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Harry Potter Quelque part au loin, ils entendirent Peeves qui filait dans les couloirs en lançant un chant victorieux de sa propre composition :
On les a eus,
Vaincus, battus,
Le p’tit Potter est un héros,
Voldy nourrit les asticots,
ils ont tous été écrasés,
Maintenant, on peut rigoler !
— Voilà qui exprime bien l’ampleur et la tragédie de l’événement, vous ne trouvez pas ? dit Ron en ouvrant une porte pour laisser passer Harry et Hermione.— Mais je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un qui ait un tel don pour les potions ! poursuivit-il en regardant Harry d’un oeil affectueux quoique injecté de sang. C’est instinctif, chez lui – comme chez sa mère ! Je n’ai connu que très peu d’élèves qui aient ce genre d’aptitude, je peux vous le dire, Sibylle – même Severus…
À la grande horreur de Harry, Slughorn tendit le bras et amena Rogue vers eux comme s’il venait de le tirer du néant.
— Allons, arrêtez de faire la tête et venez avec nous, Severus ! hoqueta Slughorn, la mine réjouie. Je parlais justement des talents extraordinaires de Harry pour préparer les potions ! J’imagine bien sûr que vous y êtes pour quelque chose, puisque vous avez été son professeur pendant cinq ans !
Coincé par Slughorn qui lui avait passé un bras autour des épaules, Rogue baissa le regard vers Harry en plissant ses petits yeux noirs de chaque côté de son nez crochu.
— C’est drôle, je n’ai pas eu l’impression de réussir à enseigner quoi que ce soit à Potter.
— Alors, c’est une disposition naturelle ! s’exclama Slughorn. Vous auriez dû voir ce qu’il m’a montré dès le premier cours, un philtre de Mort Vivante. Je n’avais jamais vu quelqu’un en obtenir un aussi remarquable dès son premier essai, je ne pense pas que vous-même, Severus…
— Vraiment ? dit Rogue à voix basse, ses yeux vrillant toujours ceux de Harry qui ressentit une certaine appréhension.
Pour rien au monde il n’aurait voulu que Rogue se mette à rechercher la source de sa soudaine virtuosité dans la préparation des potions.
— Je crois que je n'ai jamais été aussi stupéfait ! Venir à Poudlard en voiture volante ! Bien sûr, j'ai tout de suite compris pourquoi tu avais fait ça. C'était évident. Ah, Harry, Harry, Harry !
Même lorsqu'il ne parlait pas, il avait l'extraordinaire faculté d'exhiber ses dents étincelantes.
— Je t'ai donné le goût de la publicité, c'est bien ça ? dit Lockhart. Je t'ai passé le virus. Tu as fait la une du journal grâce à moi et tu as absolument voulu recommencer.
— Ce n'est pas n'importe quel balai, dit-il, c'est un Nimbus 2000. C'est quoi, déjà, la marque du tien ? Un Comète 260, c'est ça ? Les Comète, c'est pas mal quand on n'y regarde pas de trop près. Mais évidemment, les Nimbus, c'est une autre classe. [Ron]
— Qu'est-ce que tu en sais, Weasley, répliqua Malefoy. Tu n'aurais même pas de quoi te payer la moitié d'une poignée. Toi et tes frères, vous les achetez brindille par brindille.
Avant que Ron ait eu le temps de répondre, le professeur Flitwick apparut à côté de Malefoy.
— J'espère que vous n'êtes pas en train de vous disputer ? couina le professeur.
— Potter s'est fait envoyer un balai, dit Malefoy.
— Oui, oui, bien sûr, répondit le professeur Flitwick en gratifiant Harry d'un sourire rayonnant. Le professeur McGonagall m'a mis au courant. De quel modèle s'agit-il ?
— C'est un Nimbus 2000, Monsieur, dit Harry qui s'efforça de ne pas éclater de rire devant l'expression horrifiée de Malefoy. Et c'est grâce à Malefoy que j'ai pu l'avoir.
Harry enleva enfin sa cape d’invisibilité.
Le cri de stupéfaction, les acclamations, les « Harry ! IL EST VIVANT ! » hurlés de toutes parts
s’étranglèrent aussitôt. La foule avait peur et le silence tomba brusquement, un silence total, lorsque
Voldemort et Harry s’observèrent et commencèrent à tourner l’un autour de l’autre.
— Que personne n’essaye de m’aider, lança Harry avec force.
Dans le silence complet, sa voix résonna comme la sonnerie d’un clairon.
— Il faut qu’il en soit ainsi. Il faut que ce soit moi.
— La curiosité n'est pas répréhensible, dit-il, mais nous devrions toujours l'exercer avec prudence... avec prudence...

HARRY
Dites leur comment ça c'est passé ce soir là, comment vous l'avez regardé dans les yeux, cet homme qui vous faisait confiance... et l'avez tué !
— Quelle matière enseignez vous, professeur ? demanda Harry.
— La dé... défense contre les for... forces du Mal, marmonna le professeur Quirrell comme s'il eût préféré ne pas en parler. Mais vous... vous... vous n'en avez pas be ... besoin, P... P... Potter.
Il eut un rire nerveux.
— Vous... vous êtes venu chercher vos fournitures ? Je ... je dois moi-même a... acheter un nouveau li... livre sur les vampires.
Cette perspective semblait le terrifier.
— Vous resterez avec moi ?
— Jusqu’à la toute fin, dit James.
— Ils ne pourront pas vous voir ? demanda Harry.
— Nous faisons partie de toi, répondit Sirius. Nous sommes invisibles pour les autres.
Harry regarda sa mère.
— Reste près de moi, dit-il à voix basse.
— Mais quand j'avais douze ans, je n'étais pas plus que toi. J'étais même moins que toi ! Toi, tu as déjà une vague réputation chez certaines personnes, n'est-ce pas ? A cause de cette histoire avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. [Lockhart]
Il jeta un coup d'oeil à la cicatrice, sur le front de Harry.
— Je sais, je sais, poursuivit-il, ce n'est pas tout à fait aussi glorieux que de remporter cinq fois de suite le prix du sourire le plus charmeur décerné par les lectrices de Sorcière-Hebdo, comme c'est mon cas, mais c'est quand même un début, Harry, c'est un début.
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