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Harry Potter — J'ai entendu ce que vous vous disiez avec Malefoy. Il n'est pas question que vous vous
promeniez la nuit dans le château. Vous avez pensé aux points que vous ferez perdre aux
Gryffondor si jamais vous êtes pris ? Et vous serez forcément pris. C'est vraiment très égoïste de votre part. [Hermione]
— Et ça ne te regarde vraiment pas, ajouta Harry.
— Au revoir, bonne soirée, dit Ron.
— Il faudrait au moins lui donner du chocolat, dit Madame Pomfresh qui examinait ses pupilles.
— J'en ai déjà eu, dit Harry. Le professeur Lupin m'en a donné, il en a même donné à tout le monde.
— Ah, très bien, approuva Madame Pomfresh. Nous avons enfin un professeur de Défense contre les forces du Mal qui connaît les bons remèdes.
SCORPIUS
Ton père pense que les rumeurs sont vraies – que je suis le fils de Voldemort ?
ALBUS (acquiesçant d’un signe de tête)
Ils sont en train de faire une enquête dans son service, au ministère.
SCORPIUS
Très bien, qu’ils enquêtent. Parfois… parfois, j’en arrive à penser… qu’ils ont peut-être raison.
ALBUS
Non. Ils n’ont pas raison du tout. Et je vais te dire pourquoi. Parce que je ne crois pas que Voldemort aurait pu avoir un fils aussi bon que toi, Scorpius. Tu es bon jusqu’au fond de tes entrailles, jusqu’au bout de tes doigts. Je suis certain que Voldemort… ne pouvait pas avoir un enfant comme toi.
LE PROFESSEUR MCGONAGALL (à ALBUS et
SCORPIUS)
Votre intention de sauver Cedric était honorable, sinon avisée. Et il semble que vous ayez fait preuve de bravoure, Scorpius, vous aussi, Albus, mais la leçon que votre père lui-même a souvent négligé de retenir, c’est que la bravoure n’excuse pas la bêtise. Il faut toujours réfléchir. Réfléchir à ce qui est possible. Un monde dominé par Voldemort est…
SCORPIUS
Un monde atroce.
LE PROFESSEUR McGONAGALL
Vous êtes si jeunes. (Elle regarde successivement HARRY, DRAGO, GINNY et HERMIONE.) Vous êtes tous si jeunes. Vous n’avez aucune idée de la noirceur des guerres entre sorciers. Vous vous êtes montrés irresponsables avec un monde qui doit son existence et sa durée au lourd sacrifice consenti par certains d’entre nous – parmi lesquels quelques-uns de mes plus chers amis et des vôtres.
ALBUS
Oui, professeur.
SCORPIUS
Oui, professeur.
HARRY
Il arrive. Il arrive à l’instant même.
VOLDEMORT apparaît au fond de la scène et la traverse. Puis il descend dans la salle. Il apporte la mort avec lui. Et chacun le sait.
Ce fut Hermione qui rompit le silence :
— Il... il est mort ?
— Je ne crois pas, dit Harry. Il doit être simplement assommé.
Il se pencha et récupéra sa baguette magique qui était restée enfoncée dans la narine du troll. Elle était à présent couverte d'une espèce de colle grise pleine de grumeaux.
— Beuââârk ! De la morve de troll...
— Et moi qui pensais que c’était un triste sort d’avoir à passer encore quatre semaines ici, dit-il. A côté, les Dursley ont presque l’air humain.
— « Ils étaient jeunes. » Mais ils avaient le même âge que nous aujourd’hui. Et nous, nous sommes là à risquer nos vies pour combattre les forces du Mal alors que lui passait ses journées avec son meilleur ami à comploter leur prise de pouvoir sur les Moldus.
Harry à Hermione
Personnages concernés : Harry Potter
HARRY
Pauvre garçon, il pensait qu’il devait sauver le monde.
GINNY
Le pauvre garçon a sauvé le monde. L’idée de la couverture, c’était un coup de maître. Bon, d’accord, il a aussi failli détruire le monde, mais il vaut sans doute mieux ne pas s’attarder sur ce point.
— On va aller chercher nos affaires, dit Ron d'un ton désespéré. Harry jeta un bref coup d'oeil à Dumbledore.
— Pas aujourd'hui, Mr Weasley, dit Dumbledore. Mais je dois insister sur la gravité de ce que vous avez fait. Ce soir, j'écrirai à vos familles. Je dois aussi vous avertir qu'à la prochaine sottise de ce genre, je n'aurai d'autre choix que de vous renvoyer de l'école.
Rogue n'aurait pas semblé aussi déçu si on l'avait privé de Noël.
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