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Albus Dumbledore — Ah, bonsoir, Harry, lança Dumbledore en le regardant derrière ses lunettes en demi-lune avec un air de grande satisfaction. Très bien, parfait.
Ces paroles eurent le don d’échauffer l’oncle Vernon.
Jamais il ne pourrait s’entendre avec quelqu’un qui regardait Harry en disant « très bien, parfait ».
— Je ne voudrais pas paraître impoli…, commença-t-il d’un ton où l’impolitesse menaçait à chaque mot.
— … malheureusement, l’impolitesse accidentelle se manifeste à une fréquence alarmante, acheva Dumbledore avec gravité. Et dans ces cas-là, mon cher monsieur, il vaut mieux ne rien dire du tout.
Sa cicatrice continuait de le brûler mais il maîtrisait la douleur. Bien qu’il la ressentît, elle était comme séparée de lui. Il parvenait enfin à se contrôler, à fermer son esprit à Voldemort, ce que Dumbledore voulait précisément qu’il apprenne de Rogue. De même que Voldemort n’avait pas réussi à
posséder Harry pendant qu’il se consumait de chagrin pour Sirius, de même ses pensées ne pouvaient pénétrer son esprit en cet instant où il pleurait Dobby. La peine qu’il éprouvait semblait chasser Voldemort de sa tête… Mais Dumbledore aurait dit, bien sûr, que c’était plutôt l’amour…
— Mais il n’est venu à l’idée d’aucun d’entre vous de garder quelques
Serpentard en otages ? Parmi les élèves que vous avez mis à l’abri, il y a des enfants de Mangemorts. N’aurait-il pas été un peu plus intelligent de les enfermer ici ? [Abelforth Dumbledore]
— Ça ne suffirait pas à arrêter Voldemort, répliqua Harry, et votre frère n’aurait jamais agi de cette
manière.
— Les reliques, les reliques, murmura Dumbledore. Un rêve que poursuit l’homme avec acharnement !
— Mais elles sont réelles ! [Harry]
— Réelles et dangereuses, un leurre pour les sots, répliqua Dumbledore. Et sot, je l’étais tellement. [...] Maître de la Mort, Harry, maître de la Mort ! Étais-je finalement meilleur que Voldemort ?
— Mais je ne pense pas me tromper en affirmant que tu n’as jamais raconté à personne que tu la connaissais en détail ?
— C’est vrai, répondit Harry.
— Une sage décision, dans l’ensemble, approuva Dumbledore. Je crois pourtant que tu pourrais faire une entorse à ce principe au bénéfice de tes amis, Mr Ronald Weasley et Miss Hermione Granger. Oui, poursuivit-il en voyant la réaction de surprise de Harry, je pense qu’ils devraient savoir. Tu leur rends un mauvais service en ne leur confiant pas quelque chose d’aussi important pour eux.
— Dumbledore affirme qu’on pardonne plus facilement aux autres d’avoir eu tort que d’avoir eu raison, déclara Hermione. Je l’ai entendu dire ça à ta mère, Ron.
— Tout à fait le genre de trucs dingues que peut raconter Dumbledore, commenta Ron.

DUMBLEDORE
Si vous réussissez ce soir, plus d’un innocent aura la vie sauve. Trois tours devraient suffire je pense.
— Pourquoi fallait-il que vous rendiez les choses si difficiles ? [Harry]
Dumbledore eut un sourire timide.
— J’ai peur de le dire, mais je comptais sur Miss Granger pour te ralentir, Harry. Je craignais que ton tempérament emporté ne domine ton bon coeur. Je redoutais qu’en t’exposant ouvertement la vérité sur ces objets tentateurs, tu ne t’empares des reliques comme je l’ai fait, au mauvais moment et pour de mauvaises raisons. Si tu parvenais à mettre la main dessus, je voulais que tu les possèdes sans courir de danger. Tu es le vrai maître de la Mort parce que, la mort, le vrai maître ne cherche pas à la fuir. Il accepte le fait qu’il doit mourir et comprend qu’il y a dans le monde des vivants des choses pires, bien
pires, que la mort.
— Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n’est pas réel ?
— Tu m’as dit alors, deux ans plus tard, que la nuit où Voldemort a réintégré son corps, il a fait aux Mangemorts une déclaration très révélatrice et très alarmante : « Moi qui suis allé plus loin que quiconque sur le chemin qui mène à l’immortalité. » Ce sont les paroles que tu m’as rapportées. « Plus loin que quiconque…» Je pensais savoir ce que cela signifiait, même si les Mangemorts, eux, l’ignoraient. C’était une référence à ses Horcruxes. Ses Horcruxes au pluriel, Harry, ce dont aucun autre sorcier n’avait jamais disposé jusqu’alors, j’en suis convaincu. Tout se tenait : Lord Voldemort semblait devenir de moins en moins humain à mesure que les années passaient et sa transformation ne pouvait s’expliquer à mes yeux que par la mutilation qu’avait subie son âme, au-delà des limites de ce qu’on appelle habituellement le royaume du Mal…
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