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Albus Dumbledore Harry se rendit compte qu’il venait de transplaner pour la première fois de sa vie.
— Ça va ? demanda Dumbledore en le regardant avec sollicitude. Il faut un peu de temps pour s’habituer à la sensation.
— Ça va très bien, répondit Harry.
Il frotta ses oreilles qui lui donnaient l’impression de n’avoir quitté Privet Drive qu’à contrecoeur.
— Mais je crois que je préfère les balais.
— Le Baron Sanglant m’a dit qu’il l’avait vu arriver, déclara Nick. À l’en croire, il avait l’air de bonne humeur, quoique un peu fatigué, bien sûr.
— Où est-il ? demanda Harry qui sentit son coeur bondir dans sa poitrine.
— Oh, il gémit et fait des bruits de chaînes dans la tour d’astronomie, c’est un de ses passe-temps préférés…
— Pas le Baron Sanglant, Dumbledore !
— Je ne peux pas, professeur. J’ai… heu… un rendez-vous avec le professeur Dumbledore, ce soir-là.
— Décidément, je joue de malchance ! s’écria Slughorn d’un ton théâtral. Ah, mais, vous ne pourrez pas toujours m’échapper, Harry !
Et avec un geste majestueux de la main, il sortit de la boutique de sa démarche chaloupée, sans accorder plus d’importance à Ron que s’il avait été un présentoir de Nids de cafards.
— Ah, Harry, cela se produit souvent, même chez les meilleurs amis du monde ! Chacun pense que ce qu’il a à dire est beaucoup plus important que tout ce que l’autre pourrait raconter !
— Les familles de nombre d'entre vous ont été déchirées à cause de lui. Il y a une semaine, un élève nous a été arraché. Souvenez-vous de Cedric. Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé à un garçon qui était bon, fraternel et courageux, simplement parce qu'il a croisé le chemin de Lord Voldemort. Souvenez-vous de Cedric Diggory.
— Et la fin de la prophétie… C’était quelque chose comme : « aucun d’eux ne peut vivre…»
— … « tant que l’autre survit », acheva Dumbledore.
— Alors, dit Harry en allant chercher ses mots au fond du gouffre que le désespoir avait ouvert en lui, cela signifie que… qu’à la fin… l’un de nous deux devra tuer l’autre ?
— Oui, répondit Dumbledore.
Hébété, Harry repensa à la façon dont les Dursley l’avaient enfermé, bouclé dans un placard, caché à la vue des autres, pour avoir commis le seul crime d’être un sorcier. La soeur de Dumbledore avait-elle subi le même traitement pour la raison inverse ? L’avait-on séquestrée parce qu’elle n’était pas suffisamment douée pour la magie ? Et Dumbledore l’avait-il véritablement abandonnée à son sort, pendant que lui-même allait à Poudlard où il se montrait brillant et talentueux ?
— En vérité, ton incapacité à comprendre qu’il existe des choses bien pires que la mort a toujours constitué ta plus grande faiblesse…
— À mesure qu’il poursuivait ses études, il a réuni autour de lui un groupe d’amis dévoués. J’emploie ce mot faute de mieux même si, comme je l’ai déjà souligné, Jedusor ne ressentait certainement aucune affection pour eux. Ce groupe exerçait dans le château une sorte de fascination ténébreuse. C’était un rassemblement hétéroclite où se mêlaient des faibles en quête de protection, des ambitieux à la recherche d’une gloire à partager et des voyous gravitant autour d’un chef qui pouvait leur enseigner des formes plus raffinées de cruauté. En d’autres termes, ils étaient les précurseurs des Mangemorts, ce que certains d’entre eux sont effectivement devenus après avoir quitté Poudlard.
— Les derniers mots qu’Albus Dumbledore nous ait dits à tous les deux ? [Kingsley]
— « Harry est le meilleur espoir que nous ayons. Faites-lui confiance », répondit Lupin d’un ton calme.
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