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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé Narcissa Malefoy eut un sourire déplaisant.
— Je constate qu’être le chouchou de Dumbledore vous a donné l’illusion que vous étiez invincible, Harry Potter. Mais Dumbledore ne sera pas toujours là pour vous protéger.
Harry jeta un regard moqueur autour de la boutique.
— Tiens… vous avez vu… il n’est pas là pour l’instant ! C’est le moment de tenter votre chance, non ? Peut-être qu’à Azkaban, ils vous trouveront une cellule double à partager avec votre mari vaincu !
— Je t’en prie, n’essaye pas de nous faire croire que tu comprends quelque chose au Quidditch. Tu ne parviendrais qu’à te rendre ridicule.
Il s’est livré ensuite à d’autres investigations, cette fois dans la famille de sa mère qu’il avait méprisée jusqu’alors – la femme dont il pensait, tu t’en souviens, qu’elle ne pouvait être une sorcière si elle avait succombé à la honteuse faiblesse humaine de la mort.
Il n’avait pas osé retourner dans la Salle sur Demande pour récupérer son livre et ses performances en cours de potions s’en étaient ressenties (bien que Slughorn, qui approuvait le choix de Ginny, en ait plaisanté en attribuant cette soudaine faiblesse aux tourments de l’amour).
Au détour d’un virage, il heurta violemment ce qui ressemblait à un ours gigantesque dressé sur ses pattes de derrière.
— Hagrid !
— J’ai pensé que vous pourriez commencer, poursuivit Rogue avec un sourire malveillant, par les boîtes portant les numéros 1012 à 1056. Vous trouverez là des noms qui vous sont familiers, ce qui devrait ajouter de l’intérêt à votre tâche. Tenez, regardez…
D’un geste majestueux, il sortit une fiche d’une des boîtes posées au sommet de la pile et lut :
— « James Potter et Sirius Black. Surpris à faire usage d’un maléfice illégal sur la personne de Bertram Aubrey. La tête d’Aubrey a doublé de volume. Double retenue. »
Rogue ricana.
— Il doit être singulièrement réconfortant de penser que, bien qu’ils ne soient plus là, une trace de leurs exploits les plus remarquables aura été conservée.
— Ça te fera trois Gallions, neuf Mornilles et une Noise, annonça Fred en examinant les nombreuses boîtes que Ron portait dans les bras. Allonge la monnaie.
— Je suis ton frère !
— Et ce sont nos produits que tu essayes de piquer. Trois Gallions, neuf Mornilles, je te fais grâce de la Noise.
— Je n’ai pas trois Gallions, neuf Mornilles !
— Alors, tu remets tout ça où tu l’as pris et ne te trompe pas d’étagères.
Ron laissa tomber plusieurs boîtes, poussa un juron et adressa à Fred un geste grossier de la main, malheureusement surpris par Mrs Weasley qui avait choisi ce moment pour se montrer.
— Si je te vois encore faire ça, je te jette un sort qui te collera les doigts, lança-t-elle sèchement.
— Vous n’avez pas fait ce que je demandais. Jamais vous n’avez traité Harry comme un fils. Avec vous, il n’a connu que l’indifférence et même souvent la cruauté. Le mieux qu’on puisse dire, c’est qu’au moins il n’aura pas subi les terribles dommages infligés au malheureux garçon assis entre vous.
La tante Pétunia et l’oncle Vernon tournèrent instinctivement la tête comme s’ils s’attendaient à voir quelqu’un d’autre que Dudley coincé entre eux.
— Nous… maltraiter Duddy ? Qu’est-ce que vous…, commença l’oncle Vernon, furieux, mais Dumbledore leva un doigt pour lui imposer le silence, et l’oncle Vernon sembla soudain devenu muet.
— Je sais qu’il te croit, mais…
— Tu penses qu’il se trompe ? Que j’aurais réussi à le berner ? À duper le Seigneur des Ténèbres, le plus grand sorcier, le legilimens le plus accompli que le monde ait jamais connu ?
— Comment ça s’est passé, pour toi ? demanda Ron en se hâtant de rejoindre Harry. J’ai l’impression d’avoir senti quelque chose à mon dernier essai. Une sorte de fourmillement dans les pieds.
— Tes baskets doivent être trop petites, Ron-Ron, dit une voix derrière eux.
Hermione leur passa devant, l’air hautain, le sourire narquois.
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