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Cornelius Fudge — Monsieur le ministre m’a informé de la chance que vous venez d’avoir, Potter, dit Mr Malefoy d’une voix traînante. Très étonnant de voir comment vous arrivez toujours à vous sortir des situations les plus inextricables en vous tortillant… à la manière d’un serpent, en fait.
— Pendant ce temps, on m’avait offert le poste de ministre de la Magie, non
pas une mais plusieurs fois Naturellement, j’ai refusé. J’avais appris qu’il valait mieux ne pas me confier le pouvoir.
— Mais vous auriez été bien, bien meilleur que Fudge ou que Scrimgeour ! s’exclama Harry.
— Vraiment ? demanda Dumbledore d’un ton lourd. Je n’en suis pas si sûr. J’avais donné la preuve, dans mes jeunes années, que le pouvoir était ma faiblesse et ma tentation. C’est une chose curieuse à
dire, Harry, mais peut-être que les plus aptes à exercer le pouvoir sont ceux qui ne l’ont jamais recherché. Ceux qui, comme toi, reçoivent la responsabilité du commandement et endossent ce manteau parce qu’ils le doivent, puis s’aperçoivent, à leur grande surprise, qu’ils le portent très bien.
— Dans ce cas, avait repris le Premier Ministre d’une voix chevrotante, pourquoi un ancien Premier Ministre ne m’a-t-il pas averti…
Fudge avait franchement éclaté de rire.
— Mon cher Premier ministre, allez-vous, vous-même, raconter cela à quelqu’un ?
— Eh bien, eh bien, eh bien… j’étais venu ce soir en m’attendant à renvoyer Potter et au lieu de ça… [Fudge]
— Au lieu de ça, vous allez m’arrêter, coupa Dumbledore avec un sourire. C’est comme si vous aviez perdu une Noise pour trouver un Gallion, n’est-ce pas ?
— Vous accordez beaucoup trop d'importance, comme vous l'avez toujours fait, à la prétendue pureté du sang ! Vous refusez de reconnaître que ce qui compte, ce n'est pas la naissance, mais ce que l'on devient ! Votre Détraqueur a supprimé le dernier membre d'une des plus anciennes familles de sang pur et voyez ce que cet homme avait choisi de faire de sa vie ! Je vous le dis maintenant : prenez les mesures que je vous ai suggérées et vous laisserez le souvenir, dans votre administration et ailleurs, de l'un des plus courageux et des plus grands ministres de la Magie qu'on ait jamais connus. Renoncez à agir et l'histoire se souviendra de vous comme de l'homme dont la faiblesse aura donné à Lord Voldemort une deuxième chance de détruire le monde que nous avons essayé de reconstruire !
— Espèce d'idiot ! s'écria le professeur McGonagall. Cedric Diggory ! Mr Croupton ! Ces assassinats ne sont pas l'oeuvre d'un simple fou qui frappe au hasard !
— Ne vous inquiétez pas, avait-il répété. Il y a tout à parier que vous ne me reverrez plus. Je ne viendrai vous embêter que s’il se passe quelque chose de vraiment grave de notre côté, quelque chose qui risque d’affecter les Moldus – ou plutôt la population non magique, devrais-je dire. Sinon, que chacun mène sa vie sans s’occuper des autres. Je dois reconnaître que vous prenez cela beaucoup mieux que votre prédécesseur. Lui a essayé de me jeter par la fenêtre, il pensait qu’il s’agissait d’un canular monté par l’opposition.
Cornelius Fudge au Premier Ministre Moldu
Personnages concernés : Cornelius Fudge, Premier Ministre
— Vous... vous ne parlez pas sérieusement ! balbutia Fudge en reculant encore d'un pas. Si la communauté des sorciers apprenait que j'ai approché les géants... Tout le monde les déteste, Dumbledore... Ce serait la fin de ma carrière...
— Vous êtes aveuglé par l'amour de votre fonction, Cornelius ! lança Dumbledore, le regard flamboyant.
— Ah, j’allais oublier, avait ajouté Fudge. Nous allons faire venir de l’étranger trois dragons et un sphinx pour le Tournoi des Trois Sorciers, simple routine, mais le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques m’a rappelé que le règlement obligeait à vous avertir lorsqu’on amène dans le pays des animaux hautement dangereux.
— Je… Quoi ? Des dragons ? balbutia le Premier Ministre.
— Oui, trois, répondit Fudge. Et un sphinx. Voilà, bonne journée.
— Vous allez maintenant être escorté jusqu’au ministère où une inculpation officielle vous sera notifiée, puis vous serez envoyé à Azkaban en attendant le procès !
— Ah oui, bien sûr, dit Dumbledore avec douceur, je pensais bien que nous allions en arriver à cette petite difficulté.[...] Voilà… Il semble que vous entreteniez l’illusion selon laquelle je serais disposé à obéir… Quelle est la formule, déjà ? Ah, oui… sans opposer de résistance. Or je crois bien que je vais en opposer une, justement. Car, voyez-vous, Cornélius, je n’ai aucune intention de me laisser envoyer à Azkaban. Oh, bien sûr, je pourrais m’en évader, mais quelle perte de temps et, très franchement, il y a tant de choses plus utiles que j’aimerais mieux faire à la place.