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Ginny Weasley GINNY
Tu sais, quand j’ai ouvert la Chambre des Secrets – après avoir été ensorcelée par Voldemort avec cet horrible journal intime et avoir presque tout détruit…
HARRY
Je m’en souviens.
GINNY
Quand je suis sortie de l’hôpital, tout le monde s’est détourné de moi, on ne me parlait plus – sauf le garçon qui avait tout pour lui et qui est venu dans la salle commune de Gryffondor me proposer une partie de Bataille explosive. Les gens pensent tout savoir sur toi, mais tes meilleurs moments sont – et ont toujours été – ceux où tu te montres héroïque d’une manière très discrète. Le point où je veux en venir, c’est que – lorsque tout ça sera terminé… essaye simplement de te rappeler, si tu le peux – que parfois, les gens – et surtout les enfants – ont simplement besoin d’avoir quelqu’un avec qui jouer à la Bataille explosive.
HARRY
Tu crois que c’est ça qui nous manque – une partie de Bataille explosive ?
GINNY
Non. Mais l’amour que j’ai senti chez toi ce jour-là – je ne suis pas sûre qu’ Albus le ressente.
Mais au moment où Harry écartait la tapisserie qui masquait leur habituel raccourci vers la tour de Gryffondor, ils virent Dean et Ginny, étroitement enlacés, qui s’embrassaient furieusement comme s’ils avaient été collés l’un à l’autre.
Harry eut alors l’impression qu’une grosse créature couverte d’écailles prenait vie dans son ventre, lui griffait les entrailles. Il lui semblait qu’un sang brûlant inondait son cerveau, annihilant toute pensée, ne laissant plus qu’un désir sauvage de transformer Dean en un tas de gelée.
HARRY
Je dois protéger Albus.
DRAGO
Mon père aussi pensait qu’il me protégeait. La plupart du temps. Mais il arrive un moment où il faut choisir ce que l’on veut être. Et je peux te dire que quand ce moment-là est arrivé, on a besoin d’un parent ou d’un ami. Alors, si on en est venu à haïr ses parents et qu’on n’a pas d’amis… on se retrouve tout seul. C’est tellement dur d’être tout seul. Moi, j’étais seul. Et c’est ça qui m’a projeté dans un monde vraiment sombre. Pendant longtemps. Tom Jedusor était également un enfant solitaire. Tu ne peux pas comprendre ça, Harry, mais moi, je le peux…
Et je pense que Ginny aussi peut le comprendre.
GINNY
Il a raison.
— Une fois de plus [dit Bellatrix], tu étais absent pendant que les autres affrontaient le danger [au Ministère], n’est-ce pas, Rogue ?
— J’avais reçu l’ordre de rester en arrière. Peut-être n’es-tu pas d’accord avec le Seigneur des Ténèbres, peut-être penses-tu que Dumbledore n’aurait rien remarqué si j’avais combattu l’Ordre du Phénix aux côtés des Mangemorts ? Et – pardonne-moi – mais quand tu parles de danger… vous aviez en face de vous six adolescents, je crois ?
GINNY
Harry, est-ce qu’Albus est en danger ?
HARRY pâlit.
HARRY
Je pense que nous le sommes tous.
HARRY
Albus. Albus, ça va ?
SCORPIUS (fou de joie)
Harry ! C’est Harry Potter ! Et Ginny. Et le professeur McGonagall. Et papa. Mon père. Salut. Papa.
DRAGO
Bonjour, Scorpius.
DRAGO
Hermione et Harry n’ont rien fait de mal, ils ont au contraire essayé de nous protéger tous. S’ils sont coupables, je le suis également.
HERMIONE regarde sa cohorte d’alliés – elle est émue. RON se joint à eux sur l’estrade.
RON
Je veux simplement dire… je ne savais pas grand-chose de tout ça, donc je ne peux pas me sentir responsable – et d’ailleurs, je suis sûr que mes enfants n’ont rien à voir là-dedans –, mais si tous ces gens sont là, alors je suis avec eux.
ALBUS
Non. Pas tous les jours. James dit que la plupart des élèves ne reçoivent des lettres de chez eux qu’une fois par mois. Je ne voudrais pas que…
HARRY
Nous avons écrit à ton frère trois fois par semaine, l’année dernière.
ALBUS
Quoi ? James !
ALBUS lance à JAMES un regard
accusateur.
GINNY
Eh oui. Il ne faut pas croire tout ce qu’il te raconte sur Poudlard. Il aime bien se moquer de toi, ton frère.
— Tu crois que j’aurai plus de chance à la cinquante-septième fois ? demanda Harry d’un ton amer.
— De la chance, répéta soudain Ron. Harry, voilà la solution… Arrange-toi pour avoir de la chance !
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— C’est simple : utilise ta potion !
— Ron… voilà la bonne idée ! s’exclama Hermione qui paraissait stupéfaite. Bien entendu ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
Harry les regarda tous les deux.
— Felix Felicis ? dit-il. Je ne sais pas… Je la mettais de côté pour…
— Pour quoi ? demanda Ron, incrédule.
— Qu’y a-t-il de plus important que ce souvenir ? interrogea Hermione.
Harry ne répondit pas. L’image du petit flacon doré avait flotté dans un coin de sa tête pendant un certain temps. De vagues plans informulés, concernant la séparation de Ginny d’avec Dean et la joie de Ron de voir qu’elle avait trouvé un nouveau petit ami, avaient mijoté dans les profondeurs de son cerveau sans remonter à la surface, sauf dans ses rêves ou dans les brumes d’un demi-sommeil, avant de se réveiller…
DELPHI (véritablement pitoyable)
Alors, il faut me tuer.
HARRY réfléchit un moment.
HARRY
Je ne peux pas faire ça non plus…
ALBUS
Quoi ? Mais papa ? Elle est dangereuse.
HARRY
Non, Albus…
ALBUS
C’est une criminelle – je l’ai vue tuer…
HARRY se retourne. Il regarde son fils, puis GINNY.
HARRY
Oui, Albus. C’est une criminelle. Et pas nous.
HERMIONE
Nous devons être meilleurs qu’eux.
RON
Ouais, c’est agaçant, mais c’est ce qu’on a appris.
DELPHI
Emparez-vous de mon esprit. De ma mémoire. Faites-moi oublier qui je suis.
RON
Non. On te ramènera dans notre temps.
HERMIONE
Et tu iras à Azkaban. Comme ta mère.
DRAGO
Où tu pourriras.