Votre recherche :Personnage :
Harry Potter — Il est revenu, murmura Harry. Voldemort est revenu.
— Vous ne tuerez personne d’autre, cette nuit, assura Harry.
Ils continuaient de tourner en cercle, face à face, les yeux verts rivés sur les yeux rouges.
— Vous ne tuerez plus personne, plus jamais. Vous ne comprenez donc pas ? J’étais prêt à mourir pour vous empêcher de faire du mal à ceux qui sont ici…
— Mais tu n’es pas mort !
— J’en avais l’intention et c’est cela qui a tout déterminé. J’ai fait ce que ma mère avait fait. Ils sont protégés, vous ne pouvez plus les atteindre. N’avez-vous pas remarqué qu’aucun des sortilèges que
vous leur avez jetés n’a eu d’effet ? Vous ne pouvez pas les torturer. Vous ne pouvez pas les toucher. Vous n’avez rien appris de vos erreurs, Jedusor, n’est-ce pas ?
Une voix sifflante s’éleva alors de l’Horcruxe :
— J’ai vu dans ton coeur et ton coeur est mien.
— Ne l’écoute pas ! lança Harry d’une voix dure. Transperce-le !
— J’ai vu tes rêves, Ronald Weasley, et j’ai vu tes peurs. Tout ce que tu désires est possible, mais
tout ce que tu crains l’est également…
— Transperce-le ! hurla Harry, sa voix résonnant sous le feuillage des arbres.
La pointe de l’épée trembla et Ron fixa les yeux de Jedusor.
— Le moins aimé, depuis toujours, par une mère qui rêvait d’avoir une fille… Le moins aimé,
aujourd’hui, par celle qui préfère ton ami… Toujours en retrait, éternellement dans l’ombre…
— Ron, transperce-le tout de suite ! beugla Harry.
Il relut la lettre mais ne put rien y découvrir de plus que la première fois et en fut réduit à examiner l’écriture elle-même. Elle formait ses g comme les siens. Il regarda chacun d’eux, et chacun lui apparut
comme un petit signe amical aperçu derrière un voile. Ces lignes constituaient un trésor inestimable, la preuve que Lily Potter avait été une personne vivante, vraiment vivante, que sa main tiède avait un jour
parcouru ce parchemin, traçant à l’encre ces lettres, ces mots, des mots qui parlaient de lui, Harry, son fils.
— Écoutez ! répéta Harry.
— Non, Harry, c’est toi qui vas nous écouter, l’interrompit Hermione. On vient avec toi. La décision a été prise il y a des mois – des années, en fait.
— Tu n’es pas majeure ! criait Mrs Weasley à sa fille quand Harry s’approcha. Je ne le permettrai pas ! Les garçons, oui, mais toi, tu dois rentrer à la maison !
— Certainement pas !
Ses cheveux voletant autour d’elle, Ginny arracha son bras des mains de sa mère.
— Je suis dans l’armée de Dumbledore…
— Un gang d’adolescents !
— Un gang d’adolescents qui va se battre contre lui, ce que personne d’autre n’a osé faire ! répliqua Fred.
— Elle a seize ans ! hurla Mrs Weasley. Elle est trop jeune ! Qu’est-ce qui vous a pris de l’emmener avec vous… ?
— Hagrid, dit-elle dans un murmure que le son produit par la créature endormie rendait à peine audible. Qui est-ce ?
Harry trouva la question étrange. Il aurait plutôt songé à demander : « Qu’est-ce que c’est ? »
— Et ce livre, dit Hermione, Les Contes de Beedle le Barde… Je n’en avais jamais entendu parler !
— Tu n’avais jamais entendu parler des Contes de Beedle le Barde ? s’exclama Ron, incrédule. Tu
plaisantes, ou quoi ?
— Pas du tout ! répondit Hermione, surprise. Tu les connais, toi ?
— Bien sûr que oui !
Harry leva la tête, son attention soudain détournée. Que Ron ait lu un livre inconnu d’Hermione
constituait une situation sans précédent. Ron, cependant, n’en revenait pas de les voir si étonnés.
— Le professeur Ombrage s’est attiré les foudres de notre troupeau de centaures, expliqua Dumbledore. Je crois que toi, tu n’aurais pas commis l’imprudence d’aller dans la Forêt interdite et de traiter de « répugnants hybrides » une horde de centaures furieux.
— Elle a fait ça ? s’étonna Slughorn. Quelle idiote. Je ne l’ai jamais beaucoup aimée.
Entendant Harry pouffer de rire, Dumbledore et Slughorn se tournèrent tous deux vers lui.
— Désolé, dit Harry. Simplement… moi non plus, je ne l’aimais pas beaucoup.
Il a sauté, dit le professeur McGonagall au moment où Harry et Luna arrivaient en courant.
— Vous voulez dire qu’il est mort ?
Harry se précipita vers la fenêtre, ne prêtant aucune attention aux cris de stupeur que poussèrent Flitwick et Chourave en le voyant soudain apparaître.
— Non, il n’est pas mort, répondit McGonagall d’un ton amer. À la différence de Dumbledore, il avait toujours sa baguette… et il semble que son maître lui ait appris quelques petites choses.
Avec un frisson d’horreur, Harry vit au loin une forme massive, semblable à une chauve-souris,
voler dans l’obscurité en direction du mur d’enceinte.
Page 2 sur 84
836 résultats