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Harry Potter et l'Ordre du Phénix — Vous ne savez pas ce que c’est ! Ni l’un ni l’autre vous n’avez eu à l’affronter ! Vous pensez qu’il suffit de se souvenir de quelques sortilèges et de les lui jeter à la figure, comme si on était en classe ? Pendant tout le temps où vous êtes face à lui, vous savez qu’entre vous et la mort, il n’y a plus rien d’autre que votre… votre cerveau, vos tripes, ou je ne sais quoi. Comme si on pouvait réfléchir normalement quand on sait que dans une fraction de seconde, on va se faire tuer, torturer ou voir ses amis mourir… ils ne nous ont jamais appris ça en classe, ce que c’est que d’affronter ce genre de choses… Et vous deux, vous êtes là à faire comme si j’étais un brave garçon bien intelligent sous prétexte que je suis vivant, comme si Diggory, lui, n’était qu’un idiot qui a raté son coup… Vous n’y comprenez rien, j’aurais très bien pu mourir à sa place, c’est ce qui se serait passé si Voldemort n’avait pas eu besoin de moi…
La main de Cho était posée sur la table, à côté de son café, et Harry sentait monter en lui un désir grandissant de la prendre dans la sienne. « Vas-y, fais-le, se disait-il, tandis qu’un mélange de panique et d’excitation jaillissait comme une fontaine dans sa poitrine, prends-lui la main. » Étonnant de voir à quel point il était plus difficile de tendre le bras d’une trentaine de centimètres pour lui prendre la main que d’attraper un Vif d’or en pleine course…
La seule chose qui inquiétait vraiment Harry, c’était de savoir jusqu’à quel point Ron se laisserait affecter par la tactique des Serpentard pour le déstabiliser. Harry avait supporté leurs quolibets pendant plus de quatre ans, aussi accueillait-il par un éclat de rire les réflexions du genre : « Hé, petit pote Potter, on m’a dit que Warrington a juré de te faire tomber de ton balai samedi. » Il répondait du tac au tac : « Warrington est incapable de tirer juste, je serais beaucoup plus inquiet s’il visait le joueur à côté de moi », ce qui amusait beaucoup Ron et Hermione et effaçait le sourire narquois du visage de Pansy Parkinson.
En dehors de Rusard, personne, parmi le personnel, ne remuait le petit doigt pour aider Ombrage. Une semaine après le départ de Fred et de George, Harry vit le professeur McGonagall passer devant Peeves, occupé à détacher du plafond un lustre de cristal, et aurait juré l’avoir entendue dire du coin des lèvres à l’esprit frappeur : « Il faut le dévisser dans l’autre sens. »
Le coeur battant, Harry retourna son questionnaire - trois rangées à sa droite, à quatre tables devant lui, Hermione avait déjà commencé à écrire - et lut la première question : « a) Donnez la formule et b) décrivez le mouvement de baguette magique permettant de faire voler un objet. »
Harry eut le souvenir fugitif d’une massue qui s’élevait très haut dans les airs et retombait avec un craquement sinistre sur le crâne épais d’un troll… Esquissant un sourire, il se pencha sur son parchemin et commença à écrire.
— Mais si personne parmi vous ne répand la nouvelle du retour de Voldemort…, commença Harry.
— Qui t’a dit que personne ne répandait la nouvelle ? coupa Sirius. Pourquoi donc crois-tu que Dumbledore a tant d’ennuis ?
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Ils essayent de le discréditer, répondit Lupin. Tu n’as pas lu La Gazette du sorcier la semaine dernière ? Il était annoncé qu’il a été mis en minorité à la Confédération internationale des mages et sorciers dont il a dû quitter la présidence parce qu’il se fait vieux et qu’il ne contrôle plus rien. Mais ce n’est pas vrai du tout. Il a été mis en minorité par des sorciers du ministère après avoir prononcé un discours dans lequel il annonçait le retour de Voldemort. Ils l’ont également limogé de son poste de président-sorcier du Magenmagot - la Haute Cour de justice des mages - et on parle même de lui retirer l’Ordre de Merlin, première classe.
— Mais Dumbledore dit qu’il s’en fiche du moment qu’on ne supprime pas sa carte des Chocogrenouilles, dit Bill avec un sourire.
Dumbledore s’était à nouveau levé.
— Merci beaucoup, professeur Ombrage, pour ce discours très éclairant, dit-il en s’inclinant vers elle. À présent, comme je vous l’annonçais, les essais pour la constitution des équipes de Quidditch auront lieu le…
— Ça, pour être éclairant, c’était éclairant, dit Hermione à voix basse.
— Tu ne vas pas me dire que ça t’a captivée, non ? murmura Ron en tournant vers Hermione un visage éteint. C’est le discours le plus ennuyeux que j’aie jamais entendu et pourtant, moi, j’ai grandi avec Percy.
— J’ai dit éclairant, pas captivant, répondit-elle. C’était très révélateur.
— Vraiment ? s’étonna Harry. Moi, ça m’a donné l’impression d’une sauce insipide.
— Il y avait beaucoup d’ingrédients cachés dans la sauce, répliqua Hermione, le visage sombre.
— Ah bon ? dit Ron, interdit.
— Par exemple : « le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé ». Ou encore : « tailler dans le vif chaque fois que nous serons confrontés à des pratiques dont l’interdiction s’impose ».
— Et alors, qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Ron avec impatience.
— Ça veut dire ce que ça veut dire, répondit Hermione d’un ton lourd de menaces. Que le ministère a décidé d’intervenir dans les affaires de Poudlard.
— De toute façon, celui-là, c’était sûr qu’on le raterait, dit Ron d’un air lugubre tandis qu’ils montaient l’escalier de marbre.
Il consola un peu Harry en lui racontant comment il avait décrit en détail l’image d’un homme très laid, affligé d’une grosse verrue sur le nez, qu’il voyait nettement dans la boule de cristal avant de s’apercevoir qu’il s’agissait du visage de l’examinateur dont le reflet lui apparaissait à la surface de la sphère.
A propos de l'épreuve de Divination des BUSE
Personnages concernés : Ron Weasley, Harry Potter
— Salut, Harry, dit George avec un grand sourire. Il nous avait semblé entendre ta voix douce et mélodieuse.
— Il ne faut pas réprimer ta colère comme ça, Harry, laisse-la s’exprimer, dit Fred avec le même sourire. Sinon, il y a peut-être deux ou trois personnes dans un rayon de cinquante kilomètres qui risquent de ne pas t’entendre.
— Ça t’a plu, la question dix, Lunard ? demanda Sirius tandis qu’ils arrivaient dans le hall d’entrée.
— J’ai adoré, répondit vivement Lupin. Donnez cinq signes permettant d’identifier un loup-garou. Excellente question.
— Tu crois que tu as réussi à les trouver tous ? demanda James d’un ton faussement inquiet.
— Je pense que oui, répondit Lupin très sérieusement.
Les Maraudeurs au sujet de leur épreuve de BUSE
Personnages concernés : Sirius Black, Remus Lupin, James Potter
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