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Harry Potter La tante Pétunia, qui avait enfoui son visage dans son mouchoir, se retourna en entendant le bruit. Apparemment, elle ne s’était pas attendue à se retrouver seule avec Harry. Elle fourra précipitamment son mouchoir humide dans sa poche et dit :
— Eh bien… Adieu.
Puis elle se dirigea vers la porte sans lui accorder un regard.
— Adieu, répondit Harry.
Elle s’arrêta et se tourna vers lui. Pendant un instant, Harry eut la très bizarre impression qu’elle voulait lui dire quelque chose : elle lui jeta un regard étrange, craintif, et sembla sur le point de parler mais, avec un petit mouvement de tête, elle fila soudain hors de la pièce pour rejoindre son mari et son fils.
— Harry Potter ! [McGonagall]
Lorsque Harry sortit du rang, des murmures s'élevèrent dans toute la salle.
— Elle a bien dit Potter ?
— Le Harry Potter ?
Avant que le chapeau lui tombe devant les yeux en le plongeant dans le noir absolu, Harry eut le temps de voir les têtes qui se tendaient pour mieux le regarder.
— Hum, ce n'est pas facile, dit une petite voix à son oreille. C'est même très difficile. Je vois beaucoup de courage. Des qualités intellectuelles, également, Il y a du talent et... ho ! ho ! mon garçon, tu es avide de faire tes preuves, voilà qui est intéressant... Voyons, où vais-je te mettre ?
Harry crispa les doigts sur les bords du tabouret. « Pas à Serpentard, pas à Serpentard », pensa-t-il avec force.
— Pas à Serpentard ? dit la petite voix. Tu es sûr ? Tu as d'immenses qualités, sais-tu ? Je le vois dans ta tête et Serpentard t'aiderait singulièrement sur le chemin de la grandeur, ça ne fait aucun doute. Alors ? Non ? Vraiment ? Très bien, si tu es sûr de toi, il vaut mieux t'envoyer à... GRYFFONDOR !
Harry entendit le dernier mot résonner dans la Grande Salle. Il ôta le chapeau et se dirigea, les jambes tremblantes, vers la table des Gryffondor. Soulagé d'avoir échappé à Serpentard, il remarqua à peine qu'on lui réservait la plus longue et la plus bruyante ovation de la soirée. Percy le Préfet se leva et lui serra vigoureusement la main tandis que les jumeaux Weasley scandaient:
— Potter avec nous ! Potter avec nous !
— Le Moine Gras m’a dit - Ernie baissa la voix avec des airs de conspirateur, obligeant Harry, Ron et Hermione à se rapprocher de lui pour l’entendre - qu’Ombrage a essayé d’entrer dans son bureau la nuit dernière, après qu’on l’a cherché partout dans le château et dans le parc. Elle n’a pas réussi à passer la gargouille. Le bureau s’est fermé hermétiquement devant elle, dit-il avec un sourire goguenard. Il paraît qu’elle a piqué une assez belle crise de rage.
— Elle devait sûrement s’imaginer trônant à la place du directeur, dit Hermione d’un ton hargneux tandis qu’ils montaient les marches de pierre qui menaient dans le hall d’entrée. Elle se voyait déjà régenter tous les autres profs, cette espèce de stupide vieille boursouflure assoiffée de pouvoir…
— Tu veux peut-être encore ajouter quelque chose, Granger ?
Drago Malefoy avait surgi de derrière la porte, suivi de Crabbe et de Goyle.
Ses espoirs, cependant, étaient minces et ils s’amenuisèrent un peu plus après le cours de métamorphose qu’il dut subir le lendemain en leur compagnie. Ils venaient d’aborder le sujet extraordinairement complexe de la métamorphose humaine : travaillant face à des miroirs, ils étaient censés modifier la couleur de leurs sourcils. Hermione éclata d’un rire peu charitable en voyant la première tentative désastreuse de Ron qui s’arrangea pour se faire pousser une spectaculaire moustache en guidon de vélo. Ron répliqua par une imitation cruelle mais fidèle d’Hermione sautant sur sa chaise chaque fois que le professeur McGonagall posait une question. Lavande et Parvati s’amusèrent beaucoup mais Hermione était au bord des larmes. Dès que la cloche eut retenti, elle se rua hors de la salle en laissant derrière elle la moitié de ses affaires.
ALBUS
Quoi ? Ah non, on est venus vous aider.
AMOS
M’aider ? À quoi pourraient bien m’être utiles deux petits adolescents dans votre genre ?
ALBUS
Mon père a prouvé qu’on n’a pas besoin d’être adulte pour changer quelque chose dans le monde des sorciers.
— Mais je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un qui ait un tel don pour les potions ! poursuivit-il en regardant Harry d’un oeil affectueux quoique injecté de sang. C’est instinctif, chez lui – comme chez sa mère ! Je n’ai connu que très peu d’élèves qui aient ce genre d’aptitude, je peux vous le dire, Sibylle – même Severus…
À la grande horreur de Harry, Slughorn tendit le bras et amena Rogue vers eux comme s’il venait de le tirer du néant.
— Allons, arrêtez de faire la tête et venez avec nous, Severus ! hoqueta Slughorn, la mine réjouie. Je parlais justement des talents extraordinaires de Harry pour préparer les potions ! J’imagine bien sûr que vous y êtes pour quelque chose, puisque vous avez été son professeur pendant cinq ans !
Coincé par Slughorn qui lui avait passé un bras autour des épaules, Rogue baissa le regard vers Harry en plissant ses petits yeux noirs de chaque côté de son nez crochu.
— C’est drôle, je n’ai pas eu l’impression de réussir à enseigner quoi que ce soit à Potter.
— Alors, c’est une disposition naturelle ! s’exclama Slughorn. Vous auriez dû voir ce qu’il m’a montré dès le premier cours, un philtre de Mort Vivante. Je n’avais jamais vu quelqu’un en obtenir un aussi remarquable dès son premier essai, je ne pense pas que vous-même, Severus…
— Vraiment ? dit Rogue à voix basse, ses yeux vrillant toujours ceux de Harry qui ressentit une certaine appréhension.
Pour rien au monde il n’aurait voulu que Rogue se mette à rechercher la source de sa soudaine virtuosité dans la préparation des potions.
Il éprouvait à l’égard d’Ombrage une telle fureur qu’il ne pouvait imaginer de châtiment assez féroce contre elle, bien que la suggestion de Ron de la livrer à une bande de Scroutts à pétard affamés ne lui parût pas sans mérites.
Quelque part au loin, ils entendirent Peeves qui filait dans les couloirs en lançant un chant victorieux de sa propre composition :
On les a eus,
Vaincus, battus,
Le p’tit Potter est un héros,
Voldy nourrit les asticots,
ils ont tous été écrasés,
Maintenant, on peut rigoler !
— Voilà qui exprime bien l’ampleur et la tragédie de l’événement, vous ne trouvez pas ? dit Ron en ouvrant une porte pour laisser passer Harry et Hermione.— Dans ce cas, allume un feu, dit Harry, à moitié étouffé.
— Oui, bien sûr, mais il n'y a pas de bois ! s'écria Hermione en se tordant les mains.
— TU ES FOLLE ? hurla Ron. TU ES UNE SORCIÈRE OU QUOI ?
— Ah, c'est vrai ! dit Hermione.
— Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que j'entends ? Gilderoy Lockhart s'approcha d'eux à grands pas, les pans de sa robe turquoise flottant derrière lui. Qui dédicace des photos ? demanda-t-il.
Harry voulut dire quelque chose mais il fut interrompu par Lockhart qui le prit par les épaules et lança d'un ton joyeux :
— Je n'aurais pas dû poser la question ! Nous voici à nouveau réunis, Harry !
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