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Ron Weasley Hermione toussota et commença la lecture.
— Il était une fois trois frères qui voyageaient au crépuscule, le long d’une route tortueuse et solitaire…
— Quand elle le racontait, maman disait que ça se passait à minuit, fit remarquer Ron qui avait allongé les jambes, ses bras derrière la tête, pour écouter.
Hermione lui jeta un regard agacé.
— Désolé, je pense simplement que c’est un peu plus effrayant si ça se passe à minuit ! insista Ron.
— Justement, ça tombe bien, il n’y a pas assez de choses effrayantes dans notre vie, coupa Harry sans avoir pu s’en empêcher.
— Alors, Weasley, j'ai entendu dire que ton père avait enfin réussi à se procurer un peu d'or, cet été. J'espère que ta mère n'est pas morte sous le choc ?
— Mais cette marque revient sans cesse, Harry ! Si Dumbledore m’a légué Les Contes de Beedle le
Barde, qui te dit que ce n’est pas pour qu’on découvre la signification de ce symbole ? [Hermione]
— Et ça recommence !
Harry sentait l’exaspération monter en lui.
— Nous essayons de nous convaincre que Dumbledore nous a laissé des signes, des indices
secrets…
— Le Déluminateur s’est révélé très utile, intervint Ron. Je crois qu’Hermione a raison. Nous
devrions aller voir Lovegood.
Harry lui lança un regard noir. Il était persuadé que son soutien à Hermione n’avait pas grand-chose
à voir avec le désir d’en savoir plus sur la rune triangulaire.
— Je suis Drago Malefoy, c’est moi, Drago, je suis dans votre camp !
Drago, en haut des marches, suppliait un autre Mangemort masqué de l’épargner. Harry stupéfixa le
Mangemort au passage. Malefoy, soudain rayonnant, regarda autour de lui, cherchant son sauveur, mais
Ron lui donna un coup de poing à travers la cape. Malefoy tomba en arrière sur le Mangemort
inconscient, la bouche ensanglantée, proprement stupéfait.
— C’est la deuxième fois qu’on te sauve la vie, ce soir, abominable faux-jeton ! lança Ron.
— Tu essayes de te faire un peu d'argent de poche, Weasley ? Tu vises la place de garde-chasse quand tu sortiras de Poudlard ? C'est vrai que pour quelqu'un de ta famille, la cabane de Hagrid doit avoir l'air d'un palace.
— Finalement, ça ne s’est pas trop mal passé, tu ne pouvais pas espérer mieux, murmura Harry.
— C’est vrai, répondit Ron. Ça aurait pu être pire. Tu te souviens quand elle m’a jeté des oiseaux à
la tête ?
— Il n’est pas totalement exclu que je recommence, répliqua la voix étouffée d’Hermione, sous ses
couvertures.
Et Harry vit Ron esquisser un sourire tandis qu’il sortait de son sac à dos son pyjama violet.
Harry allongea l’elfe dans la tombe, disposa ses membres minuscules de façon à donner
l’impression qu’il se reposait, puis ressortit de la fosse et regarda le petit corps pour la dernière fois. Il s’efforça de contenir son émotion en se rappelant les funérailles de Dumbledore, les rangées interminables de chaises, le ministre de la Magie au premier rang, la longue liste des hauts faits du défunt, la majesté de la tombe de marbre blanc. Il sentait que Dobby méritait un enterrement tout aussi solennel et pourtant, l’elfe était simplement étendu là, entre des buissons, dans un trou grossièrement creusé.
— Je crois que nous devrions prononcer quelques mots, suggéra Luna. Je vais commencer, d’accord ?
Sous les regards qui s’étaient tournés vers elle, elle s’adressa à l’elfe mort, au fond de sa tombe :
— Merci, Dobby, de m’avoir arrachée de cette cave. Il est tellement injuste que tu aies dû mourir alors que tu étais si bon, si courageux. Je me souviendrai toujours de ce que tu as fait pour nous. J’espère que tu es heureux, à présent.
Elle se tourna vers Ron, attendant qu’il parle à son tour. Celui-ci s’éclaircit la gorge et dit d’une voix
rauque :
— Ouais… Merci, Dobby.
— Merci, marmonna Dean.
— Adieu, Dobby, murmura Harry.
Il fut incapable d’ajouter autre chose, mais Luna avait déjà tout dit à sa place.
— Ça te fera trois Gallions, neuf Mornilles et une Noise, annonça Fred en examinant les nombreuses boîtes que Ron portait dans les bras. Allonge la monnaie.
— Je suis ton frère !
— Et ce sont nos produits que tu essayes de piquer. Trois Gallions, neuf Mornilles, je te fais grâce de la Noise.
— Je n’ai pas trois Gallions, neuf Mornilles !
— Alors, tu remets tout ça où tu l’as pris et ne te trompe pas d’étagères.
Ron laissa tomber plusieurs boîtes, poussa un juron et adressa à Fred un geste grossier de la main, malheureusement surpris par Mrs Weasley qui avait choisi ce moment pour se montrer.
— Si je te vois encore faire ça, je te jette un sort qui te collera les doigts, lança-t-elle sèchement.
Lorsqu’ils avancèrent le long de la rue, les mendiants aperçurent Hermione et semblèrent disparaître devant elle, tirant leur capuchon sur leur visage, fuyant aussi vite qu’ils le pouvaient. Hermione les regarda avec curiosité, jusqu’à ce que l’homme au bandage ensanglanté vienne d’un pas chancelant lui barrer le chemin.
— Mes enfants ! mugit-il en pointant le doigt sur elle. Il y avait un accent de détresse dans sa voix éraillée, haut perchée.
— Où sont mes enfants ? Qu’a-t-il fait d’eux ? Vous le savez, vous le savez !
— Je… en fait, je…, balbutia Hermione.
L’homme se jeta sur elle, essayant de la prendre à la gorge. Un éclair rouge jaillit aussitôt, accompagné d’un bang !, et il fut projeté à terre, inconscient. Ron resta figé, sa baguette toujours tendue devant lui, une expression d’horreur perceptible derrière sa barbe.
RON
Elle est devenue dingue Hermione. Enfin, elle l'est pas devenue, elle a toujours été dingue. Mais maintenant, tout le monde peut s'en apercevoir.
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