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Harry Potter et l'Ordre du Phénix De son air absent, Luna dit qu’elle ignorait quand paraîtrait dans Le Chicaneur l’interview de Harry par Rita. Son père attendait un long et passionnant article sur des témoignages récents de gens qui avaient vu des Ronflaks Cornus…
— Bien entendu, c’est une nouvelle très importante, Harry devra donc attendre le numéro suivant, ajouta Luna.
Pour Harry, il n’avait pas été facile de parler de la nuit du retour de Voldemort. Rita lui avait demandé avec insistance tous les plus petits détails et, sachant que c’était pour lui l’occasion ou jamais de dire la vérité au monde, il lui avait raconté tout ce dont il se souvenait. Il se demandait comment allaient réagir les lecteurs. Beaucoup, sans doute, verraient dans cet article la confirmation qu’il était complètement fou, ne serait-ce que parce qu’il allait être publié à côté de franches idioties concernant les Ronflaks Cornus.
— Notre nouvelle… directrice - le professeur McGonagall prononça ce mot avec la même expression que celle de la tante Pétunia lorsqu’elle se trouvait confrontée à une tache particulièrement tenace - a demandé aux responsables des maisons de prévenir les élèves que toute tentative de tricherie sera très sévèrement punie car, bien sûr, les résultats de vos examens refléteront le nouveau régime imposé par la direction de l’école…
Le professeur McGonagall laissa échapper un infime soupir. Harry vit frémir les narines de son nez pointu.
— Ce n’est cependant pas une raison pour ne pas donner le meilleur de vous-mêmes. Vous devez d’abord penser à votre propre avenir.
— Le Moine Gras m’a dit - Ernie baissa la voix avec des airs de conspirateur, obligeant Harry, Ron et Hermione à se rapprocher de lui pour l’entendre - qu’Ombrage a essayé d’entrer dans son bureau la nuit dernière, après qu’on l’a cherché partout dans le château et dans le parc. Elle n’a pas réussi à passer la gargouille. Le bureau s’est fermé hermétiquement devant elle, dit-il avec un sourire goguenard. Il paraît qu’elle a piqué une assez belle crise de rage.
— Elle devait sûrement s’imaginer trônant à la place du directeur, dit Hermione d’un ton hargneux tandis qu’ils montaient les marches de pierre qui menaient dans le hall d’entrée. Elle se voyait déjà régenter tous les autres profs, cette espèce de stupide vieille boursouflure assoiffée de pouvoir…
— Tu veux peut-être encore ajouter quelque chose, Granger ?
Drago Malefoy avait surgi de derrière la porte, suivi de Crabbe et de Goyle.
Les obligations qui incombaient à Ron et à Hermione dans leur rôle de préfets devinrent également de plus en plus écrasantes à mesure que Noël approchait. On fit appel à eux pour superviser la décoration du château (« Essaye donc de poser des guirlandes quand c’est Peeves qui tient l’autre bout et qu’il cherche à t’étrangler avec », dit Ron), surveiller les première et les deuxième année qui devaient passer leurs récréations à l’intérieur du château à cause du froid (« Ils sont d’une insolence incroyable, ces petits morveux, on n’était sûrement pas aussi mal élevés quand on était en première année », dit encore Ron), et patrouiller dans les couloirs en alternance avec Rusard qui pressentait que l’esprit de Noël pourrait bien se traduire par une multiplication de duels magiques (« Il a de la bouse de dragon à la place du cerveau, celui-là », commenta Ron avec fureur).
— Tu écoutais les informations ! Encore ?
— Elles changent tous les jours, vous savez ? dit Harry.
[...]
— Nous savons que tu mijotes quelque chose de louche, assura la tante Pétunia.
— Nous ne sommes pas stupides, tu sais ? dit l’oncle Vernon.
— Ça, au moins, c’est une information, répliqua Harry.
— C’est de la folie, murmura Ron en passant précautionneusement la main le long de l’encolure du cheval. Une vraie folie… Si seulement je pouvais le voir…
— Espère plutôt que tu ne le verras jamais, dit sombrement Harry.
A propos des Sombrals
Personnages concernés : Ron Weasley, Harry Potter
Bien que vous ne soyez même pas capable de prévoir le temps qu’il fera demain, vous auriez dû deviner que vos piteuses performances au cours de mes inspections et votre absence totale de progrès par la suite rendaient votre renvoi inévitable.
— Vous… Vous ne pouvez pas faire ça ! s’écria le professeur Trelawney, des larmes ruisselant derrière ses énormes lunettes. Vous ne… vous ne pouvez pas me renvoyer ! Je… Je suis ici depuis seize ans ! P-Poudlard est ma m-maison !
— C’était votre maison, rectifia le professeur Ombrage.
— … et si elle t’attrape, non seulement tu seras renvoyé mais elle devinera que tu parlais à Sniffle et cette fois, je suis sûre qu’elle te forcera à boire du Veritaserum pour que tu répondes à ses questions…
— Hermione, chuchota Ron avec indignation, est-ce que tu vas cesser de harceler Harry et écouter ce que dit Binns ? Sinon, je serai obligé de prendre des notes moi-même !
— Eh bien, prends donc des notes pour changer, ça ne te tuera pas !
— Tu vas payer, dit Malefoy d’une voix qui n’était plus qu’un murmure. C’est moi qui te ferai payer ce que tu as fait à mon père.
— Me voilà terrifié, répliqua Harry d’un ton sarcastique. J’imagine que Lord Voldemort n’est qu’un hors-d’oeuvre à côté de vous trois. Eh bien, qu’est-ce qu’il y a ? ajouta-t-il en voyant Malefoy, Crabbe et Goyle horrifiés à l’évocation du nom. C’est un copain de ton père, non ? Tu n’as pas peur de lui, quand même ?
— Kreattur est un immonde… menteur… il mérite…
— Kreattur est ce que les sorciers en ont fait, Harry, répondit Dumbledore. [...] Sirius ne détestait pas Kreattur, il le considérait simplement comme un serviteur qui ne mérite pas beaucoup d’intérêt. L’indifférence, la négligence, font parfois beaucoup plus de dégâts que l’hostilité déclarée… La fontaine que nous avons détruite cette nuit racontait un mensonge. Nous les sorciers avons maltraité trop longtemps les êtres qui nous sont proches et nous récoltons aujourd’hui ce que nous avons semé.
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