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Harry Potter à l'École des Sorciers — Suivez-moi, dit Rusard en les conduisant au-dehors, une lampe à la main. Alors, vous y
repenserez à deux fois, maintenant, avant de violer les règlements de l'école ? lança-t-il d'un
ton narquois. Travailler dur et souffrir, c'est comme ça qu'on apprend le mieux, vous pouvez
me croire. C'est dommage que les anciennes punitions n'aient plus cours, En ce temps-là, on
vous suspendait au plafond par les poignets pendant quelques jours, j'ai toujours les chaînes
dans mon bureau. Je les entretiens soigneusement au cas où on s'en servirait à nouveau.
Allez, on y va.
Rusard à Harry, Hermione, Neville et Drago
Personnages concernés : Argus Rusard
— Enfin, parlons de Mr Harry Potter, reprit Dumbledore.
Un grand silence se fit dans la salle.
— Pour le sang-froid et le courage exceptionnels qu'il a manifestés, je donne à Gryffondor soixante points.
Une lueur de respect et de sympathie brillait dans le regard de Hagrid, mais Harry, au lieu de ressentir de la fierté, avait la certitude que tout cela n'était qu'un terrible malentendu. Lui, un sorcier ? Comment serait-ce possible ? Toute sa vie, il avait été brutalisé par Dudley et malmené par l'oncle Vernon et la tante Pétunia. S'il était vraiment un sorcier, pourquoi ne les avait-il pas changés en crapauds chaque fois qu'ils l'enfermaient dans son placard ? S'il avait été capable de vaincre le plus grand sorcier du monde, comment se faisait-il que Dudley ait pu le traiter comme un ballon de football ?
— Hagrid, dit-il, je crois que vous avez fait une erreur. Je ne suis pas un sorcier.
Il y avait cent quarante-deux escaliers, à Poudlard, des larges, des étroits, des courbes, des carrés, des délabrés, certains avec une ou deux marches escamotables qu'il fallait se souvenir d'enjamber pour ne pas tomber. Il y avait aussi les portes qui refusaient de s'ouvrir si on ne le leur demandait pas poliment, ou si on ne les chatouillait pas au bon endroit, et d'autres qui n'étaient que des pans de mur déguisés en portes. Il était aussi très difficile de se souvenir où les choses se trouvaient car tout bougeait sans cesse. Les gens représentés sur les tableaux accrochés aux murs passaient leur temps à se rendre visite les uns aux autres et Harry était persuadé que les armures se promenaient parfois dans les couloirs.
Quant aux fantômes, ils ne facilitaient pas la tâche. C'était toujours un choc désagréable lorsque l'un d'eux traversait une porte au moment où on essayait de l'ouvrir. Quasi-Sans-Tête était toujours heureux d'aider les nouveaux de Gryffondor à trouver leur chemin, mais Peeves, l'esprit frappeur, bombardait les nouveaux de morceaux de craie, tirait les tapis sous leurs pieds, renversait des corbeilles à papier sur leur tête ou se glissait silencieusement derrière eux et leur attrapait le nez en hurlant: « JE T'AI EU ! » d'une voix perçante.
— J'espère que tu passeras de... de bonnes vacances, dit Hermione en jetant un drôle de
regard à l'oncle Vernon.Elle n'avait encore jamais vu quelqu'un d'aussi désagréable.
— Oh, sûrement, répondit Harry avec un grand sourire. Eux, ils ne savent pas que l'usage de la magie est interdit à la maison. Je crois que je vais bien m'amuser avec Dudley, cet été.
— Hagrid a toujours rêvé d'avoir un dragon, il me l'a dit la première fois que je l'ai vu, déclara Harry.
—Vous n'allez pas me dire, rugit Hagrid, que ce garçon, ce garçon ne sait rien sur... sur RIEN ?
Harry pensa qu'il exagérait. Après tout, il était allé à l'école et il avait toujours eu de bonnes notes.
—Je sais quand même certaines choses, dit-il. J'ai fait des mathématiques et tout ça...
— Quelques cadeaux de la part de tes amis et admirateurs, dit Dumbledore, Ce qui s'est passé
dans les sous-sols du château, entre Quirrell et toi, est un secret absolu, par conséquent, toute l'école est au courant. Je crois que ce sont tes amis Fred et George Weasley qui t'ont envoyé un siège de toilettes en pensant que ça t'amuserait. Mais Madame Pomfresh a trouvé que ce ne serait peut-être pas très hygiénique et elle l'a confisqué.
Il était si près du miroir, à présent, que son nez touchait presque celui de son reflet.
— Maman ? murmura-t-il. Papa ?
L'homme et la femme le regardèrent en souriant. Lentement, Harry détailla les autres personnes qui se trouvaient dans le miroir. Il vit d'autres yeux verts comme les siens, d'autres nez qui ressemblaient au sien, et même une petite vieille qui avait les mêmes genoux noueux que lui. Pour la première fois de sa vie, il avait sa famille devant les yeux.
— Voilà ce qu'on va faire, dit Harry aux deux autres lorsqu'ils furent de retour dans le parc. L'un de nous surveillera Rogue. Il faut l'attendre à la sortie de la salle des profs et le suivre. Hermione, c'est toi qui devrais t'en charger.
— Pourquoi moi ?
— C'est évident, dit Ron. Tu peux faire semblant d'attendre Flitwick. Oh, professeur, ajouta-t-il en prenant une voix haut perchée, je suis terriblement inquiète, j'ai peur d'avoir mal
répondu à la question 14 b...
— Ça suffit, coupa Hermione.
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