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Dean Thomas – J'ai deux Neptune, dit Harry au bout d'un moment, fronçant les yeux devant son morceau de parchemin. Il doit y avoir une erreur, non ?
– Aaaaah, dit Ron en imitant le murmure mystérieux du professeur Trelawney, quand deux Neptune apparaissent dans le ciel, c'est le signe qu'un nain à lunettes est en train de naître, mon pauvre garçon...
Seamus et Dean, qui se trouvaient tout près d'eux, éclatèrent de rire, mais pas assez fort pour couvrir les petits cris surexcités de Lavande Brown.
– Oh, professeur, regardez ! s'écria-t-elle. Je crois que j'ai une planète bizarre ! Oooh, qu'est-ce que c'est, professeur ?
– C'est la Lune, ma chérie, répondit le professeur Trelawney en regardant sa carte du ciel.
– Est-ce que je pourrais voir ta lune, Lavande ? demanda Ron.
— Et avec qui elle est, maintenant ? demanda Ron à Hermione, mais ce fut Ginny qui répondit.
— Michael Corner, dit-elle.
— Michael, mais…, s’étonna Ron en tendant le cou pour mieux la voir. C’est toi qui sortais avec lui !
— Plus maintenant, assura Ginny. Il n’était pas content que Gryffondor ait battu Serdaigle au Quidditch. Il faisait tout le temps la tête, alors je l’ai laissé tomber et il s’est consolé avec Cho.
Elle se gratta le nez d’un air distrait avec l’extrémité de sa plume, retourna Le Chicaneur et commença à cocher les réponses à son jeu. Ron parut enchanté.
— J’ai toujours pensé qu’il était un peu idiot, dit-il en avançant sa reine vers une tour de Harry. (La tour se mit à trembler.) C’est très bien pour toi, la prochaine fois, tu choisiras peut-être quelqu’un… de mieux.
Il jeta à Harry un coup d’oeil étrangement furtif.
— Maintenant, j’ai choisi Dean Thomas. Tu le trouves mieux ? demanda Ginny d’un ton absent.
— QUOI ? s’écria Ron en renversant l’échiquier.
Ron paraissait ravi d’avoir mis fin à sa liaison avec Lavande. Hermione aussi avait l’air joyeux, mais quand on lui demandait ce qui la faisait sourire ainsi, elle se contentait de répondre : « C’est une belle journée. » Ni l’un ni l’autre ne semblait avoir remarqué qu’un féroce combat s’était engagé dans l’esprit de Harry :
C’est la soeur de Ron.
Mais elle a laissé tomber Dean !
Elle reste la soeur de Ron.
Je suis son meilleur ami !
Ce serait encore pire.
Si je lui parle d’abord.
Il te casserait la figure.
Et si je m’en fiche ?
C’est ton meilleur ami !
— Je ne comprends toujours pas comment vous avez fait pour avoir les plus jolies filles de l'école, marmonna Dean tandis qu'ils descendaient l'escalier.
— Question de magnétisme animal, répondit Ron d'un air sombre en tirant les fils de ses manches.
— Je connais Harry Potter, intervint Dean. Et à mon avis, il mérite sa réputation… c’est bien lui
l’Élu, ou quel que soit le nom qu’on lui donne.
— Ouais, il y a plein de gens qui aimeraient bien en être persuadés, fiston, répliqua Dirk. Moi y
compris. Mais où est-il ? Apparemment, il a pris la fuite. S’il savait quelque chose qu’on ignore, ou s’il
était quelqu’un d’exceptionnel, on pourrait penser qu’il serait là à se battre, à organiser la résistance, au
lieu de se cacher. Et tu sais, La Gazette a publié des articles assez convaincants contre lui…
— La Gazette ? l’interrompit Ted avec mépris. Tu mérites bien qu’on te raconte des mensonges si tu
continues à lire cette flaque de boue, Dirk. Si tu veux les faits, essaye Le Chicaneur.
Il y eut une soudaine explosion de toux et de hoquets, suivie de grands coups sourds. Apparemment,
Dirk avait avalé une arête. Il parvint enfin à balbutier :
— Le Chicaneur ? Le torchon délirant de Xeno Lovegood ?
— Il n’est pas si délirant que ça, ces temps-ci, dit Ted. Tu devrais y jeter un coup d’oeil. Xeno publie
tout ce que La Gazette passe sous silence, il ne parle pas une seule fois du Ronflak Cornu dans le
dernier numéro. Combien de temps le laisseront-ils faire, je n’en sais rien. Mais Xeno affirme à la une
de chaque numéro que tous les sorciers opposés à Vous-Savez-Qui devraient avoir pour priorité
d’apporter leur aide à Harry Potter.
— Pas facile d’aider quelqu’un qui a disparu de la surface de la terre, fit remarquer Dirk.
— On a gagné ! hurla Ron qui avait surgi devant lui en brandissant la coupe d’argent sous son nez. On a gagné ! Quatre cent cinquante à cent quarante ! On a gagné !
Harry tourna la tête et vit Ginny courir vers lui. Elle se jeta dans ses bras, le visage résolu, le regard flamboyant. Alors, sans réfléchir, sans l’avoir prévu, sans se soucier des cinquante personnes qui les regardaient, Harry l’embrassa.
Au bout d’un long moment – il n’avait plus de notion du temps, il pouvait s’être passé une demi-heure ou même plusieurs jours sous un soleil radieux –, ils relâchèrent leur étreinte. Un grand silence s’était installé autour d’eux. Puis des sifflets admiratifs retentirent et des gloussements de rire nerveux parcoururent la salle. Harry regarda par-dessus la tête de Ginny. Il vit Dean Thomas, un verre brisé à la main, et Romilda Vane qui paraissait sur le point de jeter quelque chose. Hermione rayonnait mais c’était Ron que Harry cherchait des yeux. Il finit par le trouver, tenant toujours la coupe contre lui, avec l’air d’avoir pris un coup de massue sur le crâne. Pendant une fraction de seconde, ils échangèrent un regard puis Ron eut un bref mouvement de tête qui, d’après ce que Harry put comprendre, signifiait : « Bah… s’il le faut vraiment…»
Harry sentit la créature pousser un rugissement de triomphe dans sa poitrine. Il sourit à Ginny et, sans dire un mot, montra d’un geste le trou du portrait. Une longue promenade dans le parc semblait tout indiquée. Ils pourraient alors parler du match – s’ils en avaient le temps.

HERMIONE
Dean a appris par Parvati que... Ne m'oblige pas à le redire. Hagrid te cherche.
HARRY
Eh bien, tu peux dire à Ronald...
HERMIONE
Je ne suis pas un hibou !
— Allons, allons, je vois que personne ne se rappelle que ma couleur préférée, c'est le lilas. Je l'ai pourtant indiqué clairement dans Une année avec le Yéti. Et certains d'entre vous feraient bien de relire attentivement Promenades avec les loups-garous—j'y explique dans le chapitre douze que mon cadeau d'anniversaire idéal serait l'harmonie entre tous les hommes, qu'ils aient ou non des pouvoirs magiques. Mais il est vrai que je ne dirais pas non si on m'offrait un magnum d'Ogden's Old Firewhisky !
Il leur lança un nouveau clin d'oeil un peu canaille. Ron le regardait à présent avec une expression d'incrédulité; Seamus Finnigan et Dean Thomas étaient secoués d'un fou rire silencieux. Hermione, en revanche, buvait les paroles de Lockhart et sursauta lorsqu'il prononça son nom.
— ... Mais Miss Hermione Granger sait que mon ambition secrète serait de débarrasser le monde des Forces du Mal et de lancer ma propre marque de produits pour les cheveux. Bravo ! Excellente élève. En fait—il lut intégralement sa copie—, elle a tout bon ! Qui est Miss Hermione Granger ?
Hermione leva une main tremblante.
— Excellent ! s'exclama Lockhart avec un sourire radieux. Vraiment excellent. Dix points pour Gryffondor ! Et maintenant, au travail...
Ron se tourna vers Harry avec un sourire un peu coupable.
— Je sais bien qu'on ne devrait pas être très fiers de nous, mais...
La porte du dortoir s'ouvrit alors à la volée et livra passage à leurs camarades de classe, Seamus Finnigan, Dean Thomas et Neville Londubat.
— Incroyable ! s'exclama Seamus, le visage rayonnant.
— Vraiment cool, assura Dean.
— Étonnant, dit Neville, éperdu d'admiration.
Et Harry ne put s'empêcher de sourire à son tour.
Tous les élèves issus de familles de sorciers
parlaient sans cesse de Quidditch. Ron avait déjà eu une longue dispute avec Dean Thomas,
qui partageait leur dortoir, à propos du football. Ron ne voyait pas ce qu'on pouvait bien trouver d'intéressant à un jeu qui ne comportait qu'une seule balle et où il était interdit de voler. Un soir Harry avait surpris Ron en train de tapoter une affiche de Dean représentant l'équipe de football de West Ham pour essayer, en vain, de faire bouger les joueurs.