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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Vraiment ? Gryffondor était originaire de Godric’s Hollow ?
— Harry, t’est-il jamais arrivé d’ouvrir Histoire de la magie ?
— Heu…, dit-il.
Il eut l’impression qu’il souriait pour la première fois depuis des mois : les muscles de son visage lui
paraissaient étrangement raides.
— J’ai dû y jeter un coup d’oeil quand je l’ai acheté… Ce jour-là, c’est tout…
— Voldemort a toujours considéré la vie des elfes de maison indigne de son attention, à la manière des Sang-Pur qui les traitent comme des animaux… Il ne lui serait jamais venu à l’esprit qu’ils puissent posséder des pouvoirs magiques dont il ne disposait pas lui-même.
— Sans le vouloir, comme tu le sais maintenant, Lord Voldemort a doublé le lien entre vous deux quand il a repris une forme humaine. Une partie de son âme était toujours attachée à la tienne et, pensant qu’il allait se renforcer, il a introduit en lui une parcelle du sacrifice de ta mère. S’il avait pu comprendre exactement la terrible puissance de ce sacrifice, peut-être n’aurait-il pas osé toucher à ton sang… Mais s’il avait été capable de comprendre, il ne serait pas Lord Voldemort, et n’aurait peut-être jamais assassiné personne.
Enfin, la vérité. Allongé à plat ventre, le visage contre le tapis poussiéreux du bureau où il avait
autrefois cru apprendre les secrets de la victoire, Harry avait finalement compris qu’il n’était pas censé
survivre. Sa tâche consistait à marcher calmement vers les bras accueillants de la mort. Au long du
chemin, il devait détruire les derniers liens qui rattachaient Voldemort à la vie. Ainsi, quand il finirait
par se jeter en travers de sa route, sans même lever sa baguette pour se défendre, l’issue serait claire et
nette, le travail qui aurait dû être accompli à Godric’s Hollow serait terminé : ni l’un ni l’autre ne
vivrait, ni l’un ni l’autre ne pourrait survivre.
— Et que me donnerez-vous en échange, Severus ?
— En… En échange ?
Rogue regarda Dumbledore bouche bée. Harry s’attendait à l’entendre protester mais au bout d’un
long moment, il ajouta :
— Ce que vous voudrez.
— Tu as vu cette stupide petite barbe qu’il s’est fait pousser ?
— Je pensais qu’il serait avec vous. Où l’avez-vous laissé ? [Abelforth Dumbledore]
— Il est mort, dit Harry. Bellatrix Lestrange l’a tué.
Le visage du barman resta impassible. Au bout d’un moment, il murmura :
— Je suis navré de l’apprendre. J’aimais bien cet elfe.
— Ma tiare fait très joliment ressortir l’ensemble, remarqua la tante Muriel, dans un murmure très
audible. Mais je dois dire que la robe de Ginevra est beaucoup trop décolletée.
Ginny se retourna en souriant, adressa un clin d’oeil à Harry puis regarda à nouveau devant elle.
Harry laissa ses pensées vagabonder bien loin du chapiteau, se rappelant les après-midi où il était seul
avec Ginny dans des coins isolés de Poudlard. Ces moments-là lui semblaient appartenir à un passé très
lointain. Ils lui avaient toujours paru trop beaux pour être vrais, comme s’il avait volé des heures
merveilleuses à la vie d’une autre personne, de quelqu’un qui n’aurait pas eu sur le front une cicatrice
en forme d’éclair…
— Laisse l’Horcruxe, dit Harry. Ron enleva la chaîne de son cou en la passant par-dessus sa tête d’un geste brusque et jeta le
médaillon sur un fauteuil proche. Puis il se tourna vers Hermione.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Que veux-tu dire ?
— Tu restes ou quoi ?
— Je…
Elle parut angoissée.
— Oui… oui, je reste. Ron, nous avions dit que nous partirions avec Harry, nous avions dit que nous l’aiderions…
— Compris. C’est lui que tu choisis.
— Ron, non… s’il te plaît… reviens, reviens !
— Et tu es… heu… absolument sûr que c’est bien celui de Grindelwald… ?
— Je ne me trrrompe pas, répliqua froidement Krum. Je suis passé devant ce signe pendant des
années, je le connais bien.
— Dans ce cas, reprit Harry, il est possible que Xenophilius ne sache pas vraiment ce que représente ce symbole. Les Lovegood sont un peu… particuliers. Il l’a peut-être trouvé quelque part et pense que c’est la coupe transversale d’une tête de Ronflak Cornu ou quelque chose comme ça.
— La coupe trrransverrrsale de quoi ?
— Je ne sais pas vraiment ce que sont les Ronflaks Cornus, mais apparemment, sa fille et lui
essayent d’en attraper pendant leurs vacances…
Harry sentit qu’il s’y prenait mal pour expliquer qui étaient Luna et son père.
— La voici, là-bas, dit-il en montrant Luna qui dansait toujours toute seule, remuant les bras autour de sa tête comme si elle chassait des moucherons.
— Pourrrquoi fait-elle ça ? demanda Krum.
— Elle essaye sans doute de se débarrasser d’un Joncheruine, répondit Harry qui reconnaissait les symptômes.
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