui la rendait si heureuse, elle répondit simplement :
— Les chapeaux ont disparu. Les elfes de maison ont quand même envie d’être libres, on dirait.
— Je ne parierais pas là-dessus, répondit Ron d’un ton tranchant. Ce ne sont pas vraiment des vêtements. Pour moi, on ne dirait pas des chapeaux, ça ressemble plutôt à des vessies en laine.
— Tu as passé de bonnes vacances, Luna ? demanda Ginny.
— Oui, répondit Luna d’un air rêveur sans quitter Harry des yeux. Oui, je me suis bien amusée. Toi, tu t’appelles Harry Potter, ajouta-t-elle.
— Je sais, répliqua Harry.
— Et avec qui elle est, maintenant ? demanda Ron à Hermione, mais ce fut Ginny qui répondit.
— Michael Corner, dit-elle.
— Michael, mais…, s’étonna Ron en tendant le cou pour mieux la voir. C’est toi qui sortais avec lui !
— Plus maintenant, assura Ginny. Il n’était pas content que Gryffondor ait battu Serdaigle au Quidditch. Il faisait tout le temps la tête, alors je l’ai laissé tomber et il s’est consolé avec Cho.
Elle se gratta le nez d’un air distrait avec l’extrémité de sa plume, retourna Le Chicaneur et commença à cocher les réponses à son jeu. Ron parut enchanté.
— J’ai toujours pensé qu’il était un peu idiot, dit-il en avançant sa reine vers une tour de Harry. (La tour se mit à trembler.) C’est très bien pour toi, la prochaine fois, tu choisiras peut-être quelqu’un… de mieux.
Il jeta à Harry un coup d’oeil étrangement furtif.
— Maintenant, j’ai choisi Dean Thomas. Tu le trouves mieux ? demanda Ginny d’un ton absent.
— QUOI ? s’écria Ron en renversant l’échiquier.
— Réfléchissons, dit-il, en imitant Goyle en plein effort de concentration. Heu… première année, tu as sauvé la pierre philosophale des mains de Tu-Sais-Qui.
— Simple coup de chance, dit Harry. Ce n’était pas mon habileté personnelle…
— Deuxième année, l’interrompit Ron, tu as tué le Basilic et anéanti Jedusor.
— Oui, mais si Fumseck n’avait pas été là, je…
— Troisième année, poursuivit Ron en élevant la voix, tu as affronté une centaine de Détraqueurs à la fois…
— Là encore, un coup de chance, si le Retourneur de Temps n’avait…
— L’année dernière, reprit Ron qui criait presque à présent, tu as combattu Tu-Sais-Qui une nouvelle fois…
— Écoutez-moi ! s’exclama Harry, presque avec colère.
Ron et Hermione avaient maintenant un petit rire moqueur.
— Vous m’écoutez, oui ? Ça paraît très bien quand vous en parlez comme ça, mais c’était uniquement de la chance ; la moitié du temps, je ne savais pas ce que je faisais, je n’avais rien prévu, j’ai simplement improvisé comme je le pouvais et j’ai presque toujours eu de l’aide…
Comme chaque fois qu’il se trouvait en compagnie de Moldus occupés à leurs tâches quotidiennes, Mr Weasley eut du mal à modérer son enthousiasme.
— C’est tout simplement fabuleux, murmura-t-il en montrant les distributeurs automatiques de tickets. Merveilleusement ingénieux.
— Ils sont hors d’usage, fit remarquer Harry qui lui montra l’écriteau.
— Oui, mais même…, répondit Mr Weasley en regardant les machines d’un air ému.
— Laisse-le tranquille, répéta Lily.
Elle regardait James avec la plus grande répugnance.
— Qu’est-ce qu’il t’a fait ?
— Eh bien voilà, répondit James qui sembla réfléchir à la question, le plus gênant, chez lui, c’est le simple fait qu’il existe, si tu vois ce que je veux dire…
— Si on prenait plutôt une soirée de repos ? proposa Hermione d’un ton allègre alors qu’une fusée au sillage d’étoiles argentées passait devant la fenêtre. Après tout, les vacances de Pâques commencent vendredi, on aura tout notre temps à ce moment-là.
— Tu te sens bien ? demanda Ron en la regardant d’un air incrédule.
— Maintenant que tu m’en parles, répondit joyeusement Hermione, il est vrai que je me sens un peu… rebelle.
— Flitwick a débarrassé le couloir du marécage de Fred et George, raconta Ginny. Il a fait ça en trois secondes mais il en a laissé un petit carré sous la fenêtre, entouré par un cordon…
— Pourquoi ? s’étonna Hermione.
— Il a dit que c’était vraiment de la très belle magie, répondit Ginny en haussant les épaules.
— Je pense qu’il a voulu en faire un monument à Fred et à George, commenta Ron, la bouche pleine de chocolat.
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