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Harry Potter et les Reliques de la Mort Presque tout de suite, il trouva celle qui l’intéressait, le jeune Dumbledore et son séduisant compagnon, riant de bon coeur à une plaisanterie depuis longtemps oubliée. Harry lut la légende.
« Albus Dumbledore, peu après la mort de sa mère, en compagnie de son ami Gellert Grindelwald. »
À la lecture du dernier mot, Harry resta un long moment bouche bée. Grindelwald. Son ami. Grindelwald. Il jeta un regard en biais à Hermione qui contemplait ce nom comme si elle n’en croyait pas ses yeux. Lentement, elle leva la tête vers lui.
— Grindelwald ?
— Avada Kedavra !
— Expelliarmus !
La détonation retentit comme un coup de canon et les flammes dorées qui explosèrent entre eux, au
centre précis du cercle qu’ils avaient dessiné de leurs pas, marquèrent le point où les deux sortilèges se frappèrent de plein fouet. Harry vit le jet de lumière verte de Voldemort heurter son propre sort, il vit la
Baguette de Sureau s’envoler très haut, sombre dans le soleil levant, tournoyant sous le plafond enchanté telle la tête de Nagini, virevoltant dans les airs en direction du maître qu’elle ne voulait pas
tuer, celui qui avait fini par prendre pleinement possession d’elle. De sa main libre, Harry, avec l’habileté infaillible de l’attrapeur, saisit la baguette au vol, tandis que Voldemort basculait en arrière,
les bras en croix, les pupilles fendues de ses yeux écarlates se révulsant. Tom Jedusor s’abattit sur le sol dans une fin triviale, le corps faible, ratatiné, les mains blanches et vides, son visage de serpent
dépourvu d’expression, inconscient. Voldemort était mort, tué par son propre maléfice qui avait rebondi sur lui. Harry, les deux baguettes à la main, regarda la dépouille de son ennemi.
— Parfois, je me disais, quand j’étais un peu énervé, qu’il se moquait de nous ou… ou qu’il voulait rendre les choses plus difficiles. Mais je ne le pense plus. Il savait ce qu’il faisait quand il m’a donné le Déluminateur, non ? Il… enfin… [dit Ron]
Les oreilles de Ron devinrent rouge vif et il sembla soudain très absorbé par une grosse touffe d’herbe qu’il tâtonna du pied.
— Il a dû savoir que j’allais vous laisser tomber.
— Non, rectifia Harry. Il a dû savoir que tu aurais toujours envie de revenir.
— Voici ton cadeau. Ouvre-le ici, je ne veux pas que ma mère le voie.
— Un livre ? s’étonna Harry en prenant le paquet rectangulaire. Une petite entorse à la tradition, on dirait ?
— Il ne s’agit pas de n’importe quel livre, dit Ron. C’est de l’or pur : Douze moyens infaillibles de séduire les sorcières. Il explique tout ce qu’on doit savoir sur les filles. Si seulement je l’avais eu l’année dernière, j’aurais su exactement quoi faire pour me débarrasser de Lavande et j’aurais su aussi comment m’y prendre avec… Enfin, bon, Fred et George m’en ont donné un exemplaire et j’y ai appris beaucoup de choses. Tu vas être surpris, ce n’est pas juste une question de baguette magique.
— Je suis désolé, dit Ron, gémissant un peu lorsqu’il se redressa pour mieux les voir, mais j’ai l’impression que c’est devenu un maléfice, ou quelque chose comme ça. On ne pourrait pas l’appeler Tu-Sais-Qui… s’il vous plaît ?
— Dumbledore disait que la peur d’un nom…, commença Harry.
— Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, mon vieux, appeler Tu-Sais-Qui par son nom n’a pas fait beaucoup de bien à Dumbledore, à la fin, répliqua sèchement Ron. Essaye de montrer un peu de respect envers Tu-Sais-Qui, tu veux bien ?
— Du respect ? répéta Harry.
— Ouais, c’est bien ça, tu t’en fiches ! Et le reste de ma famille ? « Les Weasley n’ont vraiment pas besoin qu’un autre de leurs enfants soit blessé », tu l’as entendu ?
[...]
— Ron ! s’exclama Hermione, se glissant entre eux de force. Je ne pense pas que ça veuille dire qu’il se soit passé quelque chose de nouveau, quelque chose que nous ignorons. Réfléchis, Ron, Bill a eu le visage tailladé, plein de gens, à l’heure qu’il est, ont dû voir que George avait perdu une oreille et tu es censé être sur ton lit de mort, terrassé par l’éclabouille, je suis sûre que c’est la seule chose qu’il
voulait dire…
— Ah, tu es sûre ? Très bien, alors, je ne vais plus me faire de souci pour eux. Tout va bien pour vous deux, vos parents sont en sécurité…
— Mes parents sont morts ! beugla Harry.
— Et il pourrait arriver la même chose aux miens ! hurla Ron.
— Alors, VA-T’EN ! rugit Harry. Va les retrouver, fais semblant d’avoir guéri de ton éclabouille, comme ça, maman pourra te préparer à manger et…
— … et tes cheveux sont beaucoup trop longs, Ronald. Au début, je t’ai pris pour ta soeur Ginevra. Par la barbe de Merlin, comment Xenophilius Lovegood s’est-il accoutré ? On dirait une omelette. Et vous, qui êtes-vous ? aboya-t-elle à l’adresse de Harry.
— Ah oui, tante Muriel, voici notre cousin Barny.
— Un autre Weasley ? Ma parole, vous vous reproduisez comme des gnomes. Harry Potter n’est pas là ? J’espérais le rencontrer. Je croyais que c’était un de tes amis, Ronald, à moins que tu ne te sois
vanté ?
— Non, il n’est pas là… Il n’a pas pu venir…
— Mmmmh. Il a trouvé une excuse, hein ? Il n’est donc pas si niais qu’il en a l’air sur ses photos. Je
viens d’expliquer à la mariée comment il convient de porter ma tiare, cria-t-elle à Harry. Elle a été fabriquée par des gobelins, figurez-vous, et ça fait des siècles qu’elle est dans ma famille. C’est une jolie fille mais il n’empêche qu’elle est… française. Voyons, voyons, trouve-moi un bon siège, Ronald, j’ai cent sept ans et il ne faut pas que je reste debout trop longtemps.
— J’ai aussi modifié les souvenirs de mes parents pour les convaincre qu’ils s’appellent en réalité Wendell et Monica Wilkins et que la grande ambition de leur vie est d’aller s’installer en Australie, ce qu’ils ont fait, à l’heure qu’il est. Tout cela pour rendre la tâche de Voldemort plus difficile s’il veut les retrouver et les interroger à mon sujet – ou au tien car, malheureusement, je leur ai raconté pas mal de choses sur toi.
En admettant que je survive à la chasse aux Horcruxes, j’irai rejoindre papa et maman pour lever le sortilège. Sinon… je crois que j’ai utilisé un charme suffisamment puissant pour qu’ils puissent vivre heureux et en toute sécurité. Wendell et Monica Wilkins ne savent pas qu’ils ont une fille, tu comprends ?
Les yeux d’Hermione étaient à nouveau embués de larmes. Ron se releva de son lit, la prit encore une fois par les épaules et regarda Harry en fronçant les sourcils, comme pour lui reprocher son manque de tact. Harry ne trouva rien à dire, notamment parce qu’il était très inhabituel que Ron donne des leçons de tact.
— « Ils étaient jeunes. » Mais ils avaient le même âge que nous aujourd’hui. Et nous, nous sommes là à risquer nos vies pour combattre les forces du Mal alors que lui passait ses journées avec son meilleur ami à comploter leur prise de pouvoir sur les Moldus.
Harry à Hermione
Personnages concernés : Harry Potter
Parmi tous les directeurs de Poudlard, on ne peut douter qu’il a été le plus stimulant et le plus aimé. Il est mort comme il a vécu : en oeuvrant pour le plus grand bien et toujours disposé, jusqu’à sa dernière heure autant que le jour où je l’ai rencontré, à tendre la main à un petit garçon affligé de Dragoncelle.
Extrait de l'article de la Gazette du Sorcier 'EN SOUVENIR D'ALBUS DUMBLEDORE' par Elphias Doge
Personnages concernés : Albus Dumbledore, Elphias Doge
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