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Ginny Weasley — Vous m’écrirez, hein ? demanda aussitôt Albus, tirant profit de l’absence momentanée de son frère.
— Tous les jours, si tu veux, proposa Ginny.
— Pas tous les jours, répliqua précipitamment Albus. James dit que la plupart des élèves ne reçoivent des lettres de chez eux qu’une fois par mois.
— Nous avons écrit à James trois fois par semaine, l’année dernière, dit Ginny.
— Et il ne faut pas croire tout ce qu’il te raconte sur Poudlard, ajouta Harry. Il aime bien se moquer de toi, ton frère.
— C’est fou ce qu’il pense aux autres, ronronna Fleur en caressant le nez de Bill avec adoration.
Derrière le dos de Fleur, Ginny fit semblant de vomir dans son bol de céréales. Harry s’étrangla en avalant des corn flakes de travers et Ron lui tapa dans le dos.
— Comment tu te sens ? demanda Hermione.
— Très bien, assura Harry avec raideur.
— Ne mens pas, Harry, répliqua-t-elle d’un ton agacé. Ron et Ginny m’ont dit que tu te cachais de tout le monde depuis ton retour de Ste Mangouste.
— Ah, ils ont dit ça ?
Harry jeta à Ron et à Ginny un coup d’oeil furieux. Ron baissa les yeux, mais Ginny ne manifesta aucun embarras.
— En tout cas, c’est ce que tu as fait ! dit-elle. Et tu ne nous regardes même plus !
— C’est vous qui ne me regardez plus ! dit Harry avec colère.
— Peut-être que vous vous regardez à tour de rôle mais jamais en même temps, suggéra Hermione, les coins de sa bouche frémissant en un sourire.
Ron paraissait ravi d’avoir mis fin à sa liaison avec Lavande. Hermione aussi avait l’air joyeux, mais quand on lui demandait ce qui la faisait sourire ainsi, elle se contentait de répondre : « C’est une belle journée. » Ni l’un ni l’autre ne semblait avoir remarqué qu’un féroce combat s’était engagé dans l’esprit de Harry :
C’est la soeur de Ron.
Mais elle a laissé tomber Dean !
Elle reste la soeur de Ron.
Je suis son meilleur ami !
Ce serait encore pire.
Si je lui parle d’abord.
Il te casserait la figure.
Et si je m’en fiche ?
C’est ton meilleur ami !
— Dumbledore nous a raconté comment tu l’avais sauvé grâce au bézoard, sanglota-t-elle. Oh, Harry, je ne sais pas quoi te dire… Tu as sauvé Ginny… Tu as sauvé Arthur… Maintenant, tu sauves Ron…
— Oh, il ne faut pas… je n’ai…, marmonna Harry, mal à l’aise.
— Quand j’y pense, la moitié de notre famille te doit la vie, déclara Mr Weasley, la gorge serrée. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on a eu de la chance le jour où Ron a décidé de s’asseoir pour la première fois dans ton compartiment du Poudlard Express, Harry.
Ginny et Demelza marquèrent chacune un but, donnant ainsi aux supporters rouge et or une occasion de hurler leur joie. Puis Cadwallader égalisa avec un nouveau but mais Luna ne semblait pas l’avoir remarqué. Elle paraissait se désintéresser de choses aussi bassement matérielles que le score et s’efforçait plutôt d’attirer l’attention de la foule sur la forme particulière d’un nuage ou sur l’éventualité que Zacharias Smith, qui n’avait pas réussi jusqu’à présent à conserver le Souafle plus d’une minute, soit atteint d’une maladie appelée la « perdantinite ».
— On a gagné ! hurla Ron qui avait surgi devant lui en brandissant la coupe d’argent sous son nez. On a gagné ! Quatre cent cinquante à cent quarante ! On a gagné !
Harry tourna la tête et vit Ginny courir vers lui. Elle se jeta dans ses bras, le visage résolu, le regard flamboyant. Alors, sans réfléchir, sans l’avoir prévu, sans se soucier des cinquante personnes qui les regardaient, Harry l’embrassa.
Au bout d’un long moment – il n’avait plus de notion du temps, il pouvait s’être passé une demi-heure ou même plusieurs jours sous un soleil radieux –, ils relâchèrent leur étreinte. Un grand silence s’était installé autour d’eux. Puis des sifflets admiratifs retentirent et des gloussements de rire nerveux parcoururent la salle. Harry regarda par-dessus la tête de Ginny. Il vit Dean Thomas, un verre brisé à la main, et Romilda Vane qui paraissait sur le point de jeter quelque chose. Hermione rayonnait mais c’était Ron que Harry cherchait des yeux. Il finit par le trouver, tenant toujours la coupe contre lui, avec l’air d’avoir pris un coup de massue sur le crâne. Pendant une fraction de seconde, ils échangèrent un regard puis Ron eut un bref mouvement de tête qui, d’après ce que Harry put comprendre, signifiait : « Bah… s’il le faut vraiment…»
Harry sentit la créature pousser un rugissement de triomphe dans sa poitrine. Il sourit à Ginny et, sans dire un mot, montra d’un geste le trou du portrait. Une longue promenade dans le parc semblait tout indiquée. Ils pourraient alors parler du match – s’ils en avaient le temps.
Elle se retourna pour regarder une grande horloge posée de travers sur une pile de draps dans le panier de linge sale, au bout de la table. Harry la reconnut aussitôt : elle avait neuf aiguilles qui portaient chacune le nom d’un des membres de la famille ; en général, elle était accrochée au mur du salon mais à en juger par la place qu’elle occupait à présent, Mrs Weasley avait dû prendre l’habitude de l’emporter avec elle partout dans la maison. En cet instant, chacune de ses neuf aiguilles pointait sur « En danger de mort ».
HARRY
Tu sais, c’est seulement quand nous avons pensé ne plus revoir Albus que j’ai vraiment compris ce que ma mère a été capable de faire pour moi. Un contre-sort si puissant qu’il a pu repousser le sortilège de la Mort.
GINNY
Et aussi, le seul sortilège que Voldemort ne pouvait comprendre – l’amour.
HARRY
J’ai pour lui un amour particulier, Ginny.
GINNY
Je le sais, mais il a besoin de le ressentir. 591/684 HARRY J’ai vraiment de la chance de t’avoir, tu sais ?
— Rien, rien du tout ! Et… heu… d’après toi, Slughorn a l’air d’un bon professeur ?
— Je ne sais pas, dit Harry. De toute façon, il ne peut pas être pire qu’Ombrage.
— Je connais quelqu’un de pire qu’Ombrage, lança une voix à la porte. [Ginny à propos de Fleur Delacour]