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Harry Potter Il avait vu Hagrid offrir un ours en peluche à un redoutable bébé dragon, susurrer des chansons à d’énormes scorpions dotés de dards et de ventouses, essayer de raisonner le géant féroce qu’était son demi-frère, mais parmi toutes ses passions pour les monstres, la plus incompréhensible était sans doute celle-ci : Aragog, la gigantesque araignée parlante, qui vivait au coeur de la Forêt interdite et à laquelle Ron et lui avaient échappé de justesse quatre ans auparavant.
— Est-ce que… est-ce qu’on peut faire quelque chose ? demanda Hermione sans prêter attention aux grimaces et aux hochements de tête frénétiques de Ron.
— Je ne crois pas, Hermione, sanglota Hagrid en essayant de contenir le flot de ses larmes. Tu sais, le reste de la tribu… la famille d’Aragog… ils deviennent un peu bizarres maintenant qu’il est malade… un peu agités…
— Oui, je crois qu’on avait déjà remarqué cet aspect de leur personnalité, dit Ron à mi-voix.
— Je pense qu’il ne serait pas prudent pour quelqu’un d’autre que moi de s’approcher d’eux en ce moment, conclut Hagrid.
— Je sais des choses que vous ne savez pas, Tom Jedusor. Je sais des choses très importantes que vous ignorez complètement. Vous voulez que je vous en dise plus, avant
que vous ne commettiez une autre grande erreur ?
Voldemort ne répondit rien, il continua simplement de tourner en cercle. Harry savait qu’il le tenait momentanément en respect, hypnotisé par l’éventualité, si faible fût-elle, qu’il puisse véritablement
détenir un ultime secret…
— S’agit-il d’amour, encore une fois ? demanda Voldemort, une expression railleuse sur son visage de serpent. La solution préférée de Dumbledore, l’amour, dont il prétendait qu’il était plus fort que la mort. Mais l’amour ne l’a pas empêché de tomber de la tour et de se briser comme une vieille figure de cire. L’amour, qui ne m’a pas non plus empêché d’écraser ta Moldue de mère comme un cafard, Potter… mais cette fois, personne ne semble t’aimer suffisamment pour courir à ton secours et recevoir mon sortilège à ta place. Alors, qu’est-ce qui te protégera de la mort lorsque je frapperai ?
— Une simple chose, dit Harry.
Ils tournaient toujours en cercle, absorbés l’un par l’autre. Plus rien ne les retenait que le dernier secret.
— Aujourd’hui, ce n’est pas l’amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes
une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne ?
— Les deux, je pense, répliqua Harry.
— Je n'aurais pas dû m'énerver comme ça, dit-il d'un ton de regret. Mais de toute façon, ça n'a pas marché. Je voulais le changer en cochon, mais il ressemble déjà tellement à un cochon qu'il n'y avait pas grand-chose de plus à faire.
— Vous n’avez pas le droit de faire du mal à Harry Potter !
ROSE (elle a remarqué qu’ALBUS regarde les Chocogrenouilles avec envie)
Al ! Nous devons nous concentrer.
ALBUS
Nous concentrer sur quoi ?
ROSE
Sur les amis que nous allons choisir. Ma mère et mon père ont rencontré ton père dans le Poudlard Express, la première fois qu’ils l’ont pris, tu sais bien…
ALBUS
Alors, il faudrait qu’on choisisse maintenant des gens avec qui on va rester amis toute notre vie. Ça fait un peu peur.
— De toute façon, celui-là, c’était sûr qu’on le raterait, dit Ron d’un air lugubre tandis qu’ils montaient l’escalier de marbre.
Il consola un peu Harry en lui racontant comment il avait décrit en détail l’image d’un homme très laid, affligé d’une grosse verrue sur le nez, qu’il voyait nettement dans la boule de cristal avant de s’apercevoir qu’il s’agissait du visage de l’examinateur dont le reflet lui apparaissait à la surface de la sphère.
A propos de l'épreuve de Divination des BUSE
Personnages concernés : Ron Weasley, Harry Potter
— Alors ? dit enfin Ron en levant les yeux vers Harry, comment c’était ?
— Humide, dit Harry en toute sincérité.
Ron fit un bruit qui pouvait exprimer au choix la jubilation ou la répugnance.
— Parce qu’elle pleurait, reprit Harry d’un ton abattu.
— Oh, dit Ron, son sourire s’effaçant légèrement. Tu embrasses si mal que ça ?
— Sais pas, dit Harry qui n’avait pas vu les choses sous cet aspect et sembla soudain inquiet. C’est possible.
— Bien sûr que non, dit Hermione d’un air absent, sans cesser d’écrire sa lettre.
— Comment tu le sais ? dit Ron d’un ton abrupt.
— Tout simplement parce que Cho passe la moitié de son temps à pleurer, ces temps-ci, répondit Hermione d’un ton absent. Elle pleure pendant les repas, aux toilettes, un peu partout dans le château.
— Un bon baiser, ça aurait dû lui remonter le moral, commenta Ron avec un sourire.
Le coeur battant, Harry retourna son questionnaire - trois rangées à sa droite, à quatre tables devant lui, Hermione avait déjà commencé à écrire - et lut la première question : « a) Donnez la formule et b) décrivez le mouvement de baguette magique permettant de faire voler un objet. »
Harry eut le souvenir fugitif d’une massue qui s’élevait très haut dans les airs et retombait avec un craquement sinistre sur le crâne épais d’un troll… Esquissant un sourire, il se pencha sur son parchemin et commença à écrire.
SCORPIUS
Pauvre Albus Potter. Tout le monde est contre lui. Pauvre Albus Potter. Si malheureux.
ALBUS
Qu’est-ce que tu racontes ?
SCORPIUS (explosant)
Tu aimerais mieux vivre ma vie ? Les gens te regardent parce que ton père est le célèbre Harry Potter, le sauveur du monde des sorciers. Moi, les gens me regardent parce qu’ils pensent que mon père, c’est Voldemort. Voldemort !
— Je vous présente Ron, dit Harry à Hagrid qui versait de l'eau chaude dans une grande théière et disposait des biscuits maison sur une assiette. [...]
Les biscuits faillirent leur casser les dents, mais Ron et Harry firent semblant de les trouver délicieux.
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