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Harry Potter — Quelques cadeaux de la part de tes amis et admirateurs, dit Dumbledore, Ce qui s'est passé
dans les sous-sols du château, entre Quirrell et toi, est un secret absolu, par conséquent, toute l'école est au courant. Je crois que ce sont tes amis Fred et George Weasley qui t'ont envoyé un siège de toilettes en pensant que ça t'amuserait. Mais Madame Pomfresh a trouvé que ce ne serait peut-être pas très hygiénique et elle l'a confisqué.
SCORPIUS
Dans ce monde-là, Voldemort n’existe plus. Tué pendant la bataille de Poudlard. Harry est directeur de la Justice magique. Et vous, vous êtes ministre de la Magie.
HERMIONE se fige, surprise par cette nouvelle. Elle lève les yeux et sourit.
HERMIONE
Je suis ministre de la Magie ?
RON (qui ne veut pas être en reste)
Magnifique. Et moi, qu’est-ce que je fais ?
SCORPIUS
Vous vous occupez du magasin de farces pour sorciers facétieux.
RON
Très bien, alors, elle, elle est ministre de la Magie et moi, je dirige… une boutique de farces et attrapes ?
ALBUS
J’ai failli détruire le monde.
HARRY
Delphi ne serait arrivée à rien, Albus – tu l’as amenée en pleine lumière et tu as trouvé un moyen pour nous de la combattre. Tu ne le vois peut-être pas maintenant, mais tu nous as sauvés.
Dans la Grande Salle, Harry et Ron, la mine sinistre, se laissèrent tomber sur leurs chaises, à côté d’Hermione qui les regarda avec une expression du genre : Voilà ce qui arrive quand on fait des bêtises…
HARRY
De toute façon… il faut que ce soit moi.
Tout le monde se tourne vers lui.
DRAGO
Quoi ?
HARRY
Pour que ce plan marche, il faut qu’elle croie que c’est lui, sans aucune hésitation. Elle parlera en Fourchelang – et je savais qu’il y avait une raison pour laquelle je possède encore cette faculté. Mais plus encore, je… sais ce qu’on ressent quand on est lui. Je sais ce que c’est que d’être lui. Il faut donc que ce soit moi.
RON
Complètement stupide. Joliment formulé, mais joliment stupide. Il n’est pas question que tu…
HERMIONE
J’ai bien peur que tu aies raison, mon vieil ami.
— Messieurs et Mesdemoiselles, corrigea Dubois. Nous y voilà.
— Le grand jour est arrivé, dit Fred Weasley.
— Celui que nous attendions tous, ajouta George.
— On connaît le discours d'Olivier par coeur, dit Fred à Harry. On était déjà dans l'équipe l'année dernière.
Tous les élèves issus de familles de sorciers
parlaient sans cesse de Quidditch. Ron avait déjà eu une longue dispute avec Dean Thomas,
qui partageait leur dortoir, à propos du football. Ron ne voyait pas ce qu'on pouvait bien trouver d'intéressant à un jeu qui ne comportait qu'une seule balle et où il était interdit de voler. Un soir Harry avait surpris Ron en train de tapoter une affiche de Dean représentant l'équipe de football de West Ham pour essayer, en vain, de faire bouger les joueurs.
A la fin de la séance, Harry rentra directement à la salle commune de Gryffondor où il retrouva Ron et Hermione qui jouaient aux échecs. Les échecs étaient le seul jeu auquel Hermione perdait et, aux yeux de Ron et Harry, rien ne pouvait lui faire plus de bien.
LA TANTE PÉTUNIA
Oh, non ! Non ! Qu’est-ce que tu as fait, encore ? Tu recommences à mouiller ton lit ?
Elle rabat les couvertures.
C’est totalement inacceptable.
HARRY JEUNE
Je… je suis désolé. Je crois que j’ai fait un cauchemar.
LA TANTE PÉTUNIA
Tu es dégoûtant. Il n’y a que les animaux qui ne peuvent pas se retenir. Les animaux et les petits garçons dégoûtants.
— Harry ! s'écria Neville. Je t'ai cherché pour te prévenir, j'ai entendu Malefoy dire qu'il allait te coincer, il a dit que tu avais un drag...
Harry fit un signe de tête frénétique pour interrompre Neville, mais le professeur McGonagall
l'avait vu. Elle semblait dans un tel état de fureur qu'elle aurait pu cracher le feu beaucoup
mieux que Norbert.
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