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Harry Potter et les Reliques de la Mort Des jets de lumière jaillirent dans toutes
les directions et l’homme qui affrontait Percy se hâta de battre en retraite. Son capuchon glissa alors de sa tête et ils virent un front bombé, des cheveux noirs parsemés d’argent…
— Bonjour, monsieur le ministre ! s’écria Percy.
Il lança un maléfice droit sur Thicknesse qui lâcha sa baguette et crispa les mains sur sa poitrine, visiblement très mal en point.
— Vous ai-je informé de ma démission ?
— Ma parole, Perce, c’est de l’humour ! s’exclama Fred tandis que le Mangemort qu’il combattait s’effondrait sous le choc de trois sortilèges de Stupéfixion simultanés.
Thicknesse était tombé par terre et de minuscules piquants jaillissaient sur toute la surface de son corps. Il semblait se transformer en une sorte d’oursin. Fred regarda Percy d’un air réjoui.
— Tu as vraiment fait de l’humour, Perce… Je crois que je ne t’avais plus entendu dire quelque
chose de drôle depuis que tu…
— Et maintenant… Piertotum locomotor ! s’écria le professeur McGonagall.
Tout au long du couloir, les statues et les armures sautèrent aussitôt de leurs piédestals et quand il entendit le fracas qui provenait des autres étages, Harry sut que toutes les statues et armures du château avaient fait de même.
— Poudlard est menacé ! hurla le professeur McGonagall. Postez-vous le long des enceintes,
protégez-nous, faites votre devoir envers notre école !
Scrimgeour se pencha à nouveau et posa le Vif d’or, lentement, délibérément, dans la paume de Harry.
Rien ne se produisit. Lorsque Harry referma les doigts sur le Vif, ses ailes fatiguées battirent un instant puis s’immobilisèrent. Scrimgeour, Ron et Hermione observaient avec des yeux avides la petite balle à moitié cachée, comme s’ils espéraient qu’elle allait se transformer en quelque chose d’autre.
— Voilà qui est spectaculaire, dit froidement Harry.
Ron et Hermione éclatèrent de rire.
— Voulez-vous rester dîner ? lança-t-il en redescendant les marches. Tout le monde nous demande
toujours notre recette de soupe aux Boullus d’eau douce. [Xenophilius Lovegood]
— Sans doute pour la communiquer au service des poisons de Ste Mangouste, chuchota Ron.
— Tu te sens bien ? s’inquiéta Hermione, suffisamment proche à présent pour voir le visage de Harry. Tu as une mine épouvantable !
— En tout cas, répondit Harry d’une voix tremblante, j’ai sûrement meilleure mine qu’Ollivander…
Lorsqu’il leur eut raconté ce qu’il venait de voir, Ron sembla consterné. Hermione, elle, était absolument terrifiée.
— Pourtant, en principe, c’était fini ! Ta cicatrice… Elle ne devait plus te faire mal ! Tu ne dois pas laisser ce contact se rétablir… Dumbledore voulait que tu fermes ton esprit !
Voyant qu’il ne répondait pas, elle lui saisit le bras.
— Harry, il est en train de s’emparer du ministère, des journaux et de la moitié du monde des sorciers ! Ne le laisse pas entrer dans ta tête, en plus !
— Si vous allez à Gryffondor, vous rejoindrez les courageux ! Comme mon père.
Rogue émit une petite exclamation méprisante. James reporta son attention sur lui.
— Ça te pose un problème ?
— Non, répondit Rogue, bien que son léger ricanement indiquât le contraire. Si tu préfères le biceps
à l’intellect…
— Et toi, où comptes-tu aller, étant donné que tu n’as ni l’un ni l’autre ? lança Sirius.
Agité et irritable, Ron avait contracté une manie agaçante qui consistait à
jouer dans sa poche avec le Déluminateur. Hermione en était particulièrement exaspérée car, pour passer
le temps en attendant le retour de Kreattur, elle étudiait Les Contes de Beedle le Barde et n’appréciait
guère que les lumières ne cessent de s’éteindre et de se rallumer.
— Tu vas arrêter ça, oui s’écria-t-elle.
C’était la troisième soirée d’absence de Kreattur et les lumières venaient à nouveau de s’éteindre
dans le salon.
— Désolé, désolé ! répondit Ron en actionnant le Déluminateur pour rallumer les lampes. Je le fais
sans y penser.
— Tu ne pourrais pas trouver quelque chose de plus utile pour t’occuper ?
— Quoi, par exemple ? Lire des contes pour les mômes ?
— Dumbledore m’a légué ce livre, Ron…
— Et moi, il m’a légué le Déluminateur. C’était peut-être pour que je m’en serve !
— Harry Potter est mort ! Comprenez-vous maintenant, vous qui vous êtes bercés d’illusions ? Il
n’était rien, n’a jamais rien été, qu’un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui ! [...] Il a été tué en tentant de s’enfuir subrepticement dans le parc du château, reprit Voldemort – on
sentait dans sa voix qu’il se délectait de son mensonge –, il a été tué en essayant de sauver sa propre vie.
Puis une silhouette se leva à la table des Serpentard et il reconnut Pansy Parkinson qui tendit un bras tremblant et hurla :
— Mais il est là ! Potter est là ! Que quelqu’un l’attrape !
Avant que Harry ait pu ouvrir la bouche, il y eut un mouvement collectif. Devant lui, les Gryffondor s’étaient dressés et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais aux Serpentard. Puis les Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy. Harry, impressionné, bouleversé, vit des baguettes magiques jaillir de partout, sortant de sous les capes ou de l’intérieur des manches.
— Merci, Miss Parkinson, dit le professeur McGonagall d’un ton cassant. Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous.
— Et nos affaires ? lança une fille à la table des Serdaigle. Nos valises, nos hiboux ?
— Nous n’avons pas le temps de les prendre, expliqua le professeur McGonagall. L’important, c’est que vous sortiez d’ici en toute sécurité.
— Où est le professeur Rogue ? cria une fille à la table des Serpentard.
— Quelqu’un parlait de valises, eh bien, lui, pour employer une expression familière, il s’est fait la malle, répliqua le professeur McGonagall.
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