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Albus Dumbledore — J’arrive à déplacer des objets sans les toucher. Les animaux font ce que je veux sans que j’aie besoin de les dresser. Je peux attirer des ennuis aux gens qui me déplaisent. Leur faire du mal, si j’en ai envie.
— Très bien, très bien. Mais ne le dites jamais à personne, Dumbledore, jamais à personne ! Cela doit rester entre nous ! Jurez-le ! Je ne peux pas supporter… Surtout le fils de Potter… Je veux votre parole !
— Vous voulez ma parole, Severus, que je ne révélerai jamais ce qu’il y a de meilleur en vous ? soupira Dumbledore en baissant les yeux sur le visage à la fois féroce et angoissé de Rogue. Si vous insistez…
— Pétards surprises ! annonça Dumbledore avec enthousiasme.
Il tendit l'extrémité d'un gros pétard argenté à Rogue qui tira dessus à contrecoeur. Le pétard explosa comme un coup de feu et laissa apparaître un chapeau pointu surmonté d'un vautour empaillé.
Harry se rappela l'épouvantard coiffé d'un chapeau semblable. Il échangea un sourire avec Ron tandis que Rogue, les lèvres plus minces que jamais, poussait le chapeau vers Dumbledore qui s'en coiffa aussitôt.
— La curiosité n'est pas répréhensible, dit-il, mais nous devrions toujours l'exercer avec prudence... avec prudence...
— Voldemort redoute cette connexion, dit Dumbledore. Il n’y a pas si longtemps, il a eu un avant-goût
de ce que pouvait signifier pour lui le fait de partager véritablement l’esprit de Harry. Jamais il
n’avait connu une telle douleur et je suis sûr qu’il ne tentera plus de le posséder. Pas de cette manière,
en tout cas.
— Je ne comprends pas.
— L’âme de Voldemort, mutilée comme elle l’est, ne peut supporter un contact étroit avec une âme
comme celle de Harry. Telle la langue sur l’acier gelé, ou la chair dans le feu…
— L’âme ? Nous parlions d’esprit !
— Dans le cas de Harry et de Lord Voldemort, quand on parle de l’un, on parle aussi de l’autre.
— Je te ménageais trop, dit simplement Dumbledore. Je me souciais davantage de ton bonheur que de t’apprendre la vérité, davantage de ta tranquillité d’esprit que de mon plan, davantage de ta vie que des autres vies qui seraient peut-être perdues si ce plan échouait. En d’autres termes, j’ai agi exactement comme Voldemort s’attend à ce que nous agissions, nous, les imbéciles qui éprouvons des sentiments d’amour.
— Comme vous le savez sûrement, Harry sera majeur dans un an.
— Non, répliqua tante Pétunia qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis l’arrivée de Dumbledore.
— Pardon ? s’étonna celui-ci d’un ton poli.
— Non, car il a un mois de moins que Dudley et Duddy aura dix-huit ans dans deux ans.
— Ah oui, bien sûr, reprit Dumbledore d’un air affable, mais dans le monde de la sorcellerie, il se trouve que nous sommes majeurs à dix-sept ans.
— Ridicule, marmonna l’oncle Vernon, sans que Dumbledore lui prête la moindre attention.

HARRY
Dites leur comment ça c'est passé ce soir là, comment vous l'avez regardé dans les yeux, cet homme qui vous faisait confiance... et l'avez tué !
— Oh, je n'aurais jamais la prétention d'affirmer que je connais tous les secrets de Poudlard, Igor, répliqua Dumbledore d'un ton amical. Pas plus tard que ce matin, par exemple, je me suis trompé de chemin en allant aux toilettes et je me suis retrouvé dans une pièce aux proportions admirables que je n'avais encore jamais vue. Or, savez-vous ce qu'il y avait dans cette pièce ? Une magnifique collection de pots de chambre ! Et, quand j'y suis retourné pour l'examiner de plus près, je me suis aperçu que la pièce avait disparu. Mais j'essayerai quand même de la retrouver. Il est possible qu'on ne puisse y accéder qu'à cinq heures et demie du matin. Ou alors, peut-être qu'elle n'apparaît que lorsque la lune est à son premier quartier — ou encore lorsque celui qui la cherche a la vessie particulièrement pleine.
- À présent, Harry, sortons dans la nuit noire à la poursuite de cette fantasque tentatrice, l’aventure.
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