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Ron Weasley — Je n'ai pas la moindre idée de ce que tout ça peut bien signifier, dit-il en contemplant une longue colonne de calculs.
— Tu sais, répondit Ron, les cheveux dressés sur sa tête à force d'y avoir passé la main dans des gestes d'exaspération, je crois qu'il vaut mieux revenir à la bonne vieille méthode de divination sans peine...
— Tu veux dire... Tout inventer ?
— Exactement.
Il balaya d'un geste les morceaux de parchemin griffonnés, trempa sa plume dans l'encre et se mit à écrire.
— Lundi prochain, dit-il tout en écrivant, il y a de fortes chances que j'attrape une mauvaise toux en raison de la conjonction défavorable de Mars et de Jupiter.
Il leva les yeux vers Harry.
— Tu la connais, avec elle, il suffit de raconter tout un tas de malheurs et elle gobe tout.
— Tu as raison, approuva Harry.
— Il vaut mieux qu’on aille les attendre près de la voiture, dit Harry. On se fait un peu trop remarquer, ici…
— Harry ! s’exclama Ron, le regard soudain brillant. La voiture !
— Quoi, la voiture ?
— On peut la faire voler jusqu’à Poudlard !
— Mais je croyais que…
— On est coincés, non ? Et il faut bien qu’on trouve le moyen d’aller à l’école ? Or, même les sorciers de premier cycle ont le droit de faire usage de la magie en cas d’urgence, chapitre dix-neuf, je crois, du code de Restriction de…
Harry sentit brusquement la panique faire place à l’excitation.
— Le sortilège n’a même pas pénétré dans le château. On ne peut pas dire que le plan était infaillible. [Ron]
— Tu as raison, approuva Hermione, en donnant à Ron un petit coup de pied pour qu’il se lève du fauteuil qu’elle rendit à l’élève de première année. Ce n’était pas du tout bien pensé.
— Depuis quand Malefoy est-il un grand penseur ? demanda Harry. Ni Ron, ni Hermione ne lui répondirent.
En les voyant, Harry sentait son coeur rayonner, se dilater de bonheur : il éprouvait pour chacun d’eux une extraordinaire affection, même pour Mondingus qu’il avait essayé d’étrangler lors de leur dernière rencontre.
— Sur quoi tu travailles ? demanda Harry.
– Sur un rapport pour le Département de la coopération magique internationale, répondit Percy d'un air important. Nous essayons d'établir des normes standards pour l'épaisseur des fonds de chaudron. Certains matériels d'importation sont un peu trop fins. On a enregistré un taux d'augmentation de trois pour cent des fuites en un an.
– Voilà un rapport qui va changer la face du monde, c'est sûr, dit Ron. A mon avis, les fuites dans les chaudrons, ça devrait faire la une de La Gazette du sorcier.
Il avait vu Hagrid offrir un ours en peluche à un redoutable bébé dragon, susurrer des chansons à d’énormes scorpions dotés de dards et de ventouses, essayer de raisonner le géant féroce qu’était son demi-frère, mais parmi toutes ses passions pour les monstres, la plus incompréhensible était sans doute celle-ci : Aragog, la gigantesque araignée parlante, qui vivait au coeur de la Forêt interdite et à laquelle Ron et lui avaient échappé de justesse quatre ans auparavant.
— Est-ce que… est-ce qu’on peut faire quelque chose ? demanda Hermione sans prêter attention aux grimaces et aux hochements de tête frénétiques de Ron.
— Je ne crois pas, Hermione, sanglota Hagrid en essayant de contenir le flot de ses larmes. Tu sais, le reste de la tribu… la famille d’Aragog… ils deviennent un peu bizarres maintenant qu’il est malade… un peu agités…
— Oui, je crois qu’on avait déjà remarqué cet aspect de leur personnalité, dit Ron à mi-voix.
— Je pense qu’il ne serait pas prudent pour quelqu’un d’autre que moi de s’approcher d’eux en ce moment, conclut Hagrid.

HERMIONE
Dean a appris par Parvati que... Ne m'oblige pas à le redire. Hagrid te cherche.
HARRY
Eh bien, tu peux dire à Ronald...
HERMIONE
Je ne suis pas un hibou !
— Où est-ce que tu t’es retrouvé ? demanda Ron.
— Dans l’Allée des Embrumes, répondit Harry d’un air sombre.
— Formidable ! s’exclamèrent Fred et George d’une même voix.
— Nous, on n’a jamais eu le droit d’y aller, dit Ron avec envie.
— J’espère bien, il ne manquerait plus que ça ! grogna Hagrid.
— J'espère que vous êtes contents de vous. On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés. Et maintenant, si ça ne vous dérange pas, je vais me coucher. [Hermione Granger]
Ron la regarda partir, bouche bée.
— Non, ça ne nous dérange pas, dit-il. On dirait vraiment que c'est nous qui l'avons obligée à venir !
La seule chose qui inquiétait vraiment Harry, c’était de savoir jusqu’à quel point Ron se laisserait affecter par la tactique des Serpentard pour le déstabiliser. Harry avait supporté leurs quolibets pendant plus de quatre ans, aussi accueillait-il par un éclat de rire les réflexions du genre : « Hé, petit pote Potter, on m’a dit que Warrington a juré de te faire tomber de ton balai samedi. » Il répondait du tac au tac : « Warrington est incapable de tirer juste, je serais beaucoup plus inquiet s’il visait le joueur à côté de moi », ce qui amusait beaucoup Ron et Hermione et effaçait le sourire narquois du visage de Pansy Parkinson.
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