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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Vous m’écrirez, hein ? demanda aussitôt Albus, tirant profit de l’absence momentanée de son frère.
— Tous les jours, si tu veux, proposa Ginny.
— Pas tous les jours, répliqua précipitamment Albus. James dit que la plupart des élèves ne reçoivent des lettres de chez eux qu’une fois par mois.
— Nous avons écrit à James trois fois par semaine, l’année dernière, dit Ginny.
— Et il ne faut pas croire tout ce qu’il te raconte sur Poudlard, ajouta Harry. Il aime bien se moquer de toi, ton frère.
— Je te prouverai qui je suis, Kingsley, lorsque j’aurai vu mon fils et maintenant, laisse-moi passer si tu tiens à ta santé !
Harry n’avait jamais entendu Mr Weasley crier de la sorte.
— Papa, intervint Dudley d’une voix forte. Papa, moi, je veux partir avec ces gens de l’Ordre.
— Dudley, dit Harry, pour la première fois de ta vie, tu viens de faire preuve d’intelligence.
Agité et irritable, Ron avait contracté une manie agaçante qui consistait à
jouer dans sa poche avec le Déluminateur. Hermione en était particulièrement exaspérée car, pour passer
le temps en attendant le retour de Kreattur, elle étudiait Les Contes de Beedle le Barde et n’appréciait
guère que les lumières ne cessent de s’éteindre et de se rallumer.
— Tu vas arrêter ça, oui s’écria-t-elle.
C’était la troisième soirée d’absence de Kreattur et les lumières venaient à nouveau de s’éteindre
dans le salon.
— Désolé, désolé ! répondit Ron en actionnant le Déluminateur pour rallumer les lampes. Je le fais
sans y penser.
— Tu ne pourrais pas trouver quelque chose de plus utile pour t’occuper ?
— Quoi, par exemple ? Lire des contes pour les mômes ?
— Dumbledore m’a légué ce livre, Ron…
— Et moi, il m’a légué le Déluminateur. C’était peut-être pour que je m’en serve !
En les voyant, Harry sentait son coeur rayonner, se dilater de bonheur : il éprouvait pour chacun d’eux une extraordinaire affection, même pour Mondingus qu’il avait essayé d’étrangler lors de leur dernière rencontre.
— Ron a été extraordinaire, déclara Tonks avec chaleur.
Elle relâcha Lupin.
— Absolument merveilleux. Il a stupéfixé l’un des Mangemorts en l’atteignant en pleine tête et quand on vise une cible mouvante depuis un balai volant…
— C’est vrai ? dit Hermione.
Elle regarda Ron dans les yeux, les bras autour de son cou.
— Ça te surprend toujours, on dirait, répliqua-t-il d’un ton un peu grognon.
Il se libéra de son étreinte.
— Je vous demande cette grande et unique faveur, Severus, car la mort vient à moi aussi sûrement que les Canons de Chudley arriveront derniers du championnat cette année. Je dois vous avouer que je préférerais une sortie rapide et indolore plutôt que longue et répugnante si, par exemple, Greyback s’en mêlait – j’ai entendu dire que Voldemort l’avait pris à son service ? Ou encore, si j’avais affaire à cette chère Bellatrix qui aime bien jouer avec la nourriture avant de la manger.
Hermione regardait Ron s’inquiéter du sort des Cattermole avec une telle tendresse que Harry eut presque l’impression de l’avoir surprise en train de l’embrasser.
Je mentionne alors les récents commentaires, largement diffusés, d’Elphias Doge, conseiller spécial auprès du Magenmagot et ami de longue date d’Albus Dumbledore, selon lesquels « Le livre de Skeeter contient moins de faits réels qu’une carte de Chocogrenouille ».
Extrait de l'interview de Rita Skeeter accordée à Betty Braithwaite à propos de son livre Vie et Mensonges d'Albus Dumbledore
Personnages concernés : Betty Braithwaite, Elphias Doge, Albus Dumbledore, Rita Skeeter
— Ce vieil imbécile, marmonna Abelforth. [...] Il a toujours pensé que mon frère répandait le soleil par tous ses orifices, il en était convaincu. Comme beaucoup d’autres, d’ailleurs, y compris vous trois, si j’en crois les apparences.
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