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Vernon Dursley Elle était elle-même absorbée dans la lecture d’un prospectus rose et orange vif intitulé : vous avez toujours été tenté par les relations publiques avec les moldus ?
— Apparemment, on n’a pas besoin de beaucoup de qualifications pour nouer des liens avec les Moldus. Tout ce qu’ils demandent c’est une BUSE en étude des Moldus. « Ce qui compte surtout, c’est l’enthousiasme, la patience et le sens de la fête ! » [Hermione]
— Il ne suffit pas d’avoir le sens de la fête pour nouer des liens avec mon oncle, dit Harry d’un air lugubre. Il vaut mieux le sens de l’esquive.
— Je pensais que vous alliez me proposer des rafraîchissements, dit Dumbledore à l’oncle Vernon, mais d’après ce que j’ai pu observer jusqu’à présent, il semble que ce serait d’un optimisme proche de la sottise.
— Comme vous le savez sûrement, Harry sera majeur dans un an.
— Non, répliqua tante Pétunia qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis l’arrivée de Dumbledore.
— Pardon ? s’étonna celui-ci d’un ton poli.
— Non, car il a un mois de moins que Dudley et Duddy aura dix-huit ans dans deux ans.
— Ah oui, bien sûr, reprit Dumbledore d’un air affable, mais dans le monde de la sorcellerie, il se trouve que nous sommes majeurs à dix-sept ans.
— Ridicule, marmonna l’oncle Vernon, sans que Dumbledore lui prête la moindre attention.
— À en juger par votre expression de franche incrédulité, Harry ne vous a pas averti de mon arrivée, dit aimablement Dumbledore. Mais faisons comme si vous m’aviez chaleureusement invité à entrer chez vous. Il n’est guère prudent de s’attarder longtemps sur le seuil d’une maison en ces temps troublés.
— Tu écoutais les informations ! Encore ?
— Elles changent tous les jours, vous savez ? dit Harry.
[...]
— Nous savons que tu mijotes quelque chose de louche, assura la tante Pétunia.
— Nous ne sommes pas stupides, tu sais ? dit l’oncle Vernon.
— Ça, au moins, c’est une information, répliqua Harry.
— Papa, intervint Dudley d’une voix forte. Papa, moi, je veux partir avec ces gens de l’Ordre.
— Dudley, dit Harry, pour la première fois de ta vie, tu viens de faire preuve d’intelligence.
— Vous êtes la famille de Harry ? dit Mrs Weasley.
— Façon de parler, répliqua l'oncle Vernon. Dépêche-toi, mon garçon, nous n'avons pas que ça à faire.
— Dudley, ne touche à rien de ce qu'il te donnera, dit sèchement l'oncle Vernon.
Le géant eut un petit rire narquois.
— Votre gros lard de fils n'a pas besoin d'engraisser davantage, Dursley, ne vous inquiétez pas.
— Passe-moi la poêle, dit-il.
— Tu as oublié de prononcer le mot magique, répliqua Harry avec mauvaise humeur.
Cette simple phrase produisit un effet stupéfiant sur le reste de la famille : Dudley poussa un cri étouffé et tomba de sa chaise dans un grand fracas qui ébranla toute la cuisine ; Mrs Dursley laissa échapper un petit cri et plaqua ses mains contre sa bouche ; quant à Mr Dursley, il se leva d’un bond, les veines de ses tempes battant sous l’effet de la fureur.
— Tu peux m’expliquer ce que tu es en train de fabriquer ? dit l’oncle Vernon sans desserrer les dents, son horrible visage tout près de celui de Harry. Tu viens de gâcher la chute de ma blague sur le golfeur japonais… Encore un bruit et je te ferai regretter d’être venu au monde, mon garçon !