Votre recherche :Tome :
Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé — Vous voyez ça ? Vous le voyez ? Et vous savez ce que c’est ? Vous savez d’où ça vient ? Des
siècles qu’elle est dans la famille, parce que nous existons depuis des siècles, figurez-vous, et il n’y a jamais eu que du sang pur parmi nous ! Vous savez combien on m’en a offert, avec les armoiries des Peverell gravées sur la pierre ?
Elvis Gaunt à Bob Ogden
Personnages concernés : Elvis Gaunt, Bob Ogden
— Dumbledore affirme qu’on pardonne plus facilement aux autres d’avoir eu tort que d’avoir eu raison, déclara Hermione. Je l’ai entendu dire ça à ta mère, Ron.
— Tout à fait le genre de trucs dingues que peut raconter Dumbledore, commenta Ron.
— Ce collier est-il à vendre ? demanda-t-elle en s’arrêtant devant une vitrine.
— Oui, si vous disposez de mille cinq cents Gallions, répondit froidement Barjow.
— Oh… heu… non, je n’ai pas tout à fait assez, dit Hermione qui fit encore quelques pas. Et cette… charmante petite… heu… tête ?
— Seize Gallions.
— Ah, elle est donc à vendre ? Vous ne l’avez pas mise de côté pour… pour quelqu’un ?
Barjow la regarda en plissant les paupières. Harry eut la très désagréable impression qu’il savait exactement ce qu’Hermione avait en tête. Apparemment, elle aussi s’était sentie démasquée car elle décida soudain d’abandonner toute prudence.
— Voilà, en fait, le… heu… garçon qui vient de sortir de chez vous, Drago Malefoy, est un de mes amis et je voudrais lui acheter un cadeau pour son anniversaire, mais s’il a déjà fait mettre un objet de côté, je ne voudrais pas risquer de lui offrir la même chose, alors… heu…
Son histoire ne tenait pas debout, estima Harry, et de toute évidence, Barjow pensait la même chose.
— Dehors, ordonna-t-il sèchement. Sortez d’ici ! [...]
— Bah, dit Ron, en recouvrant Hermione de la cape. Ça valait la peine d’essayer mais tu as peut-être été un peu trop directe…
— Eh bien, la prochaine fois, tu me montreras comment on doit s’y prendre, monsieur le maître du Mystère ! répliqua Hermione d’un ton abrupt.
— Tu m’as dit alors, deux ans plus tard, que la nuit où Voldemort a réintégré son corps, il a fait aux Mangemorts une déclaration très révélatrice et très alarmante : « Moi qui suis allé plus loin que quiconque sur le chemin qui mène à l’immortalité. » Ce sont les paroles que tu m’as rapportées. « Plus loin que quiconque…» Je pensais savoir ce que cela signifiait, même si les Mangemorts, eux, l’ignoraient. C’était une référence à ses Horcruxes. Ses Horcruxes au pluriel, Harry, ce dont aucun autre sorcier n’avait jamais disposé jusqu’alors, j’en suis convaincu. Tout se tenait : Lord Voldemort semblait devenir de moins en moins humain à mesure que les années passaient et sa transformation ne pouvait s’expliquer à mes yeux que par la mutilation qu’avait subie son âme, au-delà des limites de ce qu’on appelle habituellement le royaume du Mal…
— On a les essais de Quidditch, ce matin ! fit remarquer Ron. Et on est censés s’entraîner au sortilège de l’Aguamenti pour Flitwick ! De toute façon, qu’est-ce qu’il y a à expliquer ? Comment lui dire qu’on détestait sa stupide matière ?
— On ne la détestait pas ! protesta Hermione.
— Parle pour toi, répliqua Ron, la mine sombre. Je n’ai pas oublié les Scroutts. Et maintenant, je peux te le dire, on l’a échappé belle. Tu ne l’as pas entendu dans ses grands discours sur son crétin de frère – si on était restés à ses cours, on aurait fini par apprendre à Graup comment faire un noeud à ses lacets.
— Ça ne me plaît pas du tout d’être en froid avec Hagrid, dit Hermione qui paraissait bouleversée.
— On ira le voir après le Quidditch, lui assura Harry.
Hagrid lui manquait à lui aussi même si, tout comme Ron, il estimait préférable que Graup soit absent de leur vie.
— Je suis sûre que Dumbledore aurait voulu que l’école reste ouverte, dit le professeur Chourave. Je pense que, même s’il n’y avait qu’un seul élève qui veuille suivre ses études ici, l’école devrait rester ouverte pour lui.
— Mon cher Premier Ministre, vous n’allez quand même pas penser que je suis toujours ministre de la Magie après tout cela ? J’ai été remercié il y a trois jours ! La communauté des sorciers au complet a hurlé pendant deux semaines pour exiger ma démission. Je ne les avais jamais vus aussi unis tout au long de mon mandat ! dit Fudge en essayant courageusement de sourire.
— Comment avez-vous réussi à sortir du château ?
— Je crois que Rusard a oublié de verrouiller la porte, répondit Harry d’un ton enjoué.
Il fut ravi de voir Slughorn se renfrogner.
— Je vais le signaler. Si vous voulez mon avis, ce personnage s’occupe beaucoup plus de ce que les élèves jettent par terre que de leur sécurité.
Il s’allongea tout habillé sur son lit, le regard perdu. Il n’éprouvait aucune curiosité à l’égard de R.A.B. Il lui semblait même qu’il n’éprouverait plus jamais de curiosité pour quoi que ce soit. Étendu sous son baldaquin, il s’aperçut soudain que le parc était redevenu silencieux. Fumseck ne chantait plus.
Il sut alors, bien qu’il eût été incapable de dire comment il le savait, que le phénix était parti, qu’il avait à jamais quitté Poudlard, tout comme Dumbledore avait quitté son école, avait quitté le monde… avait quitté Harry.
— Plutôt louche, non ? murmura-t-il en s’adressant à Ron. Que Malefoy ne joue pas ?
— J’appellerais plutôt ça de la chance, répondit Ron, qui paraissait un peu plus animé. Et Vaisey aussi est forfait, c’est leur meilleur marqueur, je n’avais pas très envie de… Hé ! s’écria-t-il soudain.
Il était en train d’enfiler ses gants de gardien et interrompit son geste en regardant Harry.
— Quoi ?
— Je… Tu…
Ron avait baissé la voix. Il semblait à la fois effrayé et surexcité.
— Mon verre… Mon jus de citrouille… tu n’as pas…
Harry haussa les sourcils et répondit simplement :
— On commence dans cinq minutes, tu ferais bien de mettre tes bottes.
Page 10 sur 22
215 résultats