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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Tu crois que c’est leur maison et qu’ils sont partis pour Noël ? dit Hermione en regardant à
travers la fenêtre, ornée de géraniums, d’une petite cuisine propre et nette.
Ron ricana.
— Tu sais, j’ai bien l’impression que si on regardait à travers la fenêtre des Lovegood, on saurait tout de suite qui habite là. Essayons plutôt les collines voisines.
Il contourna la table à grands pas et serra Harry dans ses bras. On aurait dit que la scène qui s’était déroulée dans le sous-sol du square Grimmaurd n’avait jamais eu lieu.
— Tu veux bien être le parrain ? lui demanda-t-il en relâchant son étreinte. [Remus Lupin]
— M… Moi ? balbutia Harry.
— Oui, toi, bien sûr, Dora est tout à fait d’accord, on ne peut pas trouver mieux.
— Je… oui… ça, alors…
Harry se sentait submergé, abasourdi, ravi.
— Maroufles et pendards, marauds et coupe-jarrets, boutez-les hors d’ici, Harry Potter, faites-leur mordre la poussière !
— Non ! couina Flitwick [à Rogue], sa baguette levée. Vous ne tuerez plus personne à Poudlard !
— Mais si Voldemort a utilisé le sortilège d’Avada Kedavra, reprit Harry, et que, cette fois, personne
n’a succombé à ma place… comment puis-je être encore vivant ?
— Je crois que tu le sais, répliqua Dumbledore. Repense au passé. Souviens-toi de ce qu’il a fait
dans son ignorance, sa cupidité, sa cruauté. [...]
— Il a pris mon sang, dit Harry.
— Exactement ! s’exclama Dumbledore. Il a pris ton sang et s’en est servi pour se reconstruire un
corps vivant ! Ton sang circule dans ses veines, Harry. La protection de Lily se trouve en vous deux. Il
te rattache à la vie tant que lui-même est vivant !
Quelque part au loin, ils entendirent Peeves qui filait dans les couloirs en lançant un chant victorieux de sa propre composition :
On les a eus,
Vaincus, battus,
Le p’tit Potter est un héros,
Voldy nourrit les asticots,
ils ont tous été écrasés,
Maintenant, on peut rigoler !
— Voilà qui exprime bien l’ampleur et la tragédie de l’événement, vous ne trouvez pas ? dit Ron en ouvrant une porte pour laisser passer Harry et Hermione.La future carrière de Dumbledore semblait promise à une ascension météorique et la seule question qui demeurait était de savoir à quel moment il deviendrait ministre de la Magie. Bien que, par la suite, il ait été sur le point d’accepter la fonction, il n’eut jamais d’ambitions ministérielles.
Extrait de l'article de la Gazette du Sorcier 'EN SOUVENIR D'ALBUS DUMBLEDORE' par Elphias Doge
Personnages concernés : Albus Dumbledore, Elphias Doge
Ils avalèrent leur petit déjeuner et remontèrent l’escalier. Kreattur s’inclina sur leur passage en leur
promettant une tourte au boeuf et aux rognons, à leur retour.
— Qu’il soit béni, dit Ron d’un ton affectueux. Quand je pense qu’à un moment, je m’étais mis dans
l’idée de lui couper la tête et de l’accrocher au mur…
— Qu’est-ce que vous avez fait du dragon ? [Neville]
— On l’a relâché dans la nature, répondit Ron. Hermione avait très envie de le garder avec elle…
— N’exagère pas, Ron…
Harry enleva enfin sa cape d’invisibilité.
Le cri de stupéfaction, les acclamations, les « Harry ! IL EST VIVANT ! » hurlés de toutes parts
s’étranglèrent aussitôt. La foule avait peur et le silence tomba brusquement, un silence total, lorsque
Voldemort et Harry s’observèrent et commencèrent à tourner l’un autour de l’autre.
— Que personne n’essaye de m’aider, lança Harry avec force.
Dans le silence complet, sa voix résonna comme la sonnerie d’un clairon.
— Il faut qu’il en soit ainsi. Il faut que ce soit moi.
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