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Cornelius Fudge — Mon cher Premier Ministre, vous n’allez quand même pas penser que je suis toujours ministre de la Magie après tout cela ? J’ai été remercié il y a trois jours ! La communauté des sorciers au complet a hurlé pendant deux semaines pour exiger ma démission. Je ne les avais jamais vus aussi unis tout au long de mon mandat ! dit Fudge en essayant courageusement de sourire.
— Vous-Savez-Qui... est revenu ? balbutia-t-il, les yeux écarquillés. Ridicule. Allons, Dumbledore, reprenez-vous...
A l'arrivée de Cornélius Fudge, le ministre de la Magie, Percy s'inclina si bas que ses lunettes tombèrent et se cassèrent. Horriblement gêné, il les répara d'un coup de baguette magique et resta ensuite assis sur sa chaise, jetant des regards jaloux à Harry que Cornélius Fudge avait salué comme un vieil ami.
— Tu t'inquiètes sans doute de la réaction de ton oncle et de ta tante ? reprit Fudge. Ils sont très en colère, inutile de le nier, mais ils ont quand même accepté de te reprendre chez eux l'été prochain, à condition que tu restes à Poudlard pour les vacances de Noël et de Pâques.
Harry retrouva l'usage de la parole.
— Je reste toujours à Poudlard à Noël et à Pâques, dit-il, et de toute façon, je ne veux plus jamais retourner à Privet Drive.
— Allons, allons, je suis sûr que tu ne diras plus la même chose lorsque tu te seras calmé, répondit Fudge d'un ton préoccupé. Après tout, ils sont ta seule famille et je suis convaincu que vous vous aimez beaucoup les uns les autres... heu... au fond de vous-mêmes...
— Cornélius, je suis prêt à affronter vos hommes - et à les vaincre une fois de plus ! tonna Dumbledore. Mais, il y a quelques minutes, vous avez eu devant les yeux la preuve que, depuis un an, je vous disais la vérité. Lord Voldemort est revenu, vous avez recherché pendant douze mois un homme qui n’était pas coupable et il serait temps que vous redeveniez raisonnable !
— Je… Ne… Bon…, bégaya Fudge.
— Ah, dit le ministre, pris complètement au dépourvu. Dumbledore. Oui. Vous avez… heu… été prévenu… heu… que l’heure et… heu… le lieu de l’audience étaient modifiés ?
— J’ai dû rater le message, répondit-il d’un ton joyeux. Mais, à la suite d’une heureuse erreur, je suis arrivé au ministère avec trois heures d’avance. Ce n’est donc pas grave.
— Ah, Potter... Que voulez-vous, Rogue, nous avons tous un faible pour lui.
— Voyons, pour l’amour du ciel… vous êtes des sorciers ! Vous pratiquez la magie ! Vous êtes sûrement capables d’arranger… tout ce qui se passe !
Scrimgeour tourna lentement sur lui-même et échangea un regard incrédule avec Fudge qui parvint cette fois à sourire en répondant d’un ton aimable :
— L’ennui, monsieur le Premier Ministre, c’est que l’autre camp aussi pratique la magie.

FUDGE
On ne va pas envoyer quelqu'un à Azkaban parce qu’il a gonflé sa tante comme un ballon.
— Oh, oh, dit Fudge en recommençant à se balancer sur ses orteils. Allons-y, écoutons la dernière histoire à dormir debout destinée à tirer Potter de ce mauvais pas ! Allez-y, Dumbledore, allez-y. Willy Larebrouss a menti, c’est ça ? Ou bien était-ce un sosie de Potter qui se trouvait à La Tête de Sanglier ce jour-là ? Ou bien s’agit-il de l’explication habituelle avec une inversion de temps, un mort qui revient à la vie et deux Détraqueurs invisibles ?