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Harry Potter et l'Ordre du Phénix Harry descendit l’escalier en rangeant sa baguette magique dans la poche arrière de son jean.
— Ne mets pas ta baguette là, mon garçon ! rugit Maugrey. Imagine qu’elle s’enflamme toute seule. Des sorciers plus expérimentés que toi se sont retrouvés avec une fesse en moins !
Pour couronner le tout, Luna lui annonça au dîner que jamais on n’avait vu un numéro du Chicaneur aussi vite épuisé.
— Papa va réimprimer ! dit-elle à Harry, les yeux exorbités d’enthousiasme. Il n’arrive pas à y croire, il dit que les gens s’intéressent encore plus à ça qu’aux Ronflaks Cornus !
Le coeur battant, Harry retourna son questionnaire - trois rangées à sa droite, à quatre tables devant lui, Hermione avait déjà commencé à écrire - et lut la première question : « a) Donnez la formule et b) décrivez le mouvement de baguette magique permettant de faire voler un objet. »
Harry eut le souvenir fugitif d’une massue qui s’élevait très haut dans les airs et retombait avec un craquement sinistre sur le crâne épais d’un troll… Esquissant un sourire, il se pencha sur son parchemin et commença à écrire.
— Hagrid, quelqu’un vous a attaqué ! dit Ron.
— Pour la dernière fois, c’est rien du tout ! assura Hagrid d’un ton sans réplique.
— Vous diriez que ce n’est rien si l’un d’entre nous venait vous voir avec une livre de steak haché à la place du visage ? demanda Ron.
— Ah, oui, répondit Hagrid d’un ton joyeux. Content que vous ayez trouvé où c’était ! Comme vous le voyez - enfin, je ne sais pas si vous le voyez ou pas -, aujourd’hui, on fait les Sombrals…
— Je vous demande pardon ? dit le professeur Ombrage d’une voix forte, la main derrière l’oreille et les sourcils froncés. Qu’avez-vous dit ?
Hagrid parut un peu surpris.
— Heu… les Sombrals ! répéta-t-il en haussant le ton. Vous savez, ces… heu… grands chevaux avec des ailes !
Il agita ses bras gigantesques dans l’espoir de lui faire mieux comprendre de quoi il parlait. Le professeur Ombrage leva les sourcils et marmonna en même temps qu’elle écrivait sur son bloc-notes :
— Doit… recourir… à un… langage… gestuel… rudimentaire…
— Enfin, en tout cas…, reprit Hagrid, un peu troublé, en se tournant vers la classe. Heu… Qu’est-ce que je disais, déjà ?
— Semble… avoir… des problèmes… de mémoire…, grommela Ombrage suffisamment fort pour que tout le monde puisse l’entendre.
— Il n’y a pas de quoi en avoir honte ! poursuivit Mrs Londubat avec colère. Tu devrais au contraire être fier, Neville, tu m’entends ? Fier ! Ils n’ont pas sacrifié leur santé et leur équilibre mental pour que leur fils unique ait honte d’eux !
— Je n’ai pas honte, répondit Neville d’une toute petite voix en évitant toujours de regarder les autres.
Ron s’était dressé sur la pointe des pieds pour essayer de voir les occupants des deux lits.
— Eh bien, tu as une drôle de façon de le montrer ! répliqua Mrs Londubat. Mon fils et son épouse, continua-t-elle en se tournant d’un air hautain vers Harry et les trois autres, ont
été torturés jusqu’à en perdre la raison par les partisans de Vous-Savez-Qui.
— Ah, dit le ministre, pris complètement au dépourvu. Dumbledore. Oui. Vous avez… heu… été prévenu… heu… que l’heure et… heu… le lieu de l’audience étaient modifiés ?
— J’ai dû rater le message, répondit-il d’un ton joyeux. Mais, à la suite d’une heureuse erreur, je suis arrivé au ministère avec trois heures d’avance. Ce n’est donc pas grave.
— Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda à nouveau Mr Weasley.
— Rien, Arthur, répondit Sirius, la respiration haletante comme s’il venait de parcourir une longue distance au pas de course. Une simple petite conversation amicale entre deux anciens camarades d’école.
Sirius à propos de son altercation avec Rogue quelques minutes plus tôt
Personnages concernés : Arthur Weasley, Sirius Black
— Qu’est-ce que vous faites, Potter ? dit Rogue du ton glacial qui lui était coutumier tandis qu’il s’approchait d’eux à grands pas.
— Je suis en train de me demander quel maléfice je vais lancer à Malefoy, monsieur, répondit Harry d’un ton féroce.
— Vous n’avez donc pas écouté le discours de Dolores Ombrage, le jour du festin, Potter ?
— Si, répondit Harry. Si… Elle a dit… que les progrès seraient interdits… enfin, ça signifie que… que le ministère essaye d’intervenir dans les affaires de Poudlard.
Le professeur McGonagall le dévisagea pendant un bon moment puis elle contourna son bureau et alla lui ouvrir la porte.
— Au moins, je suis heureuse que vous écoutiez Hermione Granger, dit-elle en lui faisant signe de sortir.
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