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Harry Potter Ron mit un bon moment avant de réussir à extraire sa baguette de sa poche.
— Pas étonnant que je n’arrive pas à la sortir, Hermione, tu as emporté mon vieux jean, il est trop
étroit.
— Oh, crois bien que j’en suis désolée, persifla Hermione.
Tandis qu’elle tirait la serveuse à l’écart de la vitrine, Harry l’entendit marmonner quelque chose sur
l’endroit où Ron pouvait enfoncer sa baguette.
— Dommage que tu ne puisses pas te greffer un troisième bras, répliqua Harry. Il pourrait peut-être attraper le Vif d'or à ta place.
— Je viens de voir Voldemort tuer une femme. Au moment où je te parle, il a sans doute tué toute sa famille. Et ça ne lui était pas nécessaire. C’était comme si je revoyais le meurtre de Cedric, ils étaient juste là… [Harry]
— Une petite femme grassouillette ? grogna-t-il enfin. Avec toute une bande de rouquins ?
Harry fronça les sourcils. Il trouvait un peu exagéré de la part de l'oncle Vernon de traiter quiconque de « grassouillet » alors que son propre fils, Dudley, avait finalement atteint l'objectif qu'il semblait s'être fixé depuis l'âge de trois ans, c'est-à-dire devenir plus large que haut.
— Bien sûr, votre mère était née moldue. Je n’y croyais pas quand je l’ai découvert. Je pensais qu’elle était de sang pur. Elle était tellement douée.
— L’une de mes plus proches amies a des parents moldus, dit Harry, et c’est la meilleure élève de notre année.
— Curieux comme cela arrive parfois, vous ne trouvez pas ? remarqua Slughorn.
— Pas vraiment, répondit froidement Harry.
— Harry a embrassé Cho Chang ! s’écria Ginny qui semblait à présent au bord des larmes. Et Hermione a embrassé Viktor Krum. Il n’y a que toi qui aies l’air de trouver ça dégoûtant, Ron, et c’est parce que tu as à peu près autant d’expérience qu’un garçon de douze ans !
— Ron, qu’est-ce que tu regardes ? [Hermione]
— Rien, répondit-il en détournant aussitôt les yeux du bar mais Harry savait qu’il essayait de croiser le regard de la belle Madame Rosmerta, aux courbes généreuses, pour qui il avait toujours eu un faible.
— J’imagine que « rien » est partie derrière chercher d’autres bouteilles de whisky Pur Feu ? dit Hermione d’un ton irrité.
— Attends un peu, s’exclama brusquement Ron. On a oublié quelqu’un !
— Qui ? s’étonna Hermione.
— Les elfes de maison. Ils doivent tous être dans les cuisines, non ?
— Tu veux dire que nous devrions les envoyer au combat ? demanda Harry.
— Non, répondit Ron avec gravité. Je veux dire que nous devrions les évacuer, eux aussi. Nous ne
voulons pas de nouveaux Dobby, n’est-ce pas ? Nous ne pouvons leur donner l’ordre de mourir pour
nous…
Il y eut un grand fracas lorsque les crochets de Basilic tombèrent en cascade des bras d’Hermione.
Se ruant sur Ron, elle lui passa les bras autour du cou et l’embrassa en plein sur la bouche. À son tour,
Ron lâcha les crochets et le balai qu’il tenait entre les mains et lui rendit son baiser avec tant de fougue
qu’il la souleva de terre.
— C’est vraiment le moment ? interrogea Harry d’une voix timide.
Voyant que sa question n’avait d’autre effet que de resserrer l’étreinte de Ron et d’Hermione qui se
balançaient sur place en s’embrassant, il haussa le ton :
— Hé ! Il y a une guerre en cours !
Ils s’écartèrent un peu l’un de l’autre tout en restant enlacés.
— Je sais, mon vieux, répliqua Ron qui avait l’air d’avoir reçu un Cognard sur l’occiput, mais
justement : c’est maintenant ou jamais, tu ne crois pas ?
— La question n’est pas là. Qu’est-ce qu’on fait avec l’Horcruxe ? s’écria Harry. Si vous pouviez
vous retenir juste un peu… le temps qu’on retrouve le diadème ?
— Oui… d’accord… désolé…, répondit Ron.
Hermione et lui ramassèrent les crochets. Ils avaient tous deux le teint d’un rose soutenu.
— Ils ont sans doute métamorphosé Maugrey et l’ont empaillé…
— Ne dis pas des choses pareilles ! couina Hermione.
Surpris, Harry se tourna vers elle et la vit fondre en larmes sur son syllabaire Lunerousse.
— Oh, non, s’exclama Harry en se débattant pour se relever de son vieux lit de camp. Hermione, je ne voulais pas te faire de peine…
Mais, dans un grincement sonore de vieux ressorts rouilles, Ron avait bondi du lit et arriva avant Harry auprès d’Hermione.
— SIRIUS ! hurla Harry. SIRIUS !
Sa respiration était brûlante, saccadée. Sirius devait se trouver juste derrière le rideau, Harry allait le sortir de là…
Mais lorsqu’il se précipita vers le socle de pierre, Lupin l’attrapa fermement et lui enserra la poitrine de ses bras pour l’empêcher d’aller plus loin.
— Tu ne peux rien faire, Harry…
— Il faut aller le chercher, le sauver, il est simplement passé de l’autre côté !
— Il est trop tard, Harry.
— On peut encore le rattraper.
Harry se débattait avec une violence rageuse mais Lupin ne le lâchait pas.
— Tu ne peux rien faire, Harry… Rien… C’est fini pour lui.
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