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Arthur Weasley — Écoute-moi bien, tu dois me donner ta parole que...
— ...que je ne ferai pas de bêtises et que je resterai au château ? acheva Harry d'un ton lugubre.
— Pas seulement ça, dit Mr Weasley qui n'avait jamais paru aussi grave. Harry. jure-moi que tu n'essaieras pas de retrouver Black.
— Quoi ? répondit Harry en ouvrant des yeux ronds.
Il y eut un coup de sifflet sonore. Des employés en uniforme avançaient le long du quai en fermant les portières.
— Harry, promets-moi... insista Mr Weasley en parlant de plus en plus vite, jure-moi que, quoi qu'il arrive...
— Pourquoi est-ce que j'essaierais de retrouver quelqu'un qui veut me tuer ? répliqua Harry d'une voix neutre.
Comme chaque fois qu’il se trouvait en compagnie de Moldus occupés à leurs tâches quotidiennes, Mr Weasley eut du mal à modérer son enthousiasme.
— C’est tout simplement fabuleux, murmura-t-il en montrant les distributeurs automatiques de tickets. Merveilleusement ingénieux.
— Ils sont hors d’usage, fit remarquer Harry qui lui montra l’écriteau.
— Oui, mais même…, répondit Mr Weasley en regardant les machines d’un air ému.
Mrs Weasley courut vers son fils, mais l’étreinte de Bill resta très formelle. Regardant son père dans les yeux, il annonça :
— Fol OEil est mort.
Personne ne parla, personne ne bougea. Harry eut l’impression que quelque chose tombait à l’intérieur de lui-même, tombait jusqu’à traverser le sol sous ses pieds, l’abandonnant à jamais.
— Racontez-nous ce qui s’est passé après notre départ, nous n’avons plus eu aucune nouvelle depuis que le père de Ron nous a fait savoir que la famille était en sécurité.
— Eh bien, Kingsley nous a sauvés, répondit Lupin. Grâce à son avertissement, la plupart des invités ont pu transplaner avant l’arrivée des autres.
— Étaient-ce des Mangemorts ou des gens du ministère ? interrogea Hermione.
— Un mélange des deux. En fait, c’est la même chose, maintenant, affirma Lupin. Ils étaient environ une douzaine mais ils ignoraient que tu étais là, Harry. Arthur a entendu une rumeur selon laquelle ils auraient torturé Scrimgeour pour essayer de lui faire dire où tu te trouvais avant de le tuer. Si c’est vrai, il ne t’a pas trahi.
Harry regarda Ron et Hermione. Leur expression reflétait l’effarement mêlé de gratitude qu’il ressentait. Il n’avait jamais beaucoup aimé Scrimgeour mais, si ce que Lupin disait était vrai, sa dernière
action avait été de protéger Harry.
— À quoi ça sert ? dit-il. On a à peu près autant de chances de gagner la coupe cette année que papa de devenir ministre de la Magie.
Ron Weasley à propos de la Coupe de Quidditch
Personnages concernés : Ron Weasley, Arthur Weasley
— Quand nous étions sur le Chemin de Traverse…, commença Harry, mais Mr Weasley l’interrompit avec une grimace.
— Vais-je enfin apprendre où vous avez disparu, Ron, Hermione et toi, pendant que vous étiez censés vous trouver dans l’arrière-boutique ?
— Comment avez-vous…
— Harry, s’il te plaît, tu parles à l’homme qui a élevé Fred et George.
— Comme son nom l’indique, on ne peut pas violer un Serment Inviolable…
— Aussi curieux que ça puisse te paraître, je m’en étais douté. Mais qu’est-ce qui se passe si on le viole ?
— Tu en meurs, dit simplement Ron. Fred et George ont voulu m’obliger à en faire un quand j’avais cinq ans. J’ai failli aller jusqu’au bout. Je tenais la main de Fred et il commençait à prononcer la formule quand papa est arrivé. Il est devenu fou, se rappela Ron, l’oeil brillant à l’évocation de ce souvenir. C’est la seule fois où j’ai vu papa aussi en colère que maman. Fred dit que sa fesse gauche n’a plus jamais été la même depuis.
— Dumbledore nous a raconté comment tu l’avais sauvé grâce au bézoard, sanglota-t-elle. Oh, Harry, je ne sais pas quoi te dire… Tu as sauvé Ginny… Tu as sauvé Arthur… Maintenant, tu sauves Ron…
— Oh, il ne faut pas… je n’ai…, marmonna Harry, mal à l’aise.
— Quand j’y pense, la moitié de notre famille te doit la vie, déclara Mr Weasley, la gorge serrée. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on a eu de la chance le jour où Ron a décidé de s’asseoir pour la première fois dans ton compartiment du Poudlard Express, Harry.
Elle se retourna pour regarder une grande horloge posée de travers sur une pile de draps dans le panier de linge sale, au bout de la table. Harry la reconnut aussitôt : elle avait neuf aiguilles qui portaient chacune le nom d’un des membres de la famille ; en général, elle était accrochée au mur du salon mais à en juger par la place qu’elle occupait à présent, Mrs Weasley avait dû prendre l’habitude de l’emporter avec elle partout dans la maison. En cet instant, chacune de ses neuf aiguilles pointait sur « En danger de mort ».
— J’ai pris le métro… [Harry]
— Vraiment ? dit Mr Weasley, très intéressé. Est-ce qu’il y a des escapators ? Comment ça marche ?