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Harry Potter et les Reliques de la Mort — Professeur, Voldemort arrive. [Harry]
— Ah, tiens, on a le droit de prononcer son nom, maintenant ? demanda Luna avec un certain intérêt en ôtant la cape d’invisibilité.
— Harry Potter, dit-il très doucement.
Sa voix aurait pu se confondre avec le crépitement du feu.
— Le Survivant.
Les Mangemorts ne bougeaient pas. Ils attendaient. Tout attendait autour d’eux. Hagrid se débattait
et Bellatrix haletait. Inexplicablement, Harry songea à Ginny, à son regard flamboyant, à la sensation de
ses lèvres contre les siennes…
Voldemort avait levé sa baguette, la tête toujours penchée de côté, comme un enfant en proie à la
curiosité, se demandant ce qui arriverait s’il poussait les choses plus loin. Harry soutenait le regard des
yeux rouges. Il voulait que tout se passe vite, pendant qu’il pouvait encore tenir debout, avant qu’il ne
perde le contrôle de lui-même, avant qu’il ne trahisse sa peur…
Il vit alors la bouche remuer, puis il y eut un éclair de lumière verte et tout disparut.
— Je crois que tu as raison, lui dit-elle. C’est juste un conte moral, on voit tout de suite quel est le
meilleur cadeau, celui qu’on devrait choisir…
Tous trois parlèrent en même temps. Hermione dit :
— La cape.
Ron :
— La baguette.
Harry :
— La pierre.
Ils se regardèrent, moitié surpris, moitié amusés.
— Cette fille est trrrès jolie, remarqua Krum, ramenant Harry à l’instant présent. Krum montrait
Ginny qui venait de rejoindre Luna.
— Elle est aussi de ta famille ?
— Oui, répondit Harry, soudain irrité. Et elle a quelqu’un dans sa vie, du genre très jaloux. Un grand
type costaud. Il vaut mieux ne pas se trouver sur son chemin.
Krum poussa un grognement.
— À quoi serrrt-il d’êtrrre un joueurrr de Quidditch interrrnational si toutes les jolies filles sont déjà
prrrises ?
— Espèce de sale petit singe ! brailla Bellatrix. Comment oses-tu désarmer une sorcière, comment
oses-tu défier tes maîtres ?
— Dobby n’a pas de maître ! répliqua l’elfe d’une voix aiguë. Dobby est un elfe libre et Dobby est
venu sauver Harry Potter et ses amis !
La tante Pétunia fondit en larmes. Hestia Jones la regarda d’un air approbateur qui se transforma en une expression scandalisée lorsqu’elle la vit se précipiter pour étreindre Dudley et non pas Harry.
— C’est si… si gentil, mon Duddy…, sanglota-t-elle, la tête enfouie dans la poitrine massive de son fils. Qu… Quel adorable gar… çon… Di… Dire merci…
— Mais il n’a pas du tout dit merci ! s’indigna Hestia. Il a simplement dit qu’il ne pensait pas que Harry prenait inutilement de la place !
— Oui, mais venant de Dudley, ça équivaut à une déclaration d’amour, expliqua Harry.
Il était partagé entre l’agacement et l’envie de rire tandis que la tante Pétunia continuait de serrer Dudley contre elle comme s’il venait de sauver Harry en l’arrachant d’une maison en flammes.
— J’ai aperçu Stan Rocade… Vous savez, celui qui conduisait le Magicobus. Et j’ai essayé de le désarmer au lieu de… Il n’est pas conscient de ses actes, vous comprenez ? Il a dû subir le sortilège de l’Imperium !
Lupin parut effaré.
— Harry, le temps du sortilège de Désarmement est révolu ! Ces gens essayent de te capturer pour te tuer ! Tu peux au moins les stupéfixer si tu ne veux pas les tuer !
— Nous étions à des centaines de mètres d’altitude ! Stan n’est plus lui-même, si je l’avais stupéfixé, il serait tombé et serait mort aussi sûrement que si j’avais employé Avada Kedavra ! Expelliarmus m’a permis d’échapper à Voldemort, il y a deux ans, ajouta Harry d’un ton de défi.
Lupin lui rappelait Zacharias Smith le ricaneur, l’élève de Poufsouffle qui se moquait de Harry parce qu’il voulait enseigner le sortilège de Désarmement à l’armée de Dumbledore.
— En effet, Harry, dit Lupin, qui avait du mal à se contenir, et de nombreux Mangemorts en ont été témoins ! Pardonne-moi, mais c’était une réaction très inhabituelle pour quelqu’un qui se trouve sous la menace d’une mort imminente. Faire la même chose ce soir, devant des Mangemorts qui avaient assisté à la scène la première fois, ou qui en avaient entendu parler, équivalait à un suicide !
— Alors, vous pensez que j’aurais dû tuer Stan Rocade ? répliqua Harry avec colère.
— Bien sûr que non, reprit Lupin. Mais les Mangemorts – et en fait, quasiment tout le monde ! – se seraient attendus à ce que tu contre-attaques ! Expelliarmus est un sortilège utile, Harry, mais apparemment, les Mangemorts pensent que c’est ta signature et je te conjure de les démentir !
En entendant Lupin, Harry se sentit stupide, mais il restait encore en lui une trace de défi.
— Je n’ai pas l’intention de faire exploser les gens qui se trouvent sur mon chemin, simplement parce qu’ils sont là, dit-il. Ça, c’est le travail de Voldemort.
Par politesse, il but une gorgée du contenu de sa tasse et faillit s’étouffer : le breuvage était répugnant, on avait l’impression d’avaler sous une forme liquide des Dragées surprises de Bertie Crochue parfumées à la crotte de nez.
Harry en buvant l'infusion de Ravegourde de Xenophilius Lovegood
Personnages concernés : Harry Potter, Xenophilius Lovegood
Dudley se dégagea doucement de l’étreinte de sa mère et s’approcha de Harry qui dut réprimer l’envie de le menacer d’un sortilège. Dudley tendit alors sa grosse main rose.
— Ma parole, Dudley, dit Harry, sa voix couvrant de nouveaux sanglots de la tante Pétunia, les Détraqueurs t’auraient-ils insufflé une nouvelle personnalité ?
— Sais pas, grommela Dudley. À un de ces jours, Harry.
— Ouais…, répondit celui-ci en lui serrant la main. Peut-être. Prends bien soin de toi, Big D.
Ombrage tendit sa petite main. En cet instant, elle ressemblait tellement à un crapaud que Harry fut surpris de voir que ses doigts courts et boudinés n’étaient pas palmés.
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