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Harry Potter et la Chambre des Secrets — C’est la chose la plus insultante qu’on puisse imaginer, hoqueta Ron. Sang-de-Bourbe, c’est une injure odieuse pour quelqu’un qui est né dans une famille de Moldus. Certains sorciers, la famille Malefoy, par exemple, sont persuadés qu’ils valent beaucoup mieux que les autres parce qu’ils ont ce qu’on appelle un sang pur. Les autres sorciers savent bien que ça n’a aucune importance. Regardez Neville Londubat, par exemple, il vient d’une famille au sang pur, mais c’est tout juste s’il arrive à faire tenir un chaudron debout.
— Et ils n’ont jamais inventé un sortilège qu’Hermione soit incapable de refaire, dit fièrement Hagrid. Les joues d’Hermione prirent une teinte rouge vif.
— C’est une injure répugnante, dit Ron en essuyant d’une main tremblante la sueur qui
lui couvrait le front. Comme si on disait à quelqu’un que son sang est sale. Quelle folie ! De toute façon, de nos jours, la plupart des sorciers ont du sang de Moldu dans les veines. Si nous n’avions jamais épousé de Moldus, il y a longtemps que nous aurions disparu.
— Allons-y… marmonna-t-il d’un air furieux, remplissons le formulaire… Nom : Harry
Potter. Crime…
— N’exagérons rien, ce n’était qu’un peu de boue, coupa Harry.
— Pour vous, ce n’est qu’un peu de boue, mon garçon, mais pour moi, c’est une heure de plus passée à récurer vos saletés ! s’exclama Rusard. Nous disions donc, crime : souillure du
château… Châtiment proposé…
Ron se tourna vers Harry avec un sourire un peu coupable.
— Je sais bien qu'on ne devrait pas être très fiers de nous, mais...
La porte du dortoir s'ouvrit alors à la volée et livra passage à leurs camarades de classe, Seamus Finnigan, Dean Thomas et Neville Londubat.
— Incroyable ! s'exclama Seamus, le visage rayonnant.
— Vraiment cool, assura Dean.
— Étonnant, dit Neville, éperdu d'admiration.
Et Harry ne put s'empêcher de sourire à son tour.
— Alors, dit-il sans élever la voix, le train n’est pas assez bien pour le célèbre Harry Potter et son fidèle Weasley ? On préférait une arrivée qui fasse du bruit, n’est-ce pas ?
— Tu sais très bien qu’on n’a pas le droit de faire de magie en dehors de l’école… [Ron]
— Ça te va bien de dire ça, répliqua Harry en montrant la voiture volante
— Un bel exemple à donner aux enfants ! Se battre en public ! Je me demande ce qu’a dû
penser Gilderoy Lockhart. [Molly]
— Il était très content, dit Fred. Tu ne l’as pas entendu quand on est partis ? Il demandait au type de La Gazette du sorcier s’il pourrait parler de la bagarre dans son reportage. Il a dit que ça ferait une très bonne publicité.
Dans les jours qui suivirent, Harry passa une bonne partie de son temps à se cacher chaque fois qu’il apercevait Gilderoy Lockhart au bout d’un couloir. Mais il lui était encore plus difficile d’éviter Colin Crivey qui avait dû apprendre par cœur son emploi du temps. Rien ne semblait donner plus de bonheur à Colin que de répéter « Ça va, Harry ? » six ou sept fois par jour et de s’entendre répondre « Salut, Colin », même si c’était sur un ton exaspéré.
Mrs Weasley traversa la cour à grands pas, provoquant la panique parmi les poulets. La
petite femme replète au visage bienveillant semblait s’être brusquement transformée en une
tigresse redoutable.
— Aïe ! dit Fred.
— Hou, là, là, dit George.
— Au cours de mes recherches dans le parc, j'ai constaté qu'un saule cogneur d'une valeur inestimable avait subi des dommages considérables, poursuivit Rogue.
— C'est à nous que cet arbre a fait subir des dommages considérables... protesta Ron.
— Qui êtes-vous ?
— Dobby, Monsieur. Dobby, rien de plus. Dobby l’elfe de maison, répondit la créature.
— Ah, vraiment ? dit Harry. Excusez-moi, je ne voudrais pas vous paraître discourtois, mais je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour recevoir un elfe de maison dans ma chambre.
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