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Harry Potter et la Coupe de Feu — Je te l'ai déjà dit, Ron, reprit soudain Fred, arrête de mettre ton nez partout si tu veux qu'il reste entier. Remarque, ce ne serait pas plus mal d'en enlever un bout, mais...
— La curiosité n'est pas répréhensible, dit-il, mais nous devrions toujours l'exercer avec prudence... avec prudence...
— Tu ne vas pas passer un mois très agréable, on dirait..., commenta-t-elle d'un ton ironique tandis que Pattenrond se pelotonnait sur ses genoux.
— Au moins, je suis prévenu, dit Ron en bâillant.
— Apparemment, tu vas te noyer deux fois, fit remarquer Hermione.
— Ah bon ? s'étonna Ron.
Il jeta un coup d'oeil à ses prédictions.
— Tu as raison, il vaudrait mieux enlever une des noyades... A la place, je me ferai piétiner par un hippogriffe déchaîné.
— Tu ne crois pas qu'on voit tout de suite que tout est inventé ? dit Hermione.
— Comment oses-tu ? s'exclama Ron, d'un air faussement outré. On a travaillé comme des elfes de maison !
Hermione haussa les sourcils.
— Enfin, c'est une façon de parler, ajouta précipitamment Ron
— Oh, je n'aurais jamais la prétention d'affirmer que je connais tous les secrets de Poudlard, Igor, répliqua Dumbledore d'un ton amical. Pas plus tard que ce matin, par exemple, je me suis trompé de chemin en allant aux toilettes et je me suis retrouvé dans une pièce aux proportions admirables que je n'avais encore jamais vue. Or, savez-vous ce qu'il y avait dans cette pièce ? Une magnifique collection de pots de chambre ! Et, quand j'y suis retourné pour l'examiner de plus près, je me suis aperçu que la pièce avait disparu. Mais j'essayerai quand même de la retrouver. Il est possible qu'on ne puisse y accéder qu'à cinq heures et demie du matin. Ou alors, peut-être qu'elle n'apparaît que lorsque la lune est à son premier quartier — ou encore lorsque celui qui la cherche a la vessie particulièrement pleine.
— Le ministère de la Magie, reprit Dumbledore, ne souhaite pas que je vous donne cette information. Les parents de certains d'entre vous seront peut-être horrifiés d'apprendre que je l'ai fait — soit parce qu'ils ne croiront pas au retour de Lord Voldemort, soit parce qu'ils penseront que vous êtes trop jeunes pour que je vous dise une chose pareille. J'ai cependant la conviction que la vérité est généralement préférable au mensonge et que toute tentative de faire croire que Cedric est mort des suites d'un accident, ou à cause d'une erreur qu'il aurait commise, serait une insulte à sa mémoire.
Lorsqu'il se réveilla, le lundi matin, il envisagea sérieusement, pour la première fois depuis qu'il y était entré, de s'enfuir de Poudlard. Mais en contemplant la Grande Salle, pendant le petit déjeuner, il comprit ce que quitter le château signifierait pour lui et sut qu'il ne pourrait jamais s'y résoudre. C'était le seul endroit où il avait jamais été heureux... Sans doute avait-il également été heureux avec ses parents, mais c'était une période de sa vie dont il ne gardait aucun souvenir.
D'une certaine manière, avoir la certitude qu'il préférait encore être ici face à un dragon que de se retrouver à Privet Drive avec Dudley avait quelque chose de réconfortant et il se sentit un peu plus calme.
— Comment allez-vous ? dit-elle en se levant et en tendant à Dumbledore une de ses grandes mains masculines. J'espère que vous avez lu ce que j'ai écrit cet été sur la réunion de la Confédération internationale des mages et sorciers ?
— Merveilleusement fielleux, répondit Dumbledore, le regard pétillant. J'ai particulièrement apprécié la formule que vous avez employée à mon sujet : « Un vieil ahuri d'un autre âge. »
Hagrid était enchanté et suggéra, dans le cadre de leur « projet », qu'ils viennent le soir à tour de rôle jusqu'à sa cabane pour observer les Scroutts et prendre des notes sur leur extraordinaire comportement.
— Il n'en est pas question, dit Drago Malefoy d'un ton catégorique lorsque Hagrid eut proposé l'idée avec l'expression du père Noël sortant de sa hotte un jouet inattendu. Je vois suffisamment ces bestioles répugnantes pendant les cours, merci bien.
Le sourire de Hagrid s'évanouit.
— Tu vas faire ce qu'on te dit, grogna-t-il, sinon, je pourrais bien suivre l'exemple du professeur Maugrey... Il paraît que tu fais très bien la fouine, Malefoy.
— Tu l'aimes bien parce qu'il est beau, c'est tout, dit Ron d'un ton cinglant.
— Je te demande pardon, mais je ne suis pas du genre à aimer quelqu'un parce qu'il est « beau » ! s'emporta Hermione.
Ron fit semblant de tousser, d'une toux étrange qui laissa deviner le nom de « Lockhart », un ancien professeur de Poudlard beaucoup plus soucieux de son apparence physique que de la qualité de ses cours.
— Je suis ton fils ! criait celui-ci à Croupton. Je suis ton fils !
— Non, tu n'es pas mon fils ! s'exclama Croupton, les yeux soudain exorbités. Je n'ai pas de fils !